The Deadly Assassin

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The Deadly Assassin
Épisode de Doctor Who
Doctor Who logo 1973-1980.svg
Le logo de la série (période 1973-1980)

Titre original The Deadly Assassin
Numéro d'épisode Saison 14 (1re série)
Épisode 3 (ou 88)
Code de production PPPP
Réalisation David Maloney
Scénario Robert Holmes
Production Philip Hinchcliffe
Durée 4 x 25 minutes
Diffusion 30 octobre 1976 au 20 novembre 1976 sur BBC One
Personnages Docteur :
4e
Chronologie
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Liste des épisodes

The Deadly Assassin (L'assassin mortel) est le quatre-vingt-huitième épisode de la première série de la série télévisée britannique de science-fiction Doctor Who. L'épisode fut originalement diffusé en quatre parties, du 30 octobre au 20 novembre 1976 et marque la série par le retour du Docteur sur la planète Gallifrey et le retour du Maître.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le Docteur est en proie à une vision dans laquelle il assassine le président des seigneurs du temps et retourne sur Gallifrey. Il se retrouve face à une machination qui implique son vieil ennemi, Le Maître et doit prouver son innocence.

Distribution[modifier | modifier le code]

Résumé[modifier | modifier le code]

En arrivant sur Gallifrey, le Docteur est en proie à une hallucination, il se voit tuer le président de la planète lors d'une cérémonie officielle. Hélas, la matérialisation de son TARDIS sur la planète est vue comme une intrusion, étant donné qu'il est toujours qualifié de "criminel avec des circonstances atténuantes." Le Docteur fuit les forces de sécurité non sans avoir laissé un message expliquant que la vie du président était en danger. Lors de son évasion, une personne tire sur un des gardes et ce crime lui sera imputé. Le Docteur parvient à avoir des informations sur une cérémonie de passation de pouvoir dans lequel le président sera présent. Il réussit à subtiliser un costume pour y assister mais s'aperçoit trop tard que le tueur est déjà sur place. En tentant d'arracher l'arme, il tire et passe pour être le tueur.

Accusé d'être le meurtrier du président par le chancellier Goth, le Docteur décide de se présenter à la présidence afin de profiter d'un article de loi garantissant l'immunité aux candidats. Il a alors 48 heures pour enquêter. Avec l'aide du Castellan Spandrell, le Docteur réussit à déterminer que l'arme a été trafiquée et trouve un homme assassiné par les mêmes méthodes que celles utilisées par le Maître. Dans l'ombre, celui-ci manipule ce plan afin de se débarrasser des seigneurs du temps et son visage, défiguré, n'est plus qu'à l'état de squelette aux yeux exorbités. Hélas, il n'existe plus aucun enregistrement faisant état du Maître dans les données de Gallifrey et le Docteur se branche télépathiquement à la machine afin de retrouver pourquoi elle a été sabotée.

Une fois connectée à elle, il se retrouve dans un monde fantasmagorique et se fait attaquer par des ninjas et des mystérieux hommes portant des masques à gaz. Il s'aperçoit que ce monde est irréel et qu'il s'agit juste d'une matrice. Il se retrouve dans une jungle, traqué par un chasseur. Ils se traquent dans la jungle, mais le Docteur réussira à le démasquer en la personne du chancellier Goth. Celui-ci semble avoir conclut un pacte avec le Maître, mais celui-ci le tue après qu'il a été vaincu par le Docteur. Arrivant dans la salle où le Docteur et Goth sont entrés dans la matrice, ils découvrent le cadavre du Maître et Goth, mourant, confessant ses crimes.

Le Cardinal Borusa décide de changer l'histoire et d'expliquer publiquement que Goth est mort en cherchant à tuer le Maître. Il décharge le Docteur de ses accusations à condition qu'il quitte la planète. En discutant avec le coordinateur Engin, le Docteur se demande pourquoi le Maître cherchait-il à devenir président, une charge plus symbolique qu'autre chose. Il apprend qu'en acceptant le pouvoir, le président se voit accorder l'écharpe de Rassillon, le fondateur de leur ordre et une clé capable de ranimer l'œil d'harmonie, un puissant trou noir. Ils s'aperçoivent trop tard que le Maître a simulé sa mort et volé ces objets afin de recevoir un nouveau cycle de régénération. La puissance engendrée commence à détruire Gallifrey, mais le Docteur parvient à temps pour plonger le Maître dans un trou.

