Cécilie de Mecklembourg-Schwerin

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Cécilie de Mecklembourg-Schwerin
Description de cette image, également commentée ci-après

La princesse Cécilie en 1905.

Titres

Épouse du prétendant au trônes de Prusse et d'Allemagne


(10 ans 1 mois et 16 jours)

Prédécesseur Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
Successeur aucun

Princesse héritière de Prusse
et de l'Empire allemand


(13 ans 5 mois et 3 jours)

Prédécesseur Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg
Successeur aucun
Biographie
Dynastie Maison de Mecklembourg-Schwerin
Nom de naissance Cécilie Augusta Marie de Mecklembourg-Schwerin
Naissance
Schwerin (Empire allemand)
Décès (à 67 ans)
Bad Kissingen (Allemagne)
Père Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin
Mère Anastasia Mikhaïlovna de Russie
Conjoint Guillaume de Prusse
Enfants Guillaume de Prusse
Louis-Ferdinand de Prusse
Hubert de Prusse
Frédéric de Prusse
Alexandrine de Prusse
Cécilie de Prusse
Description de l'image Wappen Deutsches Reich - Reichswappen (Grosses).svg.

Cécilie Augusta Marie de Mecklembourg-Schwerin, née le à Schwerin et morte le à Bad Kissingen, est duchesse de Mecklembourg-Schwerin, puis par son mariage devient princesse royale (Kronprinzessin) de Prusse et impériale allemande.

Famille[modifier | modifier le code]

Fille du grand-duc Frédéric-François III de Mecklembourg-Schwerin et de la grande-duchesse Anastasia Mikhaïlovna de Russie, elle aussi la nièce du prince Henri, qui épouse la reine Wilhelmine des Pays-Bas en 1901, et la sœur de la princesse Alexandrine qui épouse en 1898 le futur Christian X de Danemark,

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Le 6 juin 1905, elle épouse à Berlin le prince héritier Guillaume de Prusse (1882-1951), fils de l'empereur Guillaume II et de l'impératrice Augusta-Victoria de Schleswig-Holstein-Sonderbourg-Augustenbourg. Elle devient dès lors la seconde dame de l'Empire après l'impératrice qui, de santé fragile, se montre peu.

Six enfants naissent de cette union :

Biographie[modifier | modifier le code]

Vue du château de Cecilienhof
Portrait de la princesse Cécilie de Prusse en 1908 par Philip Alexius de Laszlo

La « Kronprinzeßin » (princesse héritière) Cécilie s'accoutume rapidement à sa nouvelle vie, étant une princesse ouverte, de nature calme, appréciée à la Cour impériale et par le peuple allemand.

Des contemporains soulignent sa beauté et son élégance. Elle suit de près la mode, ayant un faible pour les chapeaux, très vite imitée par des milliers de femmes et de jeunes filles allemandes.

La princesse Cécilie de Prusse fait également preuve d'intérêt pour l'éducation des femmes, et c'est pour cette raison qu'un grand nombre d'écoles et de rues portent encore aujourd'hui son nom.

Si, dans les premières années de son mariage, elle mène une vie de couple harmonieuse, le « Kronprinz » est connu ensuite pour ses escapades amoureuses, mais le couple princier se respecte et respecte les convenances.

L'été, la famille réside au palais de Marbre dans le nouveau jardin de Potsdam et à partir d'août 1917 dans le nouveau château de Cecilienhof, offert au jeune couple par le « Kaiser » et baptisé en l'honneur de la princesse.

La princesse Cécilie de Prusse et ses filles : Alexandrine (à gauche) et Cécilie (à droite) (vers 1930).

À la fin de Première Guerre mondiale, il est question d'une renonciation au trône de l'empereur en faveur de son petit-fils Guillaume âgé de 12 ans, mais finalement il abdique le 9 novembre et la République est proclamée. La princesse Cécilie refuse de suivre le couple impérial et son époux en exil, et tient tête à son beau-père, tandis que son mari commence à s'afficher avec des maîtresses. Elle demeure seule à Berlin avec ses six enfants âgés de 12 à 1 an.

À la prise du pouvoir des nazis en 1933, la princesse vit retirée au château de Cecilienhof à Potsdam. Dans ce lieu, elle se consacre à sa passion, la musique. Elle fait donner des concerts privés et bientôt de nombreux chefs d'orchestre et musiciens réputés comptent parmi ses amis proches, comme Bronisław Huberman, Wilhelm Kempff, Elly Ney, Wilhelm Furtwängler et le jeune Herbert von Karajan.

En , la princesse prend la fuite devant l'avance de l'armée soviétique et s'installe à Bad Kissingen, où elle demeure jusqu'en 1952, avant de déménager à Stuttgart, dévasté depuis la fin du conflit. Elle vit alors dans une certaine gêne.

Le , à Bad Kissingen, pendant une visite au cabinet du docteur Paul Sotier, la Kronprinzessin meurt à l'âge de 68 ans, probablement victime d'un accident vasculaire cérébral.

Liens internes[modifier | modifier le code]