Bataille de Koufra (2012)

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Bataille de Koufra
Informations générales
Date 10 -
Lieu Koufra
Issue Cessez-le-feu
Belligérants
Zwaï Flag of the Toubou Front for the Salvation of Libya.svg Front toubou pour le salut de la Libye
Pertes
~ 100 morts[1]

Guerre civile libyenne

Coordonnées 24° 11′ nord, 23° 18′ est

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Bataille de Koufra

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Bataille de Koufra

La bataille de Koufra se déroule du 10 au après la première guerre civile libyenne.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Après la chute de Kadhafi, les Toubous, qui ont activement participé à la première guerre civile libyenne, se retrouvent aux postes clés dans le sud de la Libye. Les représentants de Koufra au Conseil national de transition sont Toubous. La ville de Koufra est peuplée de 40 000 habitants, dont une moitié de Toubous. Ces derniers tiennent les barrières à la sortie de la ville. La tribu arabe des Zwaï contrôle quant à elle le camp militaire, avec des blindés et un dépôt d'armes[1]

Pour le géographe français Olivier Pliez : « Pendant des décennies, Kadhafi avait mis en avant l’arabité des populations. Il avait exclu les Toubous du bénéfice de la rente pétrolière et ne leur avait laissé qu’une partie du commerce transsaharien ». Selon le chercheur tchadien Ahmat Saleh Bodoumi : « Pour la première fois, les Toubous échappent à leur condition d’ouvriers agricoles ou de domestiques des Zwaï. Ils se mettent à convoiter des terres. Et ils espèrent sortir des misérables paillotes où ils s’entassent, à la périphérie de Koufra, dans les quartiers de Garatoubou et Goudourohoi. Ils rêvent de bâtir de vraies maisons, comme les Zwaï. »[1].

Un premier incident a lieu en novembre 2011, lorsque plusieurs Toubous sont tués à une barrière à l'entrée de la ville. Les combats éclatent le . Les Zwaï font sortir leurs blindés du camp militaire et pilonnent les quartiers toubous. Les Toubous contre-attaquent pendant la nuit, divisés en petits groupes mobiles. Les Zwaï tiennent également les châteaux d'eau et coupent l'alimentation des quartiers adverses. Il ne reste alors plus aux Toubous que l'eau des puits. Épuisés, les deux camps cessent les combats au bout de cinq jours. Pendant cette période, les affrontements ont fait plus 100 morts[1].

Mais la situation demeure tendue. Le 20 avril, de nouveaux affrontements éclate, faisant douze morts[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Christophe Boisbouvier, Libye : quand les Toubous se réveillent, Jeune Afrique, 6 mai 2012.