Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne

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Église Sainte-Marie-Madeleine
de Mézières-en-Brenne
Image illustrative de l’article Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne
L'église Sainte-Marie-Madeleine, en 2012.
Présentation
Culte Catholique
Type Église paroissiale
Rattachement Archidiocèse de Bourges
Début de la construction 1333 (XIVe siècle)
Fin des travaux 1339 (XIVe siècle)
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)
Géographie
Pays France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Commune Mézières-en-Brenne
Coordonnées 46° 49′ 11″ nord, 1° 12′ 46″ est[1]
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
(Voir situation sur carte : Centre-Val de Loire)
Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne
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(Voir situation sur carte : Indre)
Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne

L'église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne est une église catholique française. Elle est située sur le territoire de la commune de Mézières-en-Brenne, dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Situation[modifier | modifier le code]

L'église se trouve dans la commune de Mézières-en-Brenne, à l'ouest[2] du département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire. Elle est située dans la région naturelle de la Brenne. L'église dépend de l'archidiocèse de Bourges, du doyenné de Brenne-Touraine[3] et de la paroisse de Mézières-en-Brenne.

Le tympan du portail principal représentant la vie de Marie-Madeleine. Il y avait au-dessus un Jugement dernier qui a disparu. Deux rangs de voussures ornés de statues de saints et d'anges, en 2005.
Le tympan du portail principal représentant la vie de Marie-Madeleine. Il y avait au-dessus un « Jugement dernier » qui a disparu. Deux rangs de voussures ornés de statues de saints et d'anges, en 2005.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église fut construite au XIVe siècle[4]. C'est une fondation seigneuriale initiée par Alix de Brabant en 1333, mariée à Jean III d'Harcourt. C'est alors la collégiale du château. Elle est consacrée par l'archevêque de Bourges Foucaud de Rochechouart, le . Alix de Brabant était la cousine de Philippe IV le Bel. Elle avait héritée la seigneurie de Mézières de sa mère Jeanne de Vierzon, unique héritière de ses parents, Hervé de Vierzon et de Jeanne de Brenne. Elle avait choisi la collégiale pour abriter sa sépulture. Elle est décédée, le .

En 1445, Jean d'Harcourt cède la seigneurie de Mézières à Charles d'Anjou.

L'extérieur de la chapelle d'Anjou, en 2005.
L'extérieur de la chapelle d'Anjou, en 2005.

Louis d'Anjou, bâtard du Maine, fils légitimé, le à Poitiers et 1468 à Amboise, par son père Charles d'Anjou, prince de Naples, comte puis duc du Maine, comte de Gien, de Guise, de Mortain, vicomte de Châtellerault et de Matigné, seigneur de La Ferté-Bernard. Charles d'Anjou transmet la seigneurie de Mézières-en-Brenne à son fils en 1465.

En 1489, Louis d'Anjou décide d'établir sa sépulture dans une chapelle de la collégiale, comme il l'écrit dans son testament rédigé, le  : « Item je ordonne ma sepulture en l'eglise de la Magdaleine de Mazieres pour ce que ma chapelle, que j'ay ordonnée estre faicte près la dicte eglise n'est pas encore faicte ... ». La construction est déjà commencée à cette date. Elle est située au nord de la nef ouvrant sur les deux dernières travées de la nef.

La seconde chapelle, ou « chapelle d'Anjou », est fondée côté sud par Nicolas d'Anjou (1518-après 1568), petit-fils de Louis d'Anjou, premier marquis de Mézières, en 1543. Elle est consacrée, le . Elle comprend deux travées. Elle est plus vaste que la chapelle nord.

La chapelle nord, vue de la chapelle d'Anjou, en 2005.
La chapelle nord, vue de la chapelle d'Anjou, en 2005.