Gallifrey sauvé, le Docteur repart dans son TARDIS, mais peu de temps après son départ, le Maître décide de le suivre à bord d'un TARDIS camouflé dans une pendule.

Continuité[modifier | modifier le code]

  • L'épisode résout le suspens de la fin de l'épisode précédant
  • C'est le premier épisode à montrer le fonctionnement de la société des seigneurs du temps : ils ont un président, différentes maisons (le Docteur fait partie des Prydoniens.) C'est la première fois que l'on voit leur fameux costume composé de robes et d'une large collerette. On y fait mention pour la première fois de Rassilon le fondateur de la race des seigneurs du temps, de l'œil d'Harmonie, du Panopticon et de l'énergie Artron.
  • Le système de Matrice utilisé par les seigneurs du temps reviendra dans d'autres épisodes.
  • Spandrell fait rappelle l'exil du Docteur à la fin de « The War Games » (1969) et la levé de sa punition dans « The Three Doctors » (1972) qui semble avoir été le fait d'une agence extérieure à la présidence, la "Celestial Intervention Agency" (clin d'œil à la CIA.)
  • C'est le retour du personnage du Maître depuis « Frontier in Space » en 1973.
  • C'est la première apparition du personnage de Borusa.
  • La Terre est connue des seigneurs du temps et appelé "Sol 3 dans la spirale de Mutter." Engin semble dire que d'autres seigneurs du temps y sont allés, sans doute en référence au personnage du Moine (« The Time Meddler » 1965)
  • Il est encore répété que le TARDIS du Docteur est un vieux modèle.
  • C'est le premier épisode a expliquer que le nombre de régénération était limité à 13. Cette évocation fut longtemps débattu par les fans avant d'être réutilisée à la fin de « L'Heure du Docteur » en 2013.

Références Culturelles[modifier | modifier le code]

L'épisode joue en partie avec la théorie du complot autour de l'Assassinat de John F. Kennedy, ainsi on voit une agence extérieures nommée la CIA et le Docteur est menacé d'être "vaporisé sans témoin" en référence à un slogan à propos des taxes utilisé durant la Guerre d'indépendance.

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

L'idée de faire un épisode où le Docteur voyage tout seul est une idée de l'acteur Tom Baker qui trouvait la présence de compagnons superflus. Selon lui le Docteur pouvait très bien énoncer à voix haute ses hypothèses. Le producteur Philip Hinchcliffe et le script editor (responsable des scénarios) Robert Holmes donnèrent leur chance à cette idée en introduisant pas immédiatement de compagnon après le départ de Sarah Jane Smith. L'épisode du Docteur en solo fut confié à Robert Holmes lui-même et Hinchcliffe suggéra de faire un épisode sur un complot politique dans la veine du film de 1962 Un crime dans la tête et Holmes se dit qu'il serait intéressant que cela se déroule non pas sur Terre mais dans la société des seigneurs du temps.

Partant de l'idée qu'un comploteur pourrait se cacher au sein des Seigneurs du Temps, Holmes et Hinchcliffe décidèrent de faire revenir le personnage du Maître, méchant emblématique du début des années 1970 dont le rôle avait été laissé à l'abandon suite à la mort du comédien qui l'incarnait, Roger Delgado. Souhaitant quitter la série à la fin de la quatorzième saison pour créer une nouvelle série de science fiction, Lituvin 40, ils estimèrent que faire revenir le Maître sous une forme de squelette permettrait à leurs successeurs de changer ou non le personnage.

Le travail sur l'épisode, nommé temporairement “The Dangerous Assassin” ("L'Assassin Dangereux") autour d'avril 1976 et l'épisode fut officiellement commissionné sous le nom de "The Deadly Assassin" en mai 1976 car "dangereux ne sonnait pas assez fort." Toutefois, le titre de l'épisode fut moqué pour sa tautologie (un assassinat est forcément mortel) mais Holmes s'en justifiera dans un commentaire DVD en expliquant que certains assassins peuvent rater leur cible. La série avait décrit essentiellement des seigneurs du temps rebelles (le Moine dans « The Meddling Monk » , Oméga dans « The Three Doctors », le Maître de guerre dans « The War Games » ou Morbius dans « The Brain of Morbius » ) ou comploteurs. Il choisit de montrer à quel point la société des seigneurs du temps est vieillissante et corrompue. De nombreux objets ou concepts montrés dans cet épisode serviront de bases pour les épisodes sur les seigneurs du temps.

Hinchcliffe demandera à ce qu'une partie de l'épisode soit décrite sous forme d'un cauchemar halluciné afin de pouvoir l'enregistrer sur film entièrement en extérieur, ce qui donnera lieu à la scène dans la Matrice.

Pré-production[modifier | modifier le code]

Les costumes portés par les seigneurs du temps furent créés par le designer Roger Murray-Leach et le costumier James Acheson afin de donner aux habitants de Gallifrey un aspect cohérent. C'est Acheson qui aura l'idée de la collerette tandis que Murray-Leach réutilise le symbole utilisé dans « Revenge of the Cybermen » en taux que sceau des Prydoniens.

Casting[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur engagé pour cet épisode fut David Maloney qui avait réalisé l'épisode « Planet of Evil » un an auparavant.

Le tournage débuta par des prises de vues extérieures dans le Surrey, du 26 au 28 juillet 1976 dans les carrières de Betchworth pour les scènes dans la matrice désolée ainsi que dans un site non loin pour les scènes sur les chemins de fer. Les scènes de jungle furent tournées du 28 au 30 juillet à la Royal Alexander and Albert School à Merstham, et la scène d'attaque de l'avion fut filmée au Wycombe Air Park à Wycombe dans le Buckinghamshire[1].

Les tournages en studio eurent lieu du 15 au 17 août 1976 au studio 3 du Centre Televisuel de la BBC pour l'enregistrement de la partie 1 et 2 ainsi que de toutes les scènes de déroulant dans le TARDIS et dans le panopticon. La deuxième session de tournage eu lieu les 1 et 2 septembre pour l'enregistrement des parties 3 et 4 ainsi que des scènes se déroulant dans le cloître du Maître.

Post-production[modifier | modifier le code]

À l'origine, dans le générique devait se trouver la mention "nous remercions le haut conseil des seigneurs du temps et les gardiens des archives pour leur aide et leur coopération" en tant que blague, mais celle-ci fut ôté car considéré comme bien trop décalé pour la série.

Diffusion et Réception[modifier | modifier le code]

Épisode Date de diffusion Durée Téléspectateurs
en millions
Archives
Épisode 1 30 octobre 1976 21:13 11,8 Bandes couleurs PAL
Épisode 2 6 novembre 1976 24:44 12,1 Bandes couleurs PAL
Épisode 3 13 novembre 1976 24:24 13 Bandes couleurs PAL
Épisode 4 20 novembre 1976 24:23 11,8 Bandes couleurs PAL
Diffusé en quatre parties du 30 octobre au 20 novembre 1976, l'épisode fit un très bon score d'audience[2].

Dès sa diffusion l'épisode se fit violemment attaquer par l'activiste Mary Whitehouse pour la scène de combat dans l'eau à la fin de la partie 3 qui pouvait s'apparenter à une noyade, expliquant que les jeunes enfants pourraient être tentés de reproduire la même chose chez eux. Contrairement à ses précédentes complaintes, la BBC décida de lui accorder raison et supprima la fin incriminé de ses enregistrements. Toutefois, le passage censuré fut redécouvert plus tard et réinséré dans les nouvelles éditions VHS et DVD de la série.

