Bad Kissingen

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Bad Kissingen
Bad Kissingen vers 1900
Bad Kissingen vers 1900
Blason de Bad Kissingen
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Land Drapeau de Bavière Bavière
District
(Regierungsbezirk)
Basse-Franconie
Arrondissement
(Landkreis)
Bad Kissingen
Nombre de quartiers
(Ortsteile)
9
Bourgmestre
(Bürgermeister)
Kay Blankenburg
Partis au pouvoir SPD
Code postal 97688
Code communal
(Gemeindeschlüssel)
09 6 72 114
Indicatif téléphonique 0971
Immatriculation KG
Démographie
Population 20 900 hab. (1er janvier 2011)
Densité 301 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 12′ 00″ nord, 10° 04′ 59″ est
Altitude 220 m
Superficie 6 942 ha = 69,42 km2
Localisation

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Bad Kissingen

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Bad Kissingen
Liens
Site web www.badkissingen.de

Bad Kissingen est une ville d'Allemagne renommée pour son thermalisme, chef-lieu de l'arrondissement de Bad Kissingen, dans le district de Basse-Franconie (Unterfranken), au nord de l'État libre de la Bavière (Bayern). Elle est située dans le massif de la Rhön.

Bad Kissingen comptait 20 900 habitants en 2011.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bad Kissingen est citée pour la première fois en 801 sous le nom de Chizzicha, et devint célèbre grâce à ses sources minérales, attestées depuis 823. En 1279, Kissingen est citée comme oppidum (ville). C'est au XVIe siècle que Kissingen assit sa réputation de station thermale. Le , la ville fut le théâtre d'une bataille entre les troupes prussiennes et bavaroises, pendant la guerre austro-prussienne de 1866. La bataille de Kissingen finissait par une victoire des Prussiens. Au XIXe siècle, Kissingen devint un lieu mondain où se retrouvaient les souverains européens, notamment l'impératrice Élisabeth d'Autriche, le tsar Alexandre II et le roi Louis II de Bavière, qui renomma en 1883 Kissingen en Bad Kissingen. Des écrivains (Léon Tolstoï) et des artistes (Adolph von Menzel) comptèrent aussi parmi les hôtes de renom. Le chancelier Otto von Bismarck y vint aussi plusieurs fois en cure. En 1874 Bismarck survivait un attentat du catholique Eduard Kullmann en contexte de la lutte contre l'ultramontanisme ( Kulturkampf) à Bad Kissingen. En 1877 il y a résumé sa politique étrangère dans le Kissinger Diktat (dictée de Kissingen). Dans son ancienne résidence se trouve aujourd'hui le musée Bismarck-Museum. En juin 1911, Alfred von Kiderlen-Waechter, le Secrétaire d'État allemand, et l'ambassadeur français Jules Cambon avaient des négociations à Bad Kissingen au sujet du Maroc sans accomplir une solution. L'échec des négociations mène àu coup d'Agadir. La princesse royale Cecilie de Prusse décéda à Bad Kissingen en 1954[1].

Au XXe siècle, la clientèle de Bad Kissingen évolua. D'autres classes sociales vinrent remplacer la haute bourgeoisie et la noblesse. Après la Seconde Guerre mondiale, les compagnies d'assurance firent construire des cliniques. En 2015 il y avait plus de 246 000 visiteurs qui restaient plus de 1,5 millions de nuits [2].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'UNESCO a inscrit Bad Kissingen le 11 août 2014 sur la liste indicative du patrimoine mondial dans la série « Grandes villes d'eaux d'Europe » (en anglais : Great spas of Europe)[3].

Bâtiments[modifier | modifier le code]

La vieille mairie (Altes Rathaus) est un bâtiment de la Renaissance de 1577. La mairie d'aujourd'hui est l'ancien château de la famille de Heußlein, construit par Johann Dientzenhofer en 1706. En 1739, le premier Hôtel de Bain a été construit par Balthasar Neumann, qui a aussi agrandi la chapelle médiévale Marienkapelle. Entre 1838 et 1913, les arcades (Arkadenbau) sont été construites autour du jardin de spa (Kurgarten) par Friedrich von Gärtner, ainsi que la halle des promenades (Wandelhalle) suivant un dessin de Max Littmann. Littmann a également conçu le théâtre (Kurtheater), terminé en 1905, et la salle de concert Regentenbau, inaugurée en 1913.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Ahnert, Peter Weidisch: 1200 Jahre Bad Kissingen, 801-2001, Facetten einer Stadtgeschichte, Bad Kissingen 2001, (ISBN 3-929278-16-2)
  2. https://www.statistik.bayern.de/statistikkommunal/09672114.pdf
  3. « Great Spas of Europe », UNESCO (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vidéo (2009).