Alain Daniélou

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Alain Daniélou
Alain Daniélou.jpg
Alain Daniélou au piano
Biographie
Naissance
Décès
(à 86 ans)
Lonay, Drapeau de la Suisse Suisse
Nationalités
Activité
Père
Mère
Fratrie
Jean Daniélou
Catherine Daniélou (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Distinctions
Œuvres principales
Music and the power of sound,
Le Polythéisme hindou

Alain Daniélou - aussi appelé suivant son nom indien Shiva Sharan, le protégé de Shiva, littéralement « shiva-refuge », né à Neuilly-sur-Seine (France) le et mort à Lonay (Suisse) le , est un indianiste et musicologue français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Charles Daniélou, homme politique breton, maire de Locronan et plusieurs fois ministre, ami d'Aristide Briand, plutôt anticlérical, et de Madeleine Clamorgan, appartenant à une vieille famille de la noblesse normande, fondatrice des institutions Sainte-Marie et d'une université libre de jeunes filles. Son frère Jean fut créé cardinal par le pape Paul VI. Alain, quant à lui, se tournera vers l'hindouisme. Il se sent rejeté par son milieu d'origine, car il est homosexuel[1].

Daniélou reçoit une excellente éducation musicale, débutant dès l'âge de douze ans l'étude du piano. Plus tard il étudie le chant avec le chanteur lyrique Charles Panzéra et la composition avec Max d'Ollone. Il s'intéresse aussi très tôt aux musiques extra-européennes et reçoit, en 1929, une bourse pour l'étude de la musique traditionnelle algérienne. De 1927 à 1932, il fréquente l'intelligentsia, Jean Cocteau, Max Jacob, Serge de Diaghilev, Igor Stravinsky, Henri Sauguet, Nicolas Nabokov et bien d'autres.

Dès 1932, il fait de nombreux séjours en Inde, se liant avec Rabîndranâth Tagore qui le nomme directeur du département musical de son école de Shantiniketan et dont il notera plusieurs des mélodies. En 1937, il s'installe à Vârânasî où il étudie la vînâ, six ans durant, avec le guru Shivendranâth Basu, mais aussi le hindî, qu'il finira par parler comme sa langue maternelle et le sanskrit. Puis en 1945, il est nommé directeur adjoint du Collège de Musique de l'université hindoue de Bénarès et commence alors à collecter des copies de manuscrits sanskrits sur la théorie musicale, une collection aujourd'hui hébergée par la Fondation Giorgio Cini à Venise. C'est à Bénarès aussi qu'il fait la connaissance du samnyâsin Swami Karpatri qui lui fait découvrir l'hindouisme shivaïte. Il fait aussi plusieurs voyages à Khajurâho, Bhûvaneshwar, Konârak, en compagnie du photographe suisse Raymond Burnier, pour enrichir sa connaissance de l'architecture et de la sculpture indiennes médiévales, voyages au cours desquels il amasse une importante documentation iconographique. Sympathisant des indépendantistes indiens, les combattants pour la liberté, il fréquente la famille Nehru.

Après dix-sept années passées à Bénarès, il s'installe à Madras en 1954 et occupe durant deux ans le poste de directeur de la bibliothèque de manuscrits et des éditions sanskrites d'Adyar. Deux ans plus tard, il intègre le département d'indologie de Institut français de Pondichéry et l'École française d'Extrême-Orient. Il se procure alors l'un des premiers magnétophones Nagra à manivelle et commence une collecte des musiques traditionnelles en Inde mais aussi au Cambodge, au Laos, en Iran, en Afghanistan, au Japon et il fait paraître la première anthologie de musique classique indienne où figure, en particulier, Ravi Shankar et Ali Akbar Khan en duo.

