Alexandre Najjar

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Alexandre Najjar
Paris - Salon du livre 2012 - Alexandre Najjar - 004.jpg

Alexandre Najjar lors du salon du livre de Paris en mars 2012.

Biographie
Naissance
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Distinction

Alexandre Najjar est un écrivain libanais d'expression française. Né à Beyrouth le 5 février 1967, il est aussi avocat et a été nommé Officier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.

Ses débuts[modifier | modifier le code]

Alexandre Najjar a 8 ans quand éclate la guerre au Liban. Il commence à écrire et compose son premier roman à l'âge de 9 ans. A 13 ans, il crée son propre journal. A l'école des Jésuites, le Collège Notre-Dame de Jamhour, il se distingue par une excellente maîtrise du français. Il sort premier de session au baccalauréat français (1984). À Paris où il suit ses études de droit (Université de Paris II-Assas), il remporte le Prix de poésie de la ville de Paris et la première Bourse de l'écrivain de la Fondation Hachette décernée par un jury présidé par Jacques Lacarrière (1990). Un de ses poèmes est publié dans "Le Figaro littéraire". Il signe "La honte du survivant", témoignage sur la guerre du Liban, une plaquette de poèmes intitulée "A quoi rêvent les statues?", puis un recueil de nouvelles "Comme un aigle en dérive" qui obtient le Prix du palais littéraire. Son premier roman est publié chez Grasset sous le titre: "Les Exilés du Caucase".

Son parcours[modifier | modifier le code]

Alexandre Najjar est l'auteur d'une trentaine de romans, récits, poèmes et biographies, dont "Khalil Gibran", "L'école de la guerre", "Le silence du ténor", "Berlin 36" et "Kadicha". En 2005, "Le Roman de Beyrouth" obtient un franc succès. Sa pièce de théâtre "Le Crapaud", qui dénonce la censure et les dérapages de la justice, est jouée au théâtre Monnot à Beyrouth et est très bien accueillie par le public et la critique. Il signe aussi le scénario d'un téléfilm sur la vie de Gibran, diffusé sur la LBC et la MTV. Alexandre Najjar multiplie les conférences à Paris, Washington, New York, Moscou, Rome, Bologne, Stockholm, Berlin, Leipzig, Weimar, Mexico, Perpignan, Toulouse, Nice et Alexandrie. En 2011, il prononce le discours inaugural de l'année universitaire à l'Université de Poitiers et, en 2015, un discours sur "Les nouveaux enjeux de la francophonie" à la Sorbonne-Abu Dhabi.

Son œuvre est traduite dans une douzaine de langues : arabe, anglais, suédois, roumain, turc, grec, coréen, portugais, espagnol, italien, arménien,polonais et russe.

Très engagé dans le combat pour l'indépendance du Liban, il signe de nombreux articles dans la presse libanaise et étrangère pour défendre les libertés et fustiger l'occupation et l'obscurantisme.

Il crée le prix Phénix de littérature, qui récompense un écrivain libanais francophone ou un écrivain français ayant écrit sur le Liban, et participe à l'opération "Ulysse", en compagnie de JMG le Clézio et de plusieurs écrivains francophones.

Il fait partie du jury du Prix du roman arabe décerné par la Fondation Lagardère en coopération avec l'Institut du monde arabe, du jury du prix Michel Zaccour du meilleur essai et, depuis 2010, du jury du Prix Méditerranée.

Il a obtenu une médaille aux Jeux de la francophonie de Madagascar, section littérature, et plusieurs prix littéraires au Liban (le prix Gibran, le prix Ignace Maroun, le Prix Hanna Wakim du roman arabe, le prix Saïd Akl...) et en France (le prix France-Liban, le prix littéraire de l'Asie, le prix du Palais littéraire, le prix Méditerranée 2009 pour "Phénicia" ; le prix Hervé Deluen décerné par l'Académie française pour son action en faveur de la francophonie, etc).

Son action culturelle[modifier | modifier le code]

Alexandre Najjar a représenté le Liban dans la commission juridique de l'Unesco. Il a été le rapporteur de l'Assemblée générale de l'Unesco qui a ratifié la Convention sur la diversité culturelle (2005) et membre de la Commission nationale de l'Unesco au Liban.

Il a supervisé la manifestation "Beyrouth, capitale culturelle du monde arabe" et défendu avec succès la candidature de Beyrouth, élue par l'Unesco "capitale mondiale du livre", obtenu l'organisation par le Centre National du livre des "Belles étrangères-Liban". Il a fait partie du Comité organisateur des Jeux de la francophonie de Beyrouth où il a présidé le jury de littérature, et a été membre du Comité organisateur du pavillon du monde arabe, invité d'honneur, à la Foire internationale du livre de Francfort. Ancien conseiller au ministère libanais de la Culture, il a introduit l'ISBN au Liban, réhabilité la Cinémathèque nationale du Liban, lancé le projet de reconstruction de la Bibliothèque nationale du Liban et rendu hommage aux critiques littéraires et aux principaux écrivains libanais.

