Équipe du Brésil de football à la Coupe du monde 2002

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Équipe du Brésil de football à la Coupe du monde 2002

Fédération CBF

Organisateur(s) Drapeau : Corée du Sud Corée du Sud, Drapeau : Japon Japon
Participation 17e
Meilleure performance Vainqueur (5)
Sélectionneur Drapeau : Brésil Luiz Felipe Scolari
Capitaine Drapeau : Brésil Cafu
Meilleur buteur Drapeau : Brésil Ronaldo (8)
Maillots
Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur
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L'équipe du Brésil de football à la Coupe du monde 2002 est la délégation représentant le Brésil pour la 17e fois à une Coupe du monde.

Déjouant les pronostics, Cafu et ses coéquipiers ramènent un cinquième titre mondial, record en la matière. Un exploit d'autant plus incroyable que le Brésil, chahuté au cours des éliminatoires, sort d'une longue période de troubles. Entraînée dans la spirale du succès par son trio des 3R (Rivaldo-Ronaldo-Ronaldinho), la Seleçao, pour sa troisième finale consécutive, efface l'échec de France 98.

Éliminatoires[modifier | modifier le code]

Pour une des premières fois de l'histoire de la Coupe du monde de football, l'équipe du Brésil ne fait pas partie des favoris à la victoire finale. La Seleçao boucle une campagne éliminatoire d'une rare indigence où elle frôle à maintes reprises la non-qualification. Privé de Ronaldo pratiquement tout au long de leur parcours initial, les Auriverde orphelins accumulent les accidents de parcours. Jugée irrégulière et trop nerveuse par les observateurs de son pays, la Seleçao perd six de ses dix-huit rencontres préliminaires, du jamais vu. Faute de résultats probants au cours de cet écrémage dans la zone AmSud, le Brésil change à trois reprises de sélectionneur. Luiz Felipe Scolari reprend le flambeau transmis par Vanderlei Luxemburgo puis par Emerson Leao. Avec du travail et de la rigueur tactique, Scolari qualifie l'équipe. Mais, malgré les efforts consentis et le retour programmé de Rivaldo puis de Ronaldo, personne ne mise encore cette équipe convalescente et en évident déficit d'homogénéité. Avant le Mondial, Emerson se luxe l'épaule en repoussant banalement les frappes de ses coéquipiers sur la ligne de but à l'entraînement[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Les débuts dans la compétition, même dans un groupe C a priori abordable, ne rassurent personne. Ballotés par une Turquie sans complexe, les partenaires de Cafu menés à la pause (1-0) ne s'en sortent que par le talent des trois « R » (Rivaldo-Ronaldo-Ronaldinho) qui sauvent la maison auriverde à trois minutes de la fin. Les prestations face à la Chine (4-0) et le Costa Rica (5-2) ne permettent pas d'évaluer le réel potentiel d'un Brésil qui termine en tête de son groupe. En défense, Edmílson est trop enthousiaste et exaspère son entraîneur par son laxisme dans le marquage des attaquants adverses. À ses côtés, Roque Júnior et Lúcio prennent une nouvelle dimension. Dans les couloirs, l'expérience de Cafu et Roberto Carlos peinent à renforcer un ensemble encore hésitant[1].

L'ambition grandit quand les éliminations de la France et de l'Argentine débarrassent le Brésil de deux prétendants au titre. Toutefois, les Auriverde doivent lutter pour venir à bout d'une Belgique héroïque en huitième-de-finale (2-0). À la veille du quart face à l'Angleterre conquérante, les hommes de Scolari ne font pas figure de favoris. Il faut un concours de circonstances à l'heure de jeu et l'expulsion de Ronaldinho pour que le Brésil forme un groupe solidaire et maintienne sa courte avance (2-1). Lors de la demi-finale, Ronaldo marque le seul but (1-0) d'une rencontre durant laquelle de nouvelles têtes brillent : Gilberto Silva et Kléberson en épatant milieux relayeurs et Edílson comme électron libre d'une attaque désormais sûre de sa force. À son tour, l'Allemagne l'apprend à ses dépens au cours d'une finale inédite (2-0)[1]. À la 67e minute, Ronaldo marque le premier but d'un match très peu offensif, 12 minutes plus tard, il marque à nouveau. Après le coup de sifflet final de l'arbitre, le Brésil, en fête, est Champion du Monde pour la 5e fois de son histoire avec un Ronaldo extraordinaire, qui marque 8 buts (personne n'avait réussi à marquer au-delà de 6 buts depuis Grzegorz Lato en 1974).

Effectif[modifier | modifier le code]

La liste des vingt-trois joueurs sélectionnés pour le mondial.

