Blaincourt-sur-Aube

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Blaincourt-sur-Aube
Blaincourt-sur-Aube
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Bar-sur-Aube
Canton Brienne-le-Château
Intercommunalité Communauté de communes du Briennois
Maire
Mandat
Guy Voulminot
2014-2020
Code postal 10500
Code commune 10046
Démographie
Gentilé Blaincourtois, Blaincourtoises
Population
municipale
105 hab. (2015 en augmentation de 9,38 % par rapport à 2010)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 23′ 26″ nord, 4° 27′ 18″ est
Superficie 5,79 km2
Localisation

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Blaincourt-sur-Aube est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est (ex-région Champagne-Ardenne).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est à 31 kilomètres de Troyes, à 28 kilomètres de Bar-sur-Aube et à 8 kilomètres de Brienne-le-Château.

Elle est située sur sur le penchant d'un coteau et le village est bâti sur la rive gauche de l'Aube.

Elle fait partie du Parc Naturel Régional de la Forêt d'Orient.

Communes limitrophes de Blaincourt sur Aube
Pel-et-Der Précy-Notre-Dame
Brévonnes Blaincourt sur Aube Épagne
Mathaux

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est mentionnée à partir de 1143 sous le nom de Blincourt. Elle est indiquée sur la Carte de Cassini sous le nom de Bleincourt.

L'ancien hameau de Vaubercey (partie nord du bourg) a été rattachée à Blaincourt (partie sud du bourg). C'est un ancien fief seigneurial avec château mentionné en 1173 sous le nom de Vatiberce. À partir de 1716, Vaubercey n'est plus mentionné pour l’impôt de la taille et est complètement incorporé à Blaincourt[1].

Blaincourt-sur-Aube et Vaubercey sont deux anciennes seigneuries du comté de Brienne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de Blaincourt paraît dater de l'époque franque. Il se compose du mot Blain (Blin ou Belin), d'origine celtique et signifiant mouton, et du suffixe Court appartenant à la basse latinité et désigne non seulement une habitation de campagne placée au milieu d'un terrain fermé de murailles ou de haies vives, et servant de verger ou de pâturage, mais surtout la maison seigneuriale avec ses dépendances.

Les mots Blain, Blin, Belin, Bélier et Mouton, sont devenus des noms de famille encore usités aujourd'hui[1].

La traduction du nom Blaincourt serait donc : Domaine de Blain.

Quant à Vaubercey, son origine remonterait également à l'époque franque. Valdo Beretus, écrit Valdeberlus dans la chronique de Frédégaire, signifierait "brillant par la lumière". Valdebertiacus voudrait dire : Propriété de Valdebertus[1].

Culture[modifier | modifier le code]

Le sol est très fertile et permet la culture des céréales. Les prés y étaient relativement rares, mais il y a quand même eu des élevages de bestiaux. Toutefois, le drainage des prés a permis d'augmenter la surface des cultures, qui avaient un meilleur rendement.

Vers 1860, la culture du chanvre était développée à grande échelle sur la commune. En hiver, les villageois les convertissait en fil qui était revendu aux tisserand de Brienne-le-Château, Dienville ou de Lesmont qui produisaient des linge de ménage grossier mais de bonne facture. Le chènevis était écrasés dans les huileries voisines et donnait de l'huile pour l'éclairage. Quant aux résidus, transformés en pain, ils étaient donnés à manger aux animaux. L'arrivée des huiles minérales, plus économiques, ont mis fin à la culture du chanvre dans la région[1].

Vignes[modifier | modifier le code]

Blaincourt a également eu quelques vignes, mais le chemin de fer a favorisé l'importation de vins du midi moins onéreux.

En 1640, à la demande des habitants de Blaincourt qui considèrent que leurs vignes étaient la plus grande partie de leurs biens, le seigneur du lieu construit un pressoir banal ainsi qu'un bâtiment pour le mettre à couvert. Ce pressoir existait encore en 1755.

En 1711, le seigneur de Blaincourt possédait à Vaubercey un pressoir non affermé.

En 1784, un pressoir banal, fermé de bâtiments, est situé à Blaincourt au lieu-dit l'enclos de Jacques Plançon[1].

Pèche[modifier | modifier le code]

Les poissons de l'Aube étaient nombreux et excellents, et produisaient donc de la richesse. On pouvait y trouver truites, perches, brochets, barbeaux, anguilles, tanches, carpes, brèmes, chevesnes, vilnats, ablettes, vandoises, gardons, lottes, goujons, vérons... Il y avait aussi autrefois des écrevisses à pattes rouges.