Par la suite, l'histoire de l'église est celle de sa dégradation. Le devis produit pour sa restauration, en 1840, montre que son état est alarmant. L'architecte du département, A. Bisson, fait un nouveau devis en 1841. En 1843, seules des interventions pour la pose de châssis grillagés pour protéger les vitraux de la chapelle d'Anjou sont prévues. En 1850, Prosper Mérimée se montre sévère sur la protection de l'église : « L'église de Mézières n'offre à mon avis que fort peu d'intérêt. Elle appartient à une époque de décadence très avancée, et sauf une chapelle assez remarquable par l'adresse avec laquelle on a exécuté une ornementation très tourmentée et très profondément refouillée, je n'y vois rien qui la distingue d'une multitude d'églises du XVe et XVIe siècles dont personne ne se préoccupe ».

Jusqu'en 1879, l'administration des Monuments historiques n'accorde aucun subside pour la restauration de l'église. En 1877, l'architecte Darcy doit faire étayer le porche. En 1880 les premiers travaux de maçonnerie et de couverture sont entrepris. Des travaux de réparations de charpente et de couverture sont engagés en 1909. En 1921 et 1924, des reprises des maçonneries sont exécutées. En 1928, les vitraux sont pris en compte par l'inspecteur général Paul Boeswillwald. Jean-Jacques Grüber, maître verrier, est chargé de la remise en plomb des vitraux et du remplacement des parties manquantes en 1937.

L'édifice est classé au titre des monuments historiques, en 1862[4].

Description[modifier | modifier le code]

La nef, en 2005.
La nef, en 2005.

L'église du XIVe siècle avait un plan simple, une nef unique sans bas-côté, terminée par une abside à trois pans, couverte d'un lambris en berceau brisé tenu par des poutres peintes armoriées ou décorées de sujets pittoresques. Deux chapelles ont été ajoutées au XVe et XVIe siècles. Elle est remarquable par son porche richement ornementé, ses vitraux, ses stalles et la chapelle Notre-Dame, au sud, dite « chapelle d'Anjou ». Cette chapelle est séparée de la nef par une clôture en pierre à balustres d'un style italianisant. La chapelle est couverte d'une voûte avec des clés pendantes.

Mobilier[modifier | modifier le code]

Stalle

L'église renfermer plusieurs œuvres classées ou inscrites comme objets par les monuments historiques :

Vitraux[modifier | modifier le code]

L'intérêt de l'église vient de la qualité du décor vitré. On distingue deux séries de vitraux, les trois verrières de l'abside réalisées pour la collégiale, entre 1333 et 1339, et les trois autres de la chapelle d'Anjou datant du XVIe siècle. Une septième verrière se trouve sur le mur nord de la nef. Ces vitraux présentent les donateurs avec leurs familles et leurs saints patrons.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site de Google Maps, consulté le 10 octobre 2012.
  2. Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 octobre 2012.
  3. Site de l'archidiocèse de Bourges : Doyenné de Brenne-Touraine, consulté le 4 mai 2013.
  4. a et b « Église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne », notice no PA00097396, base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 10 octobre 2012.
  5. Notice no PM36000443, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 11 février 2014.
  6. Notice no PM36000158, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 11 février 2014.
  7. Notice no PM36000157, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 11 février 2014.
  8. Notice no PM36000444, base Palissy, ministère français de la Culture, consulté le 11 février 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Laffont, Dictionnaire des églises de France : Belgique, Luxembourg, Suisse, t. III-D, Paris, , p. 104-105.
  • Corpus Vitrearum-France, Louis Grodecki (Directeur de publication) et Françoise Perrot (Directrice de publication), Les Vitraux du Centre et des pays de la Loire, t. 2, Paris, Éditions du CNRS, coll. « Corpus vitrearum France, recensement des vitraux anciens de la France », , 335 p., 32 cm (ISBN 2-222-02780-2, notice BnF no FRBNF34730903), p. 204-206.
  • Françoise Perrot, L'église Sainte-Marie-Madeleine de Mézières-en-Brenne, vol. 142e session Bas-Berry 1984, Paris, Société française d'archéologie, coll. « Congrès archéologique de France », , p. 192 à 200.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]