Église protestante Saint-Jean (Paris)

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Église Saint-Jean
Image illustrative de l'article Église protestante Saint-Jean (Paris)
Présentation
Nom local Église Saint-Jean
Culte Protestant (luthérien)
Type Église paroissiale
Rattachement Église protestante unie de France
Début de la construction 1910
Fin des travaux 1911
Style dominant Néo-gothique
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 51′ 27″ nord, 2° 18′ 29″ est

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église Saint-Jean

L'église Saint-Jean est située dans le 7e arrondissement de Paris, au 147 rue de Grenelle.

Le bâtiment abrite la paroisse luthérienne Saint-Jean, membre de l'Église protestante unie de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Dans les années 1850-1860, le quartier situé entre les Invalides et l'École militaire compte de nombreux artisans. Beaucoup viennent d’Allemagne ou d’Alsace et sont de confession protestante luthérienne. Face à cette demande croissante, le pasteur Eugène Berger ouvre en 1962 une école primaire avenue Bosquet. C’est un succès, si bien que Denis Bühler, membre du Consistoire de l'Église luthérienne de Paris et architecte paysagiste, construit pour cette école un immeuble, situé 19 rue Amélie. Le culte hebdomadaire se tient alors dans une salle de classe puis, à partir de 1906, dans une chapelle installée dans la cour de l'immeuble, encore visible aujourd’hui.

Un donateur généreux[modifier | modifier le code]

Denis Bühler, architecte de cette première école, est également propriétaire d'un beau terrain arboré de 4 500 m2 rue de Grenelle, ce qui est alors exceptionnel dans ce quartier. Il y fait construire pour sa famille une belle maison avec jardin d’hiver, ainsi qu'un pavillon en pans de bois et colombages pour le gardien.

À sa mort en 1890, il laisse à l'Église luthérienne, par testament, son terrain et la somme nécessaire à la construction d'une église et des dépendances afin que la communauté puisse s'épanouir. Les deux maisons sont également données, et deviennent par la suite le presbytère — résidence du pasteur et de sa famille — et le logement du gardien.

L'édifice religieux est édifié entre 1910 et 1911 sur les plans de Naville et Choquet, auteurs de plusieurs ensembles luthériens à Paris, dans un style inspiré du néo-gothique, à la mode durant la seconde partie du XIXe siècle pour les édifices religieux.

De nouveaux voisins et un beau square[modifier | modifier le code]

En 1984, un immeuble d'habitations discret est construit derrière le chevet de l'église, ainsi que des locaux qu'utilise actuellement l'Université américaine de Paris.

Le square Saint-Jean-Denis-Bühler, attenant à l'église, est exploité par la ville de Paris. D'une superficie de 1 190 m2, il offre de généreux massifs de plantes de terre de bruyère et abrite les frondaisons d’un magnifique séquoia, d’un bouleau, d’érables sycomores et d’un tilleul. Une aire de jeux pour jeunes enfants y est aussi installée[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

Structure[modifier | modifier le code]

Le beau clocher et l'avant-corps sont en pierre de taille. Comme l'ensemble de l'édifice et de son mobilier, ils sont réalisés dans le style néo-gothique. Trois cloches, que l'on peut distinguer de l'extérieur, sonnent pour les célébrations.

La nef et le chœur sont en maçonnerie. L'utilisation du bois est remarquable, en particulier par la voûte en carène de bateau renversée. Traditionnel dans les édifices luthériens par son symbolisme, le bois apporte ici une chaleur qui relève la pureté des murs blancs du chœur.

Vitraux[modifier | modifier le code]

Les vitraux sont un des autres attraits de l'église.

Ceux du chœur ont été offerts par Elizabeth et Florence Gladstone, respectivement épouse et belle-sœur du pasteur de la paroisse, Henri Bach. D'inspiration anglicane, ils sont l'œuvre d'un artiste écossais de l'école préraphaélite, James Eadie Reid ; les couleurs vertes et violines sont caractéristiques de cette période.

Les vitraux du transept, offerts par un donateur anonyme dans les années 1960, sont l'œuvre du maître verrier Jacques Loire.

Mobilier[modifier | modifier le code]

La majorité du mobilier liturgique provient de la chapelle de la rue Amélie et ce depuis son ouverture, en 1906.

Le triptyque derrière l'autel, d’origine scandinave, représente des chevaliers à cheval et à pied dans le style des ordres de chevalerie de l'Europe médiévale.

La disposition de la chaire et du baptistère, de part et d'autre de l'autel, répond à la tradition luthérienne qui accorde la même importance à la prédication et aux sacrements du baptême et de l'eucharistie.

Orgue[modifier | modifier le code]

L'orgue, construit par le facteur Cavaillé-Coll-Mutin comprend 11 jeux, deux claviers et un pédalier à l'allemande. Il bénéficie de la bonne acoustique de l'église.

L'association les Amis de l'orgue de Saint-Jean est responsable de l'entretien et la mise en valeur de cet instrument.

La paroisse[modifier | modifier le code]

À deux pas des Invalides, blottie dans un parc, l’église Saint-Jean vous ouvre ses portes.

La communauté et son pasteur vous y accueillent pour la célébration du culte tous les dimanches à 10 h 30, un culte des familles un fois par mois, et pour de nombreuses autres activités en semaine : concerts, prière et méditation silencieuse le samedi en fin d'après midi, instructions religieuses des enfants, étude de la Bible, etc.

La paroisse est membre de l'Église protestante unie de France, qui regroupe les paroisses protestantes de tradition luthérienne et réformée sur toute la France.

La paroisse Saint-Jean est de tradition luthérienne, et est membre également de la Lutheran World Federation.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

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