L'ambassade des Pays-Bas lui a décerné "Le Prix Amsterdam" pour son action culturelle, l'Espagne l'a nommé Commandeur dans l'ordre du mérite civil espagnol, le Liban l'a nommé officier dans l'Ordre du Cèdre et la France l'a fait chevalier, puis officier dans l'Ordre des Arts et des lettres.

Sa Fondation culturelle, qui a permis à plusieurs écrivains libanais de se faire publier ou d'être traduits, participe activement au Salon du livre francophone de Beyrouth.

Alexandre Najjar est membre du Festival International de Baalbeck, dont il est aussi l'avocat, et membre de l'Advisory board du Festival al-Bustan.

L'Orient littéraire[modifier | modifier le code]

En 2006, Alexandre Najjar a relancé 'L'Orient littéraire", supplément littéraire de "L'Orient-Le Jour", autrefois dirigé par Georges Schéhadé et Salah Stétié, et réunit autour de lui une équipe de romanciers et de journalistes libanais et français. Ce supplément francophone, véritable pont entre Orient et Occident, est salué par la presse française (Le Point, Le Figaro...) et ses articles sont régulièrement repris par Courrier International.

L'avocat[modifier | modifier le code]

Spécialisé en droit bancaire et financier (Université de Paris I- Panthéon Sorbonne), en droit des sociétés, droit maritime et droit de la représentation commerciale, Alexandre Najjar dirige un important cabinet d'avocats à Beyrouth, l'Etude Roger Najjar. Il est l'auteur de deux ouvrages juridiques et de plusieurs articles publiés dans des revues juridiques ou économiques (Revue Proche-Orient études juridiques, revue Al-Adl Le Commerce du Levant, Bulletin de l'Association des Banques du Liban). Membre du Comité de modernisation des lois au Ministère de la Justice, il a participé à la refonte du Code des douanes et proposé un projet de modernisation du Code de commerce.

Il préside la Commission francophone au sein du Barreau de Beyrouth.

Membre de l'Institut français des administrateurs, il est membre du Conseil d'administration d'une banque et de plusieurs sociétés.

Il a été, avec Amal Makarem et le ministre Ziad Baroud, l'un des fondateurs de Houkouk el nass, supplément du quotidien An-Nahar qui défendait les libertés publiques et les droits du citoyen.