Numéro / Nom Club Date de naissance J. Buts Yellow card.svg Yellow card.svgRed card.svg Red card.svg
Gardiens de but
1 Marcos Drapeau : Brésil SE Palmeiras 04.08.1973 - - - - -
12 Dida Drapeau : Brésil SC Corinthians 07.10.1973 - - - - -
22 Rogério Ceni Drapeau : Brésil São Paulo FC 22.01.1973 - - - - -
Défenseurs
2 Cafu Capitaine Drapeau : Italie AS Rome 07.06.1970 - - - - -
3 Lúcio Drapeau : Allemagne Bayer Leverkusen 08.05.1978 - - - - -
4 Roque Júnior Drapeau : Italie Milan AC 31.08.1976 - - - - -
6 Roberto Carlos Drapeau : Espagne Real Madrid 10.04.1973 - 1 - - -
5 Edmílson Drapeau : France Olympique lyonnais 10.07.1973 - 1 - - -
13 Belletti Drapeau : Brésil São Paulo FC 20.06.1976 - - - - -
14 Anderson Polga Drapeau : Brésil Grêmio Porto Alegre 09.02.1979 - - - - -
16 Júnior Drapeau : Italie Parme FC 20.06.1973 - 1 - - -
Milieux de terrain
18 Vampeta Drapeau : Brésil Fluminense FC 13.03.1974 - - - - -
23 Kaká Drapeau : Italie Milan AC 22.04.1982 - - - - -
11 Ronaldinho Drapeau : France Paris SG 21.03.1980 - 2 - - -
10 Rivaldo Drapeau : Italie Milan AC 19.04.1972 - 5 - - -
8 Gilberto Silva Drapeau : Brésil Atlético Mineiro 07.10.1976 - - - - -
15 Kléberson Drapeau : Brésil Atlético Paranaense 19.06.1979 - - - - -
17 Denílson Drapeau : Espagne Betis Séville 24.08.1977 - - - - -
19 Juninho Paulista Drapeau : Brésil CR Flamengo 22.02.1973 - - - - -
7 Ricardinho Drapeau : Brésil São Paulo FC 23.05.1976 - - - - -
Attaquants
20 Edílson Drapeau : Brésil Cruzeiro EC 17.11.1971 - - - - -
9 Ronaldo Drapeau : Italie Inter Milan 22.09.1976 7 8 - - -
21 Luizão Drapeau : Brésil Grêmio Porto Alegre 14.11.1975 - - - - -
Sélectionneur
  Luiz Felipe Scolari   09.11.1948 - - - -

Matchs[modifier | modifier le code]

Date
Adversaire
Score
But(s)
Stade
Affluence
Tour
3 juin - 20:30 Flag of Turkey.svg Turquie 2 - 1 45e Şaş (Turquie) ; 50e Ronaldo (Brésil) ; 87e (pen) Rivaldo (Brésil) Munsu Cup Stadium
Ulsan
40 000
1er tour
8 juin - 18:00 Flag of the People's Republic of China.svg Chine 4 - 0 15e Roberto Carlos (Brésil) ; 32e Rivaldo (Brésil)
45e (pen) Ronaldinho (Brésil) ; 55e Ronaldo (Brésil)
Jeju World Cup Stadium
Jeju
40 000
1er tour
13 juin - 21:00 Flag of Costa Rica.svg Costa Rica 5 - 2 10e et 13e Ronaldo (Brésil) ; 38e Edmílson (Brésil) ; 39e Wanchope (Costa Rica)
56e Gómez (Costa Rica) ; 62e Rivaldo (Brésil) ; 64e Júnior (Brésil)
Suwon World Cup Stadium
Suwon
40 000
1er tour
17 juin - 20:30 Flag of Belgium (civil).svg Belgique 2 - 0 67e Rivaldo (Brésil) ; 87e Ronaldo (Brésil) Stade du parc Misaki
Kobe
40 000
1/8 de finale
21 juin - 21:00 Flag of England.svg Angleterre 2 - 1 23e Owen (Angleterre) ; 45e Rivaldo (Brésil) ; 50e Ronaldinho (Brésil) Shizuoka Stadium
Shizuoka
50 000
1/4 de finale
26 juin - 20:30 Flag of Turkey.svg Turquie 1 - 0 49e Ronaldo (Brésil) Saitama Stadium
Saitama
60 000
1/2 finale
30 juin - 20:00 Flag of Germany.svg Allemagne 2 - 0 67e et 79e Ronaldo (Brésil) Yokohama International Stadium
Yokohama
69 029
Finale

Référence[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Nicolas Gettliffe, Alain Gadoffre, Olivier Prevosto & Eric Renard, « Champion du monde, la divine résurrection », Onze Mondial, no 162,‎ , p. 16 à 20 (ISSN 0995-6921)

Lien externe[modifier | modifier le code]