Zarah Leander

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Zarah Leander

Description de l'image  Zarah Leander.jpg.
Informations générales
Nom Sara Stina Hedberg
Naissance
Karlstad (Suède)
Décès (à 74 ans)
Stockholm (Suède)
Genre musical Opérette
Années actives 1930-1978
Labels UFA
Zarah Leander en une d’un magazine suédois de 1941.

Zarah Leander, née Sara Stina Hedberg à Karlstad (Suède) le 15 mars 1907, morte à Stockholm (Suède) le 23 juin 1981, est une actrice et chanteuse suédoise. Elle a incarné dans l'Allemagne nazie le rôle qu'avait refusé Marlène Dietrich, celui d'un modèle de femme sensuelle et fatale, contrepartie artistique de la « femme aryenne ». Prétendant tout ignorer de la politique, elle fit une carrière lucrative au service de la UFA.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle débute en Suède dans des spectacles de cabaret, des opérettes — ainsi, en 1931, dans La Veuve joyeuse (Die lustige Witwe) de Franz Lehár — et malgré la situation politique du moment, choisit de faire carrière en Europe.

Parfaitement germanophone, elle obtient en 1936 un contrat avec les studios de cinéma UFA à Berlin (Allemagne). Elle devient alors l'égérie du cinéma allemand de la période nationale-socialiste, à la demande de Joseph Goebbels, ministre de la Propagande (« rôle » précédemment refusé par Marlène Dietrich, alors partie aux États-Unis). Elle interprète des « femmes fatales », malmenées par le destin. Elle réside alors avec les enfants d'un premier mariage dans une villa luxueuse des quartiers huppés de Berlin.

En 1942, elle prend ses distances avec l'Allemagne (n'ayant jamais adhéré au parti national-socialiste ni pris part aux manifestations officielles du régime, son but exclusif avoué étant de servir le public — de plus, elle refuse la citoyenneté allemande). Les premiers bombardements de Berlin en 1943 détruisent partiellement sa villa[1] ; elle retourne alors en Suède. Ce départ précipité de l'Allemagne attise une polémique qui ne la quittera pas : certains la soupçonnent d'être une espionne à la solde de l'U.R.S.S.[2]. Après la Seconde Guerre mondiale (elle sera évidemment interrogée sur cette « période allemande », sujette à controverses), Zarah Leander apparaît dans divers films, à la télévision, dans des romans (La Place de l'Étoile de Patrick Modiano), dans des opérettes — ainsi, en 1960, dans Une Femme qui sait ce qu'elle veut (Eine Frau, die weiss, was sie will) d'Oscar Straus — et spectacles musicaux, et donne également des concerts (y compris en Allemagne et en Autriche). Elle devint par la suite une icône de la culture gay, en raison de la liberté sexuelle qu'elle revendiquait dans les paroles de ses chansons.

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. Guido Knopp, Hitler's women, Routledge (trad. de l'allemand), 2003, pp 206-263 "Zarah Leander: The Songstress"
  2. Documentaire L'Affaire Zarah Leander

Article connexe[modifier | modifier le code]