Dans les années 1960, il rentre en Europe et crée les Instituts de musique comparée de Berlin (1963) et de Venise (1969), organise des concerts pour faire découvrir au public occidental les grands musiciens de l'Asie et publie des collections de disques de musiques traditionnelles sous l'égide de l'Unesco. C'est grâce à lui que l'on découvre en Occident le kathakali. Il rédige aussi des ouvrages de référence comme Mythes et Dieux de l'Inde, Le Polythéisme hindou, Les Quatre Sens de la Vie, Musique de l'Inde du Nord, Sémantique musicale, Visages de l'Inde Médiévale, Le Temple hindou, La Sculpture érotique hindoue, L'Érotisme divinisé, une histoire de l'Inde et un livre sur le yoga, touchant à tous les aspects de la vie indienne.

Il est consultant pour la musique sur le documentaire Inde, terre mère de Roberto Rossellini et le film Le Fleuve de Jean Renoir dont l'action se situe en Inde.

Officier de la Légion d'honneur, officier de l'ordre national du Mérite et commandeur des Arts et des Lettres, Daniélou reçoit aussi en 1981 des mains de Yehudi Menuhin le prix Unesco-Cim de la Musique, puis en 1987, la médaille Kathmandu de l'Unesco. Le 19 octobre 1987, une soirée de gala est organisée à l'Espace Cardin en l'honneur de ses quatre-vingts ans, avec la participation exceptionnelle de Mady Mesplé. En 1991, l'Académie nationale indienne de musique et danse le nomme membre associé. Il meurt en Suisse le 27 janvier 1994 [2],[3],[4],[5].

Son œuvre est traduite en douze langues dans plus de dix-huit pays.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Les considérations de Daniélou sur la tradition hindoue seraient en désaccord avec ce que la communauté des indianistes considère comme établi. Ainsi, Daniélou ne croit pas en la réincarnation. Il affirme ainsi : « La théorie de la réincarnation, qui veut croire à la pérennité du moi, cherche à remplacer les stades de l'évolution d'une lignée par les aventures d'un être individuel errant d'espèce en espèce (…) La migration du Lingä-sharirä est envisagée seulement comme un phénomène de transmission héréditaire et non comme une réincarnation qui représente un vagabondage de l'individualité à travers les corps les plus divers. La théorie de la réincarnation, telle qu'elle apparait dans l'Hindouisme tardif, ne fait partie ni de l'ancien shivaïsme, ni du védisme. Elle provient du Jaïnisme qui l'a transmise au Bouddhisme puis à l'Hindouisme moderne. »[6]. Il considère donc que cette doctrine témoigne de la décadence de la pensée indienne qu'il impute au Kali Yuga[7]. D'une manière générale, il adopte la doctrine indienne des cycles de progression et de régression, ce qui le conduit à refuser les dates généralement admises par tous les autres indianistes. Ses datations sont généralement beaucoup plus anciennes qu'habituellement et parfois il place les périodes de la civilisation hindoue à des dates si reculées, qu'il n'y a plus aucun vestige archéologique qui puisse attester ses affirmations. Par exemple, il pense que l'humanité est passée par une phase brillante à l'époque paléolithique. Se basant sur des citations des Puranas qu'il relève dans son livre La Fantaisie des dieux et l'Aventure humaine, il pense que l'humanité aurait déjà découvert l'arme nucléaire dans un passé très lointain et qu'elle se serait auto-détruite, ce qui expliquerait l'absence de traces archéologiques. Il défend également la doctrine des castes dans une perspective traditionnelle aujourd'hui remise en cause par certains hindous influencés par les doctrines occidentales[8].

Daniélou adopta certaines positions de l'hindouisme le plus radical défendant vigoureusement le système des castes[9] et s’insurgeait contre l’interdiction de l’infanticide des filles à la naissance : « Une grande importance était attachée à la naissance d'enfants mâles, et l'infanticide des filles était largement pratiqué. Cet usage, général dans l’Inde, empêchait l’inflation démographique. Quand, plus tard, les Anglais l’interdirent ce fut l’une des causes de l’appauvrissement et de la misère de l’Inde »[10]. Il prit aussi la défense de la pratique du sati « où l'épouse se brûle vivante sur le bûcher de son époux mort »[10], les sacrifices humains, etc. Il a critiqué aussi très violemment l'islam et le bouddhisme[11].

