Richard Knötel

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Preußische Kavallerie der Landwehr in den Befreiungskriegen 1813-1815 une œuvre de Richard Knötel
L'armée westphalienne en 1812

Richard Knötel (Glogau 1857 - Berlin 1914) (parfois aussi orthographié Knoetel) est un peintre, dessinateur et illustrateur allemand qui s'est particulièrement spécialisé dans la réalisation de planches uniformologiques. Ses travaux en la matière restent des références pour tous les historiens et passionnés d'histoire militaire, même près d'un siècle après sa mort. Son œuvre reste inégalée tant par sa qualité que pour la variété de sujets abordés et la quantité de productions[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Richard Knötel est issu d'une prolifique et talentueuse famille d'artistes peintres et dessinateurs, étant le fils d'Augustin Knötel, professeur émérite de peinture académique, lui-même peintre et illustrateur réputé en son temps. Grâce à cette riche influence familiale et un réel talent naturel de dessinateur, il commença dès lors très jeune sa carrière d'illustrateur de journaux et de livres, ne fréquentant que fort peu de temps la Berliner Akademie (1880) et s'y contentant d'un court perfectionnement dans les techniques d'illustrations.

Jeune adolescent, il fut vivement impressionné par les exploits des armées allemandes lors des guerres de fondation de l'Empire (Autriche, Danemark, France) et se passionna dès lors pour l'histoire militaire et l'uniformologie, allemande d'abord puis européenne. Poussant ses études en la matière à un très haut niveau de rigueur et de qualité, il fut le véritable pionnier de cette science historique qu'est l'uniformologie, en en faisant l'égale de l'héraldique. Sa bibliothèque personnelle de référence ne comptait pas moins de 9 000 titres.

Il travailla pour les grands journaux allemands Illustrierte Zeitung, Daheim, Über Land und Meer ainsi qu'à d'autres petits périodiques, notamment ceux de la société historique Verein für die Geschichte Berlins. Avec le peintre Carl Röchling (en), il illustra également deux livres patriotiques pour la jeunesse :

Knötel Titelbild.jpg
  1. Carl Röchling, Richard Knötel: Der Alte Fritz in 50 Bildern für Jung und Alt, 1895
  2. Carl Röchling, Richard Knötel: Die Königin Luise in 50 Bildern für Jung und Alt, 1896

Mais son œuvre majeure reste son Handbuch der Uniformkunde (1896) (litt. Manuel d'uniformologie ) prolongeant lui même ses Grosse Uniformkunde séries et qui ne compte pas moins de 1 060 planches annotées couvrant les armées du monde entier depuis le XVIIe siècle) jusqu'à la Première Guerre mondiale.

On ne sait pratiquement rien sur la vie privée de ce grand spécialiste de l'uniforme qui s'est totalement effacé derrière son œuvre et qui repose désormais au cimetière Saint Matthias (de) dans le quartier de Berlin-Tempelhof.

Son fils Herbert Knötel (1893-1963) poursuivit avec succès et talent le travail de son père, en l'assistant d'abord dans son gigantesque travail de recherche avant de devenir à son tour une référence en matière d'illustrations uniformologiques napoléoniennes.

Contemporains et héritiers[modifier | modifier le code]

Même s'il y eut bien quelques timides précurseurs à l'œuvre de Knötel - notamment en Allemagne après la chute de Napoléon Ier - dont les travaux sont parfois exposés dans des musées militaires ou enfouis dans les trésors cachés des grandes bibliothèques publiques ou privées, la période qui suivit la guerre franco-prussienne de 1870, en suscitant des sentiments patriotiques enflammés des deux côtés du Rhin et ensuite un intérêt dans tout l'Europe, marqua le premier âge d'or de l'uniformologie, notamment avec Edouard Detaille en France. Parmi ses contemporains, héritiers spirituels et successeurs, on pourra citer (outre son propre fils):

Quelques œuvres[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. l'essentiel des informations pour la rédaction de cet article a été collecté auprès de sites de Bibliothèques allemandes, de Musées militaires et du mensuel d'uniformologie français TRADITION.