Les seigneurs du lieu ainsi que les moines de l'abbaye de Basse-Fontaine avaient un droit de pèche sur la rivière., mais Jehanne de Châtillon, duchesse d'Athènes et comtesse de Brienne, donne en 1348 aux habitants de Blaincourt le droit d'y pécher (à la ligne et sans plomb), y abreuver leurs bestiaux, y rouir le chanvre et y faire toutes leurs autres nécessités en tout temps. CE droit leur fut confirmer par Antoine de Luxembourg, comte de Brienne en 1549.

Le prieur de Blaincourt possédait également un droit de pèche, lequel lui fut confirmer par une charte de Gautier V, comte de Brienne, en 1308[1].

Bois[modifier | modifier le code]

Bien que considérée comme navigable, l'Aube n'a servi que pour l'approvisionnement en bois, notamment de Paris.

En 1684, les acquéreurs des coupes de bois des forêts de Brienne et de Piney commencèrent à jeter dans l'Aube à bois perdu ce qui provoqua de grandes détériorations pour les bords de la rivière, ce qui entraina des procès à l'encontre des flotteurs.

Pendant la Révolution, le flottage à bûches perdues se faisait à grande échelle dans la rivière d'Aube, et les marchands qui expédiaient ces bois vers Paris avaient établi un port (ou dépôt de bois), à Blaincourt,

Vers l'an 1810, le flottage à bûches perdues a été abandonné, mais la rivière a encore été utilisée pour le transport des bois de charpente venant du port de Brienne-la-Vieille jusqu'à la fin du XIXe siècle. Toutefois, suite aux dommages provoqués, la rivière aurait quitté son lit en amont de l'ancien moulin de Blaincourt, et court aujourd'hui dans celui de la fausse-rivière[1].

Moulins[modifier | modifier le code]

Les moines de l'abbaye de Basse-Fontaine ont construit un moulin sur les bords de l'Aube à Blaincourt vers la fin du XIIe siècle.

En 1695, une usine à fouler les lainages a été construite et fonctionnait avec le moulin.

En 1863, une scierie à fonctionner avec la moulin pendant cinq ou six années.

Ce moulin semble avoir exister jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Les moines de l'abbaye de Basse-Fontaine semblent avoir possédé un autre moulin à Vaubercey pendant les XIIe et XIIIe siècles[1].

Ponts et bac[modifier | modifier le code]

Un pont à pied, en bois, tenant au moulin de Blaincourt, mettait ce dernier en communication avec l'île formée par la rivière dite fausse-rivière (ou Rivière-des-Ruisseaux). Un autre pont en bois, construit vers 1786, permettait de franchir l'Aube et de rejoindre Epagne. Antérieurement à ces ponts, la traversée de la rivière se faisait à l'aide d'une nacelle entretenue par les religieux de Basse- Fontaine, propriétaires du moulin.

À Vaubercey, un bac semble exister depuis l'époque franque, au-dessus du gué actuel, dans l'endroit occupé par le pont.

Lors des grandes eaux, les ponts, gués et bacs devenaient impraticables, et il fallait faire un long détour pour franchir la rivière sur les ponts de Brienne-la-Vieille ou de Lesmont[1].

Léproserie[modifier | modifier le code]

Au XIIIe siècle, la lèpre, maladie rapportée des Croisades, a fait de nombreuses victimes. Le village de Blaincourt fut doté d'une léproserie, probablement fondée par les chanoines de l'abbaye Saint-Loup de Troyes, qui venaient de fonder un prieuré dans cette paroisse.

Un accord conclu entre eux et les religieux de l'abbaye de Basse-Fontaine en 1240, ne laisse aucun doute sur l'existence d'un établissement de ce genre mais aucun document ne fait connaître l'importance de cette léproserie et l'époque de sa disparition[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Guy Voulminot[2] DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 105 habitants[Note 1], en augmentation de 9,38 % par rapport à 2010 (Aube : +1,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
269256296272274265303309274
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
264252243234236212206175175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
153143134130119119126108100
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
10611110210586879596105
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du XVIe siècle (mais plusieurs restaurations modernes), placée sous le vocable de Saint Loup

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Marie Charles Garnier, homme politique français dont la carrière se déroula pendant la période de la Révolution, est mort à Blaincourt-sur-Aube.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i et j Quelques seigneuries de l'ancien comté de Brienne : Blaincourt, Epagne et Vaubercey, par Louis Le Clert.
  2. Conseil général de l'Aube mise à jour au 10 avril 2008
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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