La suite de la saison devant arriver en janvier 1977, le mois de décembre fut occupé par des rediffusions de « Pyramids of Mars» et de « The Brain of Morbius» malgré ce hiatus la publication comic-book de Doctor Who, continuera toutes les semaines dans le magazine "Mighty Tv Comic" avec John Canning aux dessins[3].

Critiques[modifier | modifier le code]

En 1995 dans le livre "Doctor Who : The Discontinuity Guide", Paul Cornell, Martin Day, et Keith Topping expliquent que cet épisode est principalement connu pour sa réputation de violence et les révélations sur la culture des seigneurs du temps. Très cynique au niveau politique, cet épisode va donner le ton définitif sur les seigneurs du temps. Le voyage du Docteur à l'intérieur de la matrice reste quant à lui un tour de force visuel et intellectuel sur ses images hallucinatoires."[4]. Les auteurs de "Doctor Who : The Television Companion" (1998) racontent qu'à l'époque, plusieurs télespectateurs ont trouvé la représentation des seigneurs du temps assez contradictoire avec les petits détails que le Docteur avait laissé sur sa planète. Selon eux, les seigneurs du temps étaient des entités toutes puissantes dont il ne fallait pas révéler les origines et le fait qu'ils se conduisent comme des être humains les dénaturait. Au leur yeux, cet épisode était une incongruité qui n'allait pas avec le reste de la série. Avec le temps les critiques se firent plus positives et tous reconnurent cet épisode comme fondateur dans la mythologie de la série, et montrant la dégénérescence de la civilisation des seigneurs du temps. Les auteurs estiment qu'il s'agit d'un scénario vraiment remarquable et aiment la réintroduction du Maître[5].

En 2010, Patrick Mulkern de Radio Times rend un avis assez positif sur l'épisode et sur les personnages secondaires, même s'il critique la séquence dans la Matrice qui semble beaucoup trop terrienne pour une histoire extra-terrestre, même si l'on peut se dire qu'elle se sert du souvenir de seigneurs du temps décédés[6]. Sur le site The A.V. Club Christopher Bahn vante l'intrigue et la séquence de la matrice qu'il trouve "assez bien construites[7]."

En 2010, Charlie Jane Anders du site io9 listera le cliffhanger à la fin de la première partie où le Docteur tire sur le président dans son classement des plus grand cliffhanger de Doctor Who[8]. Similairement, le site Den of Geek mis le cliffhanger de la troisième partie comme l'un des meilleurs de Doctor Who[9].

Novélisation[modifier | modifier le code]

L'épisode fut novélisé sous le titre Doctor Who and the Deadly Assassin par Terrance Dicks et publié en octobre 1977. Il porte le numéro 19 de la collection Doctor Who des éditions Target Book. Ce roman n'a connu aucune traduction à ce jour.

Éditions commerciales[modifier | modifier le code]

L'épisode n'a jamais été édité en français, mais a connu plusieurs éditions au Royaume-Uni et dans les pays anglophones.

  • L'épisode est sorti en VHS en mars 1989 aux États-Unis dans un format "omnibus" dans lequel les génériques et les reprises des différentes parties ont été supprimées. Il sortira au Royaume-Uni dans un format épisodique en octobre 1991. Il ressortira en 2002 avec le cliffhanger de la fin de la saison 3 repris (celui-ci ayant été supprimé de la précédente édition pour éviter le scandale.)
  • L'épisode eu droit à une sortie en DVD le 11 mai 2009. La version DVD offre en bonus, les commentaires par Tom Baker, Bernard Horsfall et Philip Hinchcliffe ainsi que des documentaires sur la création de l'épisode.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The Deadly Assassin - Story Locations », Doctor Who The Location Guide (consulté le 8 février 2014)
  2. (en) « The Deadly Assassin », Doctor Who Reference Guide (consulté le 30 août 2008)
  3. (en) « In The Comics - The Fourth Doctor - Double Trouble », Altered Vistas (consulté