Union pour le progrès national

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Politique au Burundi
Image illustrative de l'article Union pour le progrès national

L’Union pour le progrès national (UPRONA) est un parti politique nationaliste du Burundi à majorité Tutsi qui fut un acteur majeur de l'indépendance du pays.

Fondation de l'UPRONA[modifier | modifier le code]

Son fondateur, Louis Rwagasore, fils du mwami Mwambutsa IV, occupa brièvement le poste de Premier ministre, du 29 septembre au 13 octobre 1961, où il mourut assassiné. Jusqu'en 1965, le parti fut également supporté par les Hutu et trois de ses membres Hutu furent Premier ministres.

Michel Micombero, arrivé au pouvoir en 1966 à la suite d'un coup d'État, prit alors la tête de l'UPRONA qui devint un pilier de la dictature militaire qui dirigea le pays de 1987. Cette junte militaire fut ensuite dirigée par Pierre Buyoya de 1987 jusqu'en 1993 puis revint au pouvoir en 1996 jusqu'en 2003.

Pierre Buyoya, un Tutsi membre de l'UPRONA, prit une première fois le pouvoir en 1987 à la suite d'un coup d'État contre Jean-Baptiste Bagaza président depuis 1976 et instaura la Troisième République. Il installa un gouvernement militaire Tutsi opressif jusqu'en 1993.

Intermède démocratique[modifier | modifier le code]

Une constitution ayant été instauré au Burundi en 1992 approuvées par Pierre Buyoya, l’élection présidentielle fut organisée en 1993 qui porta Melchior Ndadaye un hutu membre du parti du Front pour la démocratie Burundi FRODEBU au pouvoir. Celui-ci nomma Sylvie Kinigi une tutsi de l'UPRONA comme premier ministre. Sylvie Kinigi considéra sa mission de réconciliation nationale entre les deux communautés Hutu et Tutsi comme hautement prioritaire.

Guerre civile[modifier | modifier le code]

Le 21 octobre 1993, Le président Ndadaye fut assassiné avec six de ses ministres dans le palais présidentiel, Ce fut le point de départ d'une terrible guerre civile. Sylvie Kinigi dut alors assumer de facto l'intérim de chef de l'État du Burundi du 27 octobre 1993 au 5 février 1994.

Un nouveau président du Burundi Cyprien Ntaryamira du FRODEBU arriva au pouvoir pendant tout juste deux mois, du 5 février au 6 avril 1994 pour périr de mort violente dans l'attentat contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana. Un gouvernement de coalition fut institué avec Sylvestre Ntibantunganya mais qui ne put ramener la paix.

Pierre Buyoya reprit à nouveau le pouvoir en 1996 et la guerre civile se poursuivit de manière atténuée.

Elections 2005[modifier | modifier le code]

Après les accords de paix d'Arusha conclus en 2000, Pierre Buyoya céde la place à Domitien Ndayizeye du Front pour la démocratie du Burundi, FRODEBU (à majorité Hutu) le 30 avril 2003. L'UPRONA recueillit 7,2 % des voix aux élections législatives de 2005 et remporta 15 des 118 sièges.

Les élections de 2005 ont porté au pouvoir le président Pierre Nkurunziza et son parti anciennement rebelle le CNDD-FDD Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie qui a l'ambition d'être multi-ethniques.

Président de l'UPRONA[modifier | modifier le code]

En 2005 : Jean-Baptiste Manwangari. En 2007 : Aloys RUBUKA. EN 2009 : Bonaventure NIYOYANKANA EN 2012 : Charles NDITIJE