Antoine Jean Auguste Durosnel

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Antoine Jean Auguste Durosnel
Image illustrative de l'article Antoine Jean Auguste Durosnel

Naissance
Paris
Décès (à 78 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1783-1849
Distinctions Comte de l'Empire
Grand-croix de la Légion d'honneur
Chevalier de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile, 31e colonne.
Autres fonctions Pair de France

Antoine Jean Auguste Durosnel, né à Paris le et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire avant de siéger à l'Assemblée Nationale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Jean-Baptiste Simon Barthélémy Henry-du-Rosnel, secrétaire d’un fermier général qui deviendra par la suite chef de division au ministère de la Guerre, Antoine Jean Auguste Durosnel, est né à Paris le 9 novembre 1771. Affecté en décembre 1783, à l’âge de douze ans, comme surnuméraire à la compagnie des gendarmes écossais, il n’est titularisé dans ses fonctions qu’à quinze ans révolus le 12 novembre 1786. Réformé avec le corps le 1er avril 1788, il reprend du service lors de la Révolution comme lieutenant au 26e régiment d’infanterie le 12 janvier 1792. Rapidement nommé capitaine et aide de camp du général d’Harville le 22 avril 1792, il fait campagne à ses côtés à l’avant-garde de l’armée du Nord en 1792 et 1793. Son général suspect après la défection de Dumouriez, le capitaine Durosnel est finalement versé dans la cavalerie légère et passe au 16e régiment de chasseurs à cheval le 12 septembre 1793.

Il passe rapidement par tous les grades avant d'être nommé, sous le Directoire le 27 juillet 1799, colonel du régiment. Il fait en 1800, la campagne d'Allemagne, se distingue à la bataille de Moesskirch, où il enfonce et détruit une force triple de la sienne ; à Hohenlinden, et en 1805, au combat d'Ems. Sa conduite à Austerlitz lui vaut le grade de général de brigade le 24 décembre 1805, dont il se rend une nouvelle fois digne lors de la bataille d'Iéna, où ses charges impétueuses dégagent l'Empereur un moment exposé. En 1807, il se distingue encore au combat de Glottau (Pologne), où il défait complètement l'arrière-garde russe.

Commandant de la Légion d'honneur le 11 mai 1807, puis chevalier de l'Ordre du Lion « de Bavière », il est créé comte de l'Empire en 1808, et gouverneur de l'École militaire des Pages. Bientôt Napoléon Ier le choisit pour l'un de ses aides-de-camp le 30 juin 1810, et lui confie le commandement des gendarmes d'élite de la Garde impériale. La même année, il suit l'Empereur en Espagne, et s'y fait remarquer en détruisant une colonne anglaise avec 400 cavaliers de la Garde impériale.

Le 16 avril 1809, il fait la campagne d'Autriche et est nommé général de division le 16 avril. Il combat au passage de la Traunn, sur le pont d'Ebersberg, ainsi qu'à la bataille d'Essling, où il est blessé et fait prisonnier, ce qui le fait passer pour mort au moment de l'armistice.

En juillet 1810, lui et sa femme assistent aux festivités célébrant le mariage de l'Empereur et de Marie-Louise d'Autriche ; ils sont présents durant l'incendie de l'ambassade d'Autriche à Paris, durant lequel la générale Durosnel sera grièvement brûlée. Elle en restera blessée durant plusieurs années.

Le général Durosnel est nommé grand officier de la Légion d'honneur en 1811 et reçoit peu après l'ordre de l'Éléphant du Danemark. Il fait la campagne de Russie comme aide-major général, et c'est lui qui est chargé de surveiller toute la cavalerie de la Grande Armée. Après la prise de Dresde en 1813, il est nommé gouverneur de cette ville où il reste jusqu'à la capitulation.

À la première Restauration, le comte Durosnel est fait chevalier de Saint-Louis.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon l'ayant nommé Pair de France et commandant en second de la garde nationale de Paris, les Bourbons le laissent en non-activité après leur retour.

Après la révolution de Juillet 1830, la ville de Meaux l'envoie à la Chambre des députés, où il vote avec le centre. En mai 1832, il reçoit la grand-croix de la Légion d'honneur et est enfin nommé Pair de France, président du conseil général de Seine-et-Marne, aide-de-camp de Louis-Philippe Ier.

Un mal incurable indéfini, contracté lors de la retraite de Russie, termine à 77 ans, en février 1849, la carrière de ce général. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 29)[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, (ISBN 978-2914611480), p. 309-310