Sa pensée ne correspondrait donc pas aux normes scientifiques établies par la communauté internationale des indianistes en l'état de leurs connaissances actuelles. En effet les indianistes seraient tributaires de leurs schémas mentaux (occidentaux donc) et des textes qui leur parviennent. A. Danielou pour sa part, aurait suivi une autre démarche, à savoir transmettre ce que certains des guides spirituels les plus reconnus de l'Inde lui avaient transmis et ce, dans une perspective religieuse[12].

Daniélou ne se considérait ni indianiste ni hindouiste et encore moins scientifique ou universitaire. Il précisait toujours qu'il se considérait comme un témoin qui avait eu la chance, comme une personne transportée au temps des pharaons, de vivre complètement intégré pendant de nombreuses années dans la société orthodoxe de Bénarès. Il se considérait comme mandaté pour rapporter à l'Occident ce qu'il avait vu, entendu, compris de la philosophie de cette grande civilisation ainsi que les points de vue des Pandits traditionnels peu accessibles aux indianistes occidentaux.[réf. nécessaire] Cette partie de son œuvre a néanmoins été attaquée dans un ouvrage polémique à charge, L'Hindouisme traditionnel et l'imposture d'Alain Daniélou, écrit par Jean-Louis Gabin qui fut pendant dix ans un proche collaborateur de Daniélou [13], paru en mai 2010 aux éditions du Cerf. Dans une interview accordée au BibliObs, intitulée "Daniélou, le traître", l'auteur déclare : « En 2004, Histoire de l'Inde de Daniélou est publiée aux États-Unis, et je vais en porter des exemplaires à d'anciens disciples de Swâmi Karpâtrî, dont le Mahant Veer Bha-dra Mishra, le grand prêtre du temple Sankat Mochan, un proche du Shankarâshârya, premier président du Ram Rajya Parishad [le Conseil du Royaume de Râma], le parti fondé par Swâmi Karpâtrî. Il me rappelle, horrifié : "Il y a une erreur épouvantable..." Gravissime, en effet, Daniélou faisait du Swâmi Karpâtrî le fondateur du Jana Sangh [l'Assemblée du Peuple], un parti ultranationaliste, émanation du RSS [Rashtriya Swayam Sevak Sang, Association des Volontaires nationaux] qu'il avait combattu toute sa vie ! Des gens qui n'ont jamais caché qu'ils aimeraient faire aux musulmans ce que les nazis ont fait aux juifs. À Bénarès, dans mon quartier, le chef des jeunes du RSS se faisait appeler Hitler...» [13].

À l’inverse, Christian Bouchet, indique qu’« En Europe de l’Ouest, son œuvre mérite sans doute d’être mieux connue car elle est de nature à ouvrir de multiples voies de réflexion au mouvement traditionaliste. » [14].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Histoire et société[modifier | modifier le code]

  • L'Histoire de l'Inde, Fayard, 1971, 1985, (ISBN 2-213-01254-7) — nouvelle édition complétée avec index.
  • Les Quatre Sens de la Vie et la structure sociale de l’Inde Traditionnelle, librairie Académique Perrin, Paris 1963 — nouvelle édition modifiée, Buchet-Chastel, Paris 1976 – réimpression 1984 — éditions du Rocher, Paris 1992 — réimpression 2000, (ISBN 2-268-01403-7)
  • La Civilisation des différences, préface de Jean-Louis Gabin, collection les Cahiers du Mleccha, Volume II, éditions Kailash, Paris-Pondicherry, 2003, (ISBN 2-84268-097-9)

Philosophie et Religion[modifier | modifier le code]

