Temple protestant du Saint-Esprit de Paris

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Temple protestant du Saint-Esprit
Image illustrative de l’article Temple protestant du Saint-Esprit de Paris
Présentation
Culte protestant réformé
Type Temple
Rattachement Église protestante unie de France
Début de la construction 1862
Fin des travaux 1865
Style dominant néo-classique
Protection  Inscrit MH (2011)[1]
Site web templedusaintesprit.fr
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 23″ nord, 2° 19′ 11″ est

Géolocalisation sur la carte : France

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Temple protestant du Saint-Esprit

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(Voir situation sur carte : Paris)
Temple protestant du Saint-Esprit

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Temple protestant du Saint-Esprit

Le temple protestant du Saint-Esprit, dit « Roquépine » est une église située dans le 8e arrondissement de Paris, 5 rue Roquépine. Elle est rattachée à l'Église protestante unie de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le temple protestant du Saint-Esprit est inauguré sous le Second Empire, le 3 décembre 1865, par Athanase Josué Coquerel et Henri Grandpierre, désigné par le Consistoire protestant. Il prend place dans un quartier en pleine mutation, à proximité de l'église Saint-Augustin de Paris, construite en 1859 et 1871 à l'intersection des nouveaux boulevard Malesherbes et boulevard Haussmann. Le préfet de la Seine, le baron Haussmann et l'architecte Victor Baltard, responsable du service d’architecture de la ville de Paris, tout deux protestants luthériens, prennent soin d'aménager des lieux de culte pour la communauté protestante, récemment émancipée[2],[3]. La chapelle protestante de la rue Saint-Lazare est détruite lors de la construction de l'église de la Sainte-Trinité de Paris par l'architecte Théodore Ballu, et un temple est projeté dans le quartier[4].

Le Conseil municipal de Paris achète le terrain en 1862, sur ordre du préfet dans la rue Roquépine, du nom de l’ancien propriétaire du terrain, lieutenant général sous Louis XV. Théodore Ballu est chargé des travaux, assisté de l'architecte Paul-Louis Renaud. L'édifice inclut une école, les logements des instituteurs et du gardien, un grand presbytère, et une maison paroissiale avec des salles de réunion pour le conseil presbytéral et le diaconat[5],[2],[6].

Le 6 juin 1872, le temple du Saint-Esprit accueille le synode général des Églises réformées de France, présidé par François Guizot, le premier autorisé officiellement depuis 1659. Il révèle une fracture en les protestants libéraux et les « évangéliques », ou « orthodoxes » , issus du Réveil protestant. Ces derniers réclament une profession de foi adaptée des Cinq solae et de la Confession de foi de La Rochelle, de 1571, tandis que les libéraux s'opposent à tout dogmatisme[7]. Symboliquement, le synode qui consacre la réunification de l'Église réformée de France a lieu aussi dans la paroisse, en 1938.

En 1960 est créé le chœur de la paroisse, « Per Cantum »[8]. Deux anciens pasteurs de la paroisse sont devenus ensuite président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont de 1999 à 2007 et François Clavairoly à partir de 2013[9].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'église est construite en style néo-classique. Le fronton porte une Bible ouverte entourée de palmes, surmontée de douze étoiles disposées en cercle. Sur l’entablement est gravé « Église du Saint-Esprit ». Les trois portes d’entrée sont encadrées par des pilastres doriques et des colonnes ioniques. Un simple campanile dépasse de la façade.

La nef, qui peut accueillir 700 paroissiens, est de forme octogonale allongée, sur le modèle du temple protestant de La Rochelle du XVIe siècle. Une grande verrière illumine le temple. En verre blanc à l'origine, sur le modèle des Halles Baltard, elle est remplacée en 1905 par un vitrail coloré non-figuratif par l'architecte Charles Letrosne. Elle inspirera la construction du temple protestant du Foyer de l'Âme en 1907.

La chaire et le baptistère proviennent de l'ancienne chapelle protestante de la rue Saint-Lazare. Des versets bibliques sont inscrits sur de grands panneaux de marbre. Un orgue Merklin-Schütze est monté en 1865. L'orgue actuel est fabriqué en 1898 par Charles Mutin. Il dispose de 14 jeux[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no PA75080009, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a et b Christiane Guttinger, « Saint-Esprit, ou « Roquépine » », sur 150ans.epu-saint-esprit.org, (consulté le 9 novembre 2018)
  3. « Georges Eugène Haussmann (1809-1891) », Musée virtuel du protestantisme,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2018)
  4. André Encrevé, « Le cadre institutionnel, L’Église réformée de Paris de 1802 à 1870 », sur Oratoire du Louvre, (consulté le 9 novembre 2018) : « Quand le temple de la rue St-Lazare est détruit par suite de la construction de la place de la Trinité, le temple du St-Esprit est édifié rue Roquépine et inauguré en décembre 1865. »
  5. Martine Jullian, « 150 ans d'histoire | Eglise Protestante Unie du Saint-Esprit », sur templedusaintesprit.fr, (consulté le 9 novembre 2018)
  6. Eglise protestante unie de France, « Eglise protestante unie de France », Eglise protestante unie de France,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2018)
  7. André Encrevé, « 1872-1882 : Synode et création des paroisses », sur Oratoire du Louvre, (consulté le 9 novembre 2018)
  8. « Choeur "Per Cantum" | Eglise Protestante Unie du Saint-Esprit », sur templedusaintesprit.fr (consulté le 9 novembre 2018)
  9. « La Fédération : son président », sur www.protestants.org (consulté le 9 novembre 2018)
  10. « L'orgue Cavaillé-Coll | Eglise Protestante Unie du Saint-Esprit », sur templedusaintesprit.fr (consulté le 9 novembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Guicharnaud et Christiane Guttinger-Mettetal, Temples réformés et églises luthériennes de Paris, La Voix Protestante, 2013, p. 56-61

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sites externes[modifier | modifier le code]