Ayent

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Ayent
Ayent
Le bisse d'Ayent.
Blason de Ayent
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton du Valais Valais
District Hérens
Localité(s) Anzère, Blignou, Botyre, Fortunau, La Place, Luc, Saxonne, Argnou, Signèse, St-Romain (capitale)
Communes limitrophes Arbaz, Grimisuat, Icogne, Saint-Léonard, Savièse, Sion, Lauenen, Lenk
Président Christophe Beney (PDC)
NPA 1966 Ayent
1972 Anzère
No OFS 6082
Démographie
Gentilé Ayentôt ou Ayentau
Population
permanente
4 137 hab. (31 décembre 2020)
Densité 75 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 16′ 40″ nord, 7° 24′ 23″ est
Altitude Min. 508 m
Max. 3 248 m
Superficie 55,13 km2
Divers
Langue Français
Localisation
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Ayent
Liens
Site web www.ayent.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Ayent est une commune suisse du canton du Valais, située dans le district d'Hérens.

Vue aérienne (1955).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Ayent s'étend sur tout le flanc droit de la vallée du Rhône, de Saint-Léonard au sommet du Wildhorn qui constitue la séparation des eaux des alpes bernoises et la frontière entre les cantons du Valais et de Berne. Sur ce territoire qui se rétrécit vers le sud, sur une distance d’environ 20 km seulement, se superposent tous les degrés d'altitudes et de végétations qui caractérisent le côté ensoleillé (adret) de la vallée principale du Valais. La Lienne, qui sépare la montagne verticalement, limite la commune sur son côté est dans toute sa longueur jusqu'à 1 777 m où le barrage de Tseuzier a été édifié artificiellement.

Les localités principales se situent à l'ouest de la Lienne sur de petites terrasses à une altitude de 900 à 1 050 m sur une terre de moraine ondulée et parsemée de petits ruisseaux. Au-dessus des villages, dans la région montagneuse (env. 1 500-1 600 m) sur une zone plus ou moins couverte de forêt s'élèvent les mayens et, plus connue, la station touristique d'Anzère. Encore plus haut, à environ 2 000 m s'étendent les alpages.

La commune se compose de 13 villages et plusieurs hameaux, dont aucun d'ailleurs ne s'appelle Ayent : Anzère, Argnou ou Argnoud[3], Blignou, Botyre, Botyrette, Fortunau, La Place-Villa, Luc, Saxonne, Signèse, La Maya et St-Romain (siège municipal).

Population[modifier | modifier le code]

Gentilé et surnoms[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune se nomment les Ayentôts[4] ou Ayentaux[5],[6].

Ils sont surnommés les Traîne-Soques (soit ceux qui traînent les pieds) ou les Soques et les Danaux (soit les damnés). Les habitants d'Arbaz les surnomment par ailleurs les Pommes de Terre[5].

Les habitants du village de Botyre se nomment les Butyrains[7].

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune compte 4 137 habitants au 31 décembre 2020, pour une densité de population de 75 hab./km2 [1].

Elle comptait 1099 habitants en 1850, 1450 en 1900, 2289 en 1950 et 3001 en 2000[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'appellation « Ayent » est ancienne. On trouve une première citation dans un document de 1052 où le nom est écrit Agent. Une seigneurie et un château sont attestés à Ayent à cette époque. Au douzième siècle, on trouve déjà l'orthographe actuelle au milieu d’autres formes également employées : Aient, Aent et Ayens. De 1376 à 1798, Ayent appartient à l'évêque de Sion, qui la fait administrer par un châtelain. Le territoire de la seigneurie est traversé par l'important passage du Rawil qui, malgré diverses améliorations du chemin muletier au XIXe siècle, a été peu à peu abandonné. La communauté, mentionnée dès 1257, comprend dès le Moyen Âge les « tiers » de Luc, Botyre et Arbaz. Par ailleurs, le « tiers » d'Arbaz se sépare d'Ayent en 1877 pour devenir une commune autonome. Le village de Blignou est rattaché à la commune d'Ayent dès 1875.

L'aridité de tout son territoire exposé plein sud a contraint les habitants à construire de nombreux bisses qui amènent l'eau des profondes vallées latérales jusque sur le coteau. Ce fait a marqué profondément l'histoire de la commune. Cette particularité en a fait un lieu tout désigné pour y placer Le Musée valaisan des Bisses au centre du village de Botyre.

Économie[modifier | modifier le code]

Son économie est tournée vers le tourisme (station d'Anzère) et vers l'agriculture (important domaine viticole). La population était encore à forte majorité paysanne en 1910.

Ayent fait partie des rares communes où l'on peut trouver à la fois de la vigne et un glacier (glacier du Wildhorn).

Le barrage de Tseuzier ou barrage du Rawyl, d'une capacité de 51 millions de m3 d'eau, a été construit en 1957. Son couronnement est à l’altitude de 1 777 mètres. Le turbinage de son eau produit, en moyenne, 250 GWh par an. La commune d'Ayent acquiert une partie de son courant électrique à un prix très avantageux, notamment le courant pour l'éclairage public. L'autre principale commune concédante est Icogne, elle a les mêmes avantages qu'Ayent en ce qui concerne la fourniture de courant.

Monuments et curiosités[modifier | modifier le code]

La chapelle Sainte-Marie-Madeleine située à Argnoud a probablement été fondée au XIe siècle et transformée à la fin du Moyen Âge. Il s'agit d'un petit édifice à abside circulaire dans lequel on trouve un autel datant de 1729.

Saint-Romain fut le site d'un prieuré fondé au XIe siècle et aujourd'hui disparu. L'église paroissiale Saint-Romain a été construite en 1860-62 contre son clocher datant du XVe – XVIe siècle, érigé sur les bases de celui de l'ancien prieuré. La maison de commune remonte au XVIe siècle[9].

Une vue du bisse d'Ayent figure sur les billets de banque de 100 CHF dévoilés par la BNS en 2018.

Le Sex Rouge d'Ayent est une montagne située au nord de la commune.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Fonds d'archives[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population résidente permanente et non permanente selon les niveaux géographiques institutionnels, le sexe, l'état civil et le lieu de naissance, en 2020 », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  2. « Portraits régionaux 2021: chiffres-clés de toutes les communes », sur Office fédéral de la statistique (consulté le ).
  3. Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 6
  4. « Les gens d'Ayent en Valais, Suisse », sur www.ayent.ch (consulté le )
  5. a et b Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 8
  6. Charles Knapp (dir.), Dictionnaire géographique de la Suisse, vol. 6 : Toffen - Zybachsplatte, Neuchâtel, Victor Attinger, 1902-1910, p. 191 [détail des éditions] [lire en ligne (page consultée le 17.11.2022)]
  7. Paul Fehlmann, Ethniques, surnoms et sobriquets des villes et villages en Suisse romande, Haute-Savoie et alentour, dans la vallée d'Aoste et au Tessin, Genève, Jullien, , 274 p. (ISBN 2-88412-000-9), p. 16
  8. Danielle Allet-Zwissig, « Ayent » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  9. Guide culturel de la Suisse, Zurich, Ex Libris, , 445 p., p. 49