Église écossaise de Paris

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Église écossaise de Paris
Image illustrative de l'article Église écossaise de Paris
Présentation
Culte Presbytérien
Rattachement Église d'Écosse
Début de la construction 1957
Site web www.scotskirkparis.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Coordonnées 48° 52′ 00,5″ nord, 2° 18′ 27,5″ est

Géolocalisation sur la carte : 8e arrondissement de Paris

(Voir situation sur carte : 8e arrondissement de Paris)
Église écossaise de Paris

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Église écossaise de Paris

L'église écossaise (The Scots Kirk) est située au 17 rue Bayard à Paris (8e arrondissement). C'est une église presbytérienne liée à l'Église d'Écosse.

Cultes (en anglais) chaque semaine - dimanche à 10 h 30. Pasteur : Jim Cowie (depuis 2011).

Histoire[modifier | modifier le code]

La chambre haute du temple de l'Oratoire du Louvre qui accueillit l’Église écossaise de Paris de 1858 à 1885[1].

Les origines de la congrégation écossaise de Paris remontent aux années 1850. Après avoir été hébergée à l'Oratoire du Louvre, elle put s'installer à son adresse actuelle en 1885, en faisant l'acquisition d'une église épiscopalienne américaine au numéro 17 de la rue Bayard.
Après la Libération en 1945, le pasteur Donald Caskie, qui avait été nommé pasteur de l’Église écossaise de Paris en 1938 et avait quitté la capitale lors de l'invasion de mai 1940, retrouva son église d'avant guerre en piteux état. En effet, le bâtiment, resté vide pendant toute la guerre, avait beaucoup souffert de ce manque de maintenance, à tel point qu'il fallut décider de la reconstruire en 1950. Pour financer une partie des travaux le Pasteur Caskie décida de publier le récit de ses aventures de guerre en France occupée, sous le titre "The Tartan Pimpernel", qui parut en 1957. Il s'était en effet signalé par ses exploits pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment pour sa contribution à l'exfiltration de France occupée d'environ 2 000 marins, soldats et aviateurs alliés[2]. Le titre de son livre, qui se traduirait mot à mot "le mouron tartan" est une allusion au Mouron rouge, personnage de fiction britannique créé au début du XXe siècle par Emma Orczy qui se livre à des activités clandestines en France sous la Terreur, en même temps qu'une allusion transparente aux racines écossaises de l'auteur. La première pierre de ce bâtiment fut posée en 1957 par la Reine Elisabeth II.
Des défauts importants de construction conduisirent à rénover à nouveau totalement le bâtiment en 1990, date à laquelle le livre de Caskie fut réédité par l’Église d’Écosse pour aider à financer ce nouveau chantier[3]. La construction, au sein d'un immeuble moderne avec des appartements dans les étages supérieurs, a été inauguré en 2002 par le Modérateur du synode de l’Église d’Écosse, le révérend John D. Miller.

Visiteurs célèbres[modifier | modifier le code]

En 1924, lors des jeux olympiques de Paris, l'athlète britannique Eric Liddell vint prêcher à l'Église écossaise de Paris au lieu d'aller courir une épreuve un dimanche. Dans le film Chariots de feu qui montre cet épisode, le réalisateur eut recours à l'église désaffectée de Broughton Church à Édimbourg.

Pendant les négociations du Traité de Versailles le président américain Woodrow Wilson et le premier ministre britannique David Lloyd George participèrent aux cultes de l’Église écossaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page histoire du site de l’Église écossaise de Paris
  2. Évaluation de M.R.D. Foot et J.M. Langley citée par Mike Hugues dans l'introduction du livre autobiographique de Donald Caskie, The Tartan Pimpernel, Fontana 1966.
  3. Donald Caskie avait quant à lui regagné l’Écosse en 1960 après plus de 20 ans de service en France, et était décédé en 1983 à Greenock.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]