Il est chargé de cours à l'Ecole supérieure des affaires (ESA) où il enseigne le droit des affaires et le droit social.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • Médaille de l'Association Nationale des membres de l'Ordre National du Mérite (2017).
  • Officier dans l'Ordre national du Cèdre (2014).
  • Lauréat du Prix Gibran (2012).
  • Médaille de l'Université de Poitiers (octobre 2011)
  • Commandeur dans l'Ordre du mérite civil espagnol (2011).
  • Officier dans l'ordre des Arts et des lettres (2010).
  • Lauréat du Prix du roman libanais 2010 décerné par la Fondation Hanna Wakim et un jury de Lycéens le 9 novembre 2010 à Beyrouth.
  • Médaille d'argent de la Ville de Rambouillet (2009) remise en décembre 2009 par M. Gérard Larcher, président du Sénat.
  • Médaille d'or de la Ville de Perpignan (2009).
  • Prix Hervé Deluen de l'Académie française (2009).
  • Prix Méditerranée (2009).
  • Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres (2001).
  • Elu "Ecrivain de l'année 2000" (Lions Club - Section Liban).
  • Médaille de l'Union des Editeurs Libanais (2000).
  • Lauréat de la première Bourse de l'Ecrivain décernée par la Fondation Hachette, devenue la Fondation Lagardère (1990).
  • Lauréat du Prix littéraire de l'Asie (1996).
  • Prix France-Liban (1999).
  • Lauréat du Prix du Palais littéraire (décerné par des avocats et magistrats français, 1994).
  • Lauréat du Premier Prix de Poésie de la Ville de Paris (1990).
  • Prix Amsterdam (1999).
  • Lauréat d'une médaille d'argent aux IIIe jeux de la Francophonie (catégorie littérature).
  • Prix Saïd Akl (mars 2003).
  • Prix Ignace Maroun (1997).
  • Lauréat de la Médaille d'argent de la Ville de Paris (1990).
  • Lauréat de la Médaille d'or de la Mairie de Paris (XIVe) (1990).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le retour de Clémence, théâtre, L'Orient des livres, 2016.
  • Dictionnaire amoureux du Liban, Plon, 2014.
  • Les anges de Millesgarden, récit de voyage en Suède, Gallimard, 2013.
  • L'Homme de la providence, Abouna Yaacoub, biographie, L'Orient des Livres, 2012.
  • Kadicha, roman, Plon, 2011.
  • Anatomie d'un tyran, essai biographique, Actes Sud/L'Orient des livres, 2011.
  • Sur les traces de Gibran, essai, Dergham, 2011.
  • Un goût d'éternité, poèmes, Dergham, 2011.
  • L'enfant terrible, biographie, ed. L'Orient-Le Jour, 2010.
  • Haïti, suivi de : Aller simple pour la mort, poésie, Dergham, 2010.
  • Berlin 36, roman, Plon, 2010, sur Jesse Owens et la récupération par Hitler des J.O. de Berlin.
  • Pour la francophonie, essai, Dar An-Nahar, 2008.
  • Un amour infini, poésie, Dergham, 2008.
  • Phénicia, roman, Plon, 2008 (ISBN 2-259-20384-1). Prix Méditerranée 2009 ;Pocket n°14029, sur le siège de Tyr par Alexandre le Grand.
  • Le Silence du ténor, Plon, 2006 (ISBN 2-259-20383-3); Paru en poche aux éd. de La Table ronde,n°276.
  • Awraq Joubrania, 2006 (ouvrage en arabe consacré à Khalil Gibran)
  • La Passion de lire, éd. librairie Antoine, 2005 (hommage au livre et à la lecture)
  • Saint Jean-Baptiste, biographie, Pygmalion, 2005 (ISBN 2-85704-854-8)
  • Le Roman de Beyrouth, roman, Plon, 2005 (ISBN 2-266-16499-6) Disponible en poche (Pocket, n°13070 et La Petite Vermillon).
  • Le Mousquetaire, Zo d'Axa (1864-1930), biographie, Balland, 2004, (ISBN 2-7158-1479-8)
  • De Gaulle et le Liban, essais, II tomes, Ed. Terre du Liban :
  1. Vers l'Orient compliqué (1929-1931), 2002
  2. De la guerre à l'Indépendance (1941-1943), 2004
  • Khalil Gibran, l'auteur du prophète, biographie,Pygmalion, 2002 (ISBN 2-85704-777-0); J'ai Lu n°7841.
  • Lady Virus, thriller, Balland, 2002 (ISBN 2-253-08793-9), disponible en poche (Livre de Poche)
  • Le Crapaud, théâtre, FMA, 2001 - Pièce jouée au théâtre Monot en 1999.
  • Le Procureur de l'Empire, Ernest Pinard (1822-1909), biographie, Balland, 2001 (ISBN 2-7158-1350-3), réédité par les éditions de la Table ronde sous le titre : Le Censeur de Baudelaire (2010).
  • Khiam, poésie, Dar An-Nahar, 2000.
  • Athina, roman, Grasset, 2000, sur la guerre d'indépendance grecque.
  • L'école de la guerre, roman, Balland, 1999 (ISBN 2-7103-2844-5)Paru en poche aux éd. de La Table ronde,n°242.
  • L'Astronome, roman, Grasset, 1997.
  • Les Exilés du Caucase, roman, Grasset, 1995 (ISBN 2-246-50121-0) sur l'exil des Tcherkesses.
  • Pérennité de la littérature libanaise d'expression française, essai, éd. Anthologie,1993
  • Comme un aigle en dérive, récits,Publisud, 1993
  • La honte du survivant, récits, Naaman, 1989
  • À quoi rêvent les statues?, poésie, éd. Anthologie,1989
  • Alexandre Najjar est aussi l'auteur d'une plaquette sur le ministère de la Culture et de plusieurs livres pour la jeunesse (dont Le Dragon de Komodo).
Ouvrages juridiques
  • La garantie à première demande, Bruylant-LGDJ-Delta, 2010.
  • L'administration de la société anonyme libanaise, Bruylant-LGDJ-Delta, 1998, 2e éd. 2011, 3e éd. 2017, préface de Yves Guyon.

Œuvres musicales

Plusieurs poèmes d'Alexandre Najjar ont été mis en musique et chantés :

- Magida el-Roumi et Youssou N'Dour ont chanté "Biladi ana", paroles d'Alexandre Najjar et Saïd Akl, en ouverture des Jeux de la francophonie au Liban. La chanson figure dans un album de Magida el-Roumi.

- "Dans une ville étrangère", paroles d'Alexandre Najjar, a été mis en musique et interprété par Jean-Patrick Capdevielle et figure sur son album "Bienvenue au paradis" (2016).

- "Six poèmes d'amour" d'Alexandre Najjar (réunis dans un livret paru en 2016 aux éditions L'Orient des livres) ont été mis en musique par le pianiste et compositeur Nicolas Chevereau et joués par l'Orchestre philharmonique libanais sous la direction de Harout Fazlian (2016), avec la voix de la soprano Clémentine Decouture. Ils ont également été joués au Kulturzentrum (Jounieh) et à Dijon.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]