Avenue Raphaël

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

16e arrt
Avenue Raphaël
Image illustrative de l’article Avenue Raphaël
Situation
Arrondissement 16e
Quartier Muette
Début 1, boulevard Suchet
Fin 2, avenue Ingres
Morphologie
Longueur 523 m
Largeur 28 m
Historique
Dénomination 1864
Ancien nom Boulevard du Ranelagh
Géocodification
Ville de Paris 8051
DGI 8039

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Avenue Raphaël

L'avenue Raphaël est une voie du 16e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

L'avenue Raphaël est une voie située dans le 16e arrondissement de Paris. Elle débute au 1, boulevard Suchet et se termine au 2, avenue Ingres. Longue de 523 mètres, elle croise successivement, du nord au sud, l’avenue Prudhon, la rue Louis-Boilly et l’avenue du Ranelagh.

Les propriétaires sont soumis à diverses servitudes concernant la situation de leurs constructions par rapport à la voie, l’entretien de parterres d’agrément et l’utilisation d’un modèle de grille déterminé.

En 2018, le prix moyen du m2 sur l’avenue se situe dans une fourchette comprise entre 9 426 € et 17 337 €, avec un prix moyen de 12 353 €[1].

L'avenue est desservie par la ligne (M)(9), aux stations Ranelagh et La Muette, ainsi que par les lignes de bus RATP 32 63 ; la gare de Boulainvilliers de la ligne C se situe également à proximité.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Raphaël, Autoportrait (1506).

Elle porte le nom du peintre Raphaël Sanzio (1483-1520).

Historique[modifier | modifier le code]

Cette voie, qui était située autrefois sur le territoire de l'ancienne commune de Passy, fut ouverte par la Ville de Paris sur des terrains détachés du bois de Boulogne, sous le nom de « boulevard du Ranelagh », entre les avenues Prudhon et Ingres.

Classée dans la voirie parisienne en vertu du décret du 23 mai 1863, elle prend sa dénomination actuelle par un décret du 24 août 1864.

En 1871, au temps de la Commune de Paris, on « travaille activement à une immense barricade sur l’avenue Raphaël, entre le parc de la Muette et la grille du bois de Boulogne[2] ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

L’ambassade d’Afghanistan.
Le musée Marmottan Monet.

Elle longe les jardins du Ranelagh et comporte de nombreuses ambassades.

Bâtiments détruits[modifier | modifier le code]

  • Nos 24-26 : hôtel Kessler, édifié en 1905 par l’architecte Ernest Sanson, acheté par le parfumeur François Coty vers 1921[8] et démoli en 1961[9].
  • No 36 : maison sur rue de 140 m², comptant une dizaine de pièces, dont « sept pièces à feu ». Construite en pierres de taille, briques et pans de bois, elle est haute de deux étages, le second étant mansardé. La couverture est en zinc. Au fond de la cour se trouve un second bâtiment en briques, composé au rez-de-chaussée d’une remise pour deux voitures et d’une écurie pour deux chevaux. On y trouve à l’étage un grenier à fourrage et une chambre pour les domestiques, non chauffée. Le propriétaire est Auguste Jules Bérard (1814-1878), receveur des finances. La description de cette maison, aujourd’hui démolie, date de 1864[10].

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

  • L’action du roman Une belle-mère, écrit par Hector Malot en 1874, se déroule en partie avenue Raphaël[11].

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Avenue Raphael, 75016 Paris », sur prix-immobilier.lemonde.fr.
  2. Paris insurgé. Histoire illustrée des événements accomplis du 18 mars au 28 mai 1871, pièces et documents recueillis au jour le jour, classés, coordonnés et annotés par A. de Balathier-Bragelonne, 1872, p. 448, disponible sur Gallica.
  3. Christine Ockrent, Françoise Giroud, une ambition française, Fayard, Paris, 2003[source insuffisante].
  4. Laure Adler, « Laure Adler dévoile la vraie Françoise Giroud », L'Express, 11 janvier 2013, www.lexpress.fr.
  5. « Description détaillée de la conception de l'appartement de la famille Farhi », www.centrepompidou.fr.
  6. « Vente des meubles de la famille Farhi chez Christies », www.christies.com.
  7. Éric Conan, « René Bousquet : mort d'un collabo », L'Express, 10 juin 1993, www.lexpress.fr.
  8. Roulhac B. Toledano et Elizabeth Z. Coty, François Coty, Flagrance, Power, Money, Pelican Publishing Compagny, 2009.
  9. Steven Lehrer, Wartime Sites in Paris, 1939-1945, Tafel, 2013, p. 205.
  10. Calepin des propriétés bâties, D1P4 933, Archives départementales de Paris.
  11. Hector Malot, Une belle-mère, 1874, disponible sur Gallica.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]