Roger-Patrice Pelat

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Roger-Patrice Pelat
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Roger-Patrice Pelat, né le à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est un ancien résistant, homme politique et un homme d'affaires, ami personnel de François Mitterrand, inculpé le 16 février 1989 dans l'affaire Pechiney-Triangle pour délit d'initié.

Carrière[modifier | modifier le code]

Roger-Patrice Pelat s'est lié d'amitié avec François Mitterrand pendant leurs mois de détention en tant que prisonniers de guerre dans un stalag allemand. Ensemble, les deux jeunes sous-officiers s'évadent profitant à Metz du réseau de sœur Hélène, puis dans la Résistance.

Il fut de 1971 à 1982 élu au conseil général de l'Essonne dans le canton de La Ferté-Alais et maire de Boutigny-sur-Essonne de 1965 à 1983.

Affaire Péchiney[modifier | modifier le code]

Devenu un richissime homme d'affaires, cet ami intime du président est inculpé le de recel de délit d'initié à l'occasion du rachat de la société American Can Company par la société Pechiney (Affaire Pechiney-Triangle).

Son informateur, Alain Boublil, directeur de cabinet du Premier Ministre Pierre Bérégovoy, fut relaxé en première instance mais condamné pour ces faits en appel :

Le tribunal en 1re instance écrit : « Ces présomptions seraient de nature à établir la culpabilité d'Alain Boublil s'il avait été à cette date le seul à détenir les informations et à connaître l'une au moins des personnes qui en ont profité. [...] Le partage de ce secret avec Samir Traboulsi, qui entretenait également des relations avec Roger-Patrice Pelat et l'avait, lui aussi, vu la veille, laisse planer un doute qui doit bénéficier au prévenu. ». Alain Boublil sera donc relaxé.

Mais la cour d'appel estime que « Les circonstances dans lesquelles l'information a été divulguée font ressortir qu'à la date où celle-ci a été transmise à Roger-Patrice Pelat, seul Alain Boublil [...] était en mesure de connaître en substance et d'une façon suffisamment précise les renseignements dont il s'agit [...]. Il est dès lors acquis que Boublil a été ainsi [...] l'informateur de Roger-Patrice Pelat[1]. »

Affaire du prêt à Pierre Bérégovoy[modifier | modifier le code]

Pierre Bérégovoy avait bénéficié d'un prêt d'un million de francs sans intérêts, passé devant notaire, pour l'achat d'un appartement de cent mètres carrés dans le 16e arrondissement.

À la mort de R.-P. Pelat, Pierre Bérégovoy avait remboursé 500 000 F en argent. La somme restante avait partiellement été remboursée[2].

En février 1993, Le Canard enchaîné révèle l'existence de ce prêt. Pierre Bérégovoy est devenu Premier ministre. L'affaire mine toute la campagne législative menée par ce dernier pour le parti socialiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Ancien directeur du cabinet de Pierre Bérégovoy — Alain Boublil est condamné à un an d'emprisonnement ferme dans le procès en appel de l'affaire Pechiney », Le Monde, 8 juillet 1994
  2. Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, tome 4, éd. du Seuil, « Points », 2001, pp. 431/433

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]