  • Yoga Méthode de Réintégration, édition de L’Arche, 1951, rééditions 1973, 1983 (ISBN 2-85181-022-7) — la 1re édition contient les textes sanskrits, les 2e et 3e une nouvelle préface, mais pas les textes sanskrits
  • Shiva et Dionysos, La Religion de la Nature et de l’Eros, de la préhistoire à l’avenir, Arthème Fayard, Paris, 1979, (ISBN 221301762X) — réédition 1991
  • La Fantaisie des Dieux et l’Aventure Humaine, nature et destin du monde dans la tradition Shivaïte., éditions du Rocher, Paris, 1985, 1996, (ISBN 2-268-01323-5), réédition en poche sous le titre Le Destin du monde d’après la tradition shivaïte, éditions Albin-Michel, Paris 1992, (ISBN 2-226-05971-7)
  • Le Phallus, bibliothèque des Symboles, édition Pardès, Paris, 1993, (ISBN 2-86714-115-X) — distribué par le Grand Livre du Mois, avec illustrations.
  • Mythes et Dieux de L'Inde, le polythéisme hindou, éditions du Rocher, Paris, 1992, 1994 (ISBN 2-268-01320-0) — édition de poche, éditions Aubier-Flammarion, Paris, 1994, (ISBN 2-08-081309-9), édition de Poche du même livre sous le même titre aux éditions du Rocher collection de Poche, Champs.
  • L'Érotisme divinisé, éditions Buchet-Chastel, Paris 1962, (ISBN 2-268-04392-4), mille exemplaires numérotés réservés aux sociétaires du cercle du Livre Précieux, seconde édition complétée (texte et illustrations) et rééditée sous le titre La Sculpture Erotique Hindoue en 1973, réédité en association avec l’ouvrage le Temple Hindou en 2002 aux Editions du Rocher, Paris, préface de Jean-Louis Gabin — photographies de Raymond Burnier.
  • La correspondance entre Alain Daniélou et René Guénon, Leo S. Olschki, Florence, 2002, (ISBN 88-222-5099-0)
  • Shivaïsme et Tradition primordiale, préface de Jean-Louis Gabin, éditions Kailash, 2004, (ISBN 2-84268-103-7)
  • Approche de l’hindouisme, introduction et posface de Jean-Louis Gabin, éditions Kailash, 2004, (ISBN 2-84268-111-8)
  • Yoga, Kâma le corps est un temple, préface de Jean-Louis Gabin, collection les Cahiers du Mleccha, Volume V, éditions Kailash, Paris-Pondicherry, 2006, (ISBN 2-84268-126-6)

Musique[modifier | modifier le code]

  • Sémantique Musicale, Essai de Psychophysiologie auditive, éditions Hermann, Paris, 1967, 1978 (ISBN 2-7056-1334-X). Préface de Fritz Winckel. Nouvelle édition complétée avec une introduction de Françoise Escal – éditions Hermann, Paris, 1987, 1993, 2007.
  • Traité de Musicologie Comparée, éditions Hermann, Paris, 1959, 1993 (ISBN 2-7056-1265-3). Version traduite et modifiée de Introduction to the Study of Musical Scales.
  • Trois Chansons de Rabîndranâth Tagore, éditions Ricordi, France, 1961. Repris dans “Poèmes chantés – Rabindranath Tagore”. Texte bengali, traduction française et anglaise, notation musicale et accompagnement pour piano par Alain Daniélou.
  • La Musique de l’Inde du Nord, les Traditions Musicales, éditions Buchet-Chastel, Paris, 1966, 1985 (ISBN 2-85194-383-9). Nouvelle édition avec illustrations aux éditions Fata Morgana, Saint-Clément, 1995.
  • Tableau Comparatif des Intervalles Musicaux, publication de l’Institut Français d’Indologie no 8, Pondichéry, 1958. Avec illustrations. Distribution Adrien Maisonneuve, Paris.
  • La Musique du Laos et du Cambodge, publication de l’Institut Français d’Indologie no 9, Pondichéry, 1957. Avec illustrations. Distribution Adrien Maisonneuve, Paris.
  • Textes des Purâna sur la théorie musicale, Vol I, par Alain Daniélou et N.R. Bhatt, publication de l’Institut Français d’Indologie no 11, Pondichéry, 1959, 1987. Avec textes sanskrits. Distribution Adrien Maisonneuve, Paris.
  • Le Gitalamkara L’ouvrage original de Bharata sur la Musique, par Alain Daniélou et N.R. Bhatt, publication de l’Institut Français d’Indologie no 16, Pondichéry, 1959, 1987. Avec textes sanskrits. Distribution Adrien Maisonneuve, Paris.
  • Bharata Nâtyam, Danse classique de l’Inde, Nandikeshvara, Traduit du sanskrit par Alain Daniélou, Publication de l’Institut International d’Études Comparatives de la Musique, avec illustrations, Berlin, 1970.
  • La Situation de la Musique et des Musiciens dans les Pays d’Orient, la musique et sa communication, éditions Léo S. Olschki, Florence, 1971. En collaboration avec Jacques Brunet, sous le patronage du Conseil International de la Musique, Unesco.
  • Kathakali, Le théâtre dansé de l’Inde, Alain Daniélou et Kapila Vatsyayan, traduction de Pierre Landy, publication de l’Institut International d’Études Comparatives de la Musique , avec illustrations, Berlin 1968.
  • Origines et pouvoirs de la musique, préface de Jean-Louis Gabin, collection les Cahiers du Mleccha, Volume I, éditions Kailash, Paris-Pondichéry, 2003, (ISBN 2-84268-090-1)
  • Poèmes chantés - Rabîndranâth Tagore, éditions Michel de Maule, Paris 2005, (ISBN 2-87623-147-6), présentés, traduits et adaptés par Alain Daniélou, préface de Georgette David, édition trilingue: français, anglais, bengali.
  • Dhrupad, thèmes d’improvisation des principaux Ragas de la Musique de l’Inde du Nord, éditions Nulle Part-Cahier des Brisants 1986, (ISBN 2-905395-45-1), texte hindi et traduction française d'Alain Daniélou, notations musicales.
  • Quatre danses d’Alain, compositions d’Alain Daniélou et Sylvano Bussotti (années 1930 – années 1990), publication du BOB, Bussotti-Opéra-Ballet, 1995, introduction en Anglais (Jacques Cloarec), notes en Italien (Sylvano Bussotti)

Traductions[modifier | modifier le code]

  • Shilappadikâram Le Roman de l’Anneau, du Prince Ilangô Adigal, traduction du tamoul ancien avec la collaboration de R.S. Desikan, éditions Gallimard NRF, 1961, (ISBN 2-08-066067-5), nouvelle édition en livre de poche Gallimard NRF, 1990 (ISBN 2-07-072064-0)
  • Trois Pièces de théâtre de Harsha, VII siècle, éditions Buchet-Chastel, Paris, 1977, traduit et adapté du Sanskrit par Alain Daniélou.
  • Le Shiva-Svarodaya, Ancien Traité de Présages et Prémonitions d’après le souffle vital, Éditions Arché, Milan, 1982, traduit du Sanskrit par Alain Daniélou, préface de Jean Varenne, distribution Dervy Livres, Paris.
  • Manimékhalaï ou le scandale de la vertu, du prince-marchand Shattam, Traduit du tamoul ancien et préfacé par Alain Daniélou, avec le concours de T.V. Gopala Iyer, Éditions Flammarion, 1987, (ISBN 2-08-066067-5), Éditions Kailash, Paris-Pondicherry, 2008, (ISBN 978-2-84268-163-0)
  • Le Kâma Sûtra, Le Bréviaire de l’Amour, Traité d’Erotisme de Vâtsyâyana, éditions du Rocher, 1992, 2003, (ISBN 2-268-01318-9), aussi distribué par Le Grand Livre du Mois. Traduction intégrale du texte sanskrit de Vâtsyâyana, du premier commentaire Jayamangalâ de Yashodara et d’une partie du commentaire moderne en hindi de Devadatta Shâstri.
  • Le Mystère du Culte du Linga, Écrits Fondamentaux de Swami Karpatri, éditions du Relié, Robion, 1993, (ISBN 2-909698-03-3), traduits du hindi et commentés par Alain Daniélou.

Contes[modifier | modifier le code]

  • Les Contes du labyrinthe, collection Alphée, éditions du Rocher, Paris, 1990, (ISBN 2-268-00935-1)
  • Les fous de Dieu, contes Gangétiques, Éditions Buchet-Chastel Paris, 1975.
  • Le Bétail des Dieux et autres Contes Gangétiques, Éditions Buchet-Chastel, Paris, 1983; Éditions du Rocher, Paris 1994, (ISBN 2-268-01679-X), « Le Bétail des Dieux » et « Les Fous de Dieux Contes Gangétiques » ont été réédités en un seul sous le titre Le Bétail des Dieux et Autres Contes Gangétiques.

Autobiographies[modifier | modifier le code]

  • Le Tour du Monde en 1936 Reportages et articles publiés entre le 5 septembre 1936 et le 9 juillet 1937, éditions Flammarion, 1987, (ISBN 2-08-066059-4) — version illustrée par 103 dessins d’Alain Daniélou esquissés durant son tour du monde, préface d’Anne Prunet, postface de Jacques Cloarec, éditions du Rocher, 2007, (ISBN 978-2-268-06383-6)
  • L’Inde traditionnelle Alain Daniélou et Raymond Burnier -Photographies 1935-1955, préface de Jean-Louis Gabin, éditions Fayard, 2002, (ISBN 2-213-61437-7)
  • Le Chemin du Labyrinthe, Souvenirs d’Orient et d’Occident, éditions Laffont, Collection Vécu, 1981, (ISBN 2-268-01517-3) — nouvelle édition augmentée aux Editions du Rocher, Paris, 1993 — réédition L’Âge d’Homme, 2015, (ISBN 978-2-8251-4339-1)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuelle de Boysson, Le cardinal et l'hindouiste : Le mystère des frères Daniélou, Paris, Albin Michel, , p. 147
  2. Dictionnaire des orientalistes de langue française, François Pouillon
  3. Dictionnaire des Musiciens: (Les Dictionnaires d'Universalis), Encyclopaedia Universalis
  4. (en)Grove music online
  5. (en)Obituary in The Independent. co.uk, James Kirkup, Friday 4 February 1994
  6. Alain Daniélou, Le Destin du Monde, troisième partie "la tradition Shïvaite", page 124
  7. réf. : Approches de l'hindouisme, p. 99-110, éd. Kaïlash.
  8. Sur les castes, lire La Civilisation des différences, recueils de textes de Daniélou sur les castes, aux éditions Kailash.
  9. Alain Daniélou, Histoire de l’Inde, Fayard, 2e éd., 1983, p. 178
  10. a et b Alain Daniélou : Histoire de l’Inde, Fayard, 2e éd., 1983, p. 222
  11. Alain Daniélou, Histoire de l’Inde, Fayard, 2e éd., 1983, p. 271
  12. réf: Son autobiographie le Chemin du Labyrinthe et "la fantaisie des dieux ou l'aventure humaine".
  13. a et b « Daniélou, le traître », sur Blibliobs, (consulté le 29 août 2016)
  14. Résistant du nouvel ordre mondial

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle de Boysson, Le Cardinal et l'hindouiste. Le mystère des frères Daniélou, Paris, Albin Michel, , 311 p. (ISBN 2-226-10777-0)
  • Jean-Louis Gabin (préf. Mahant Veer Bhadra Mishra), L'Hindouisme traditionnel et l'interprétation d'Alain Daniélou, Paris, Éditions du Cerf, coll. « L'histoire à vif », , 585 p. (ISBN 978-2204090933)

Liens externes[modifier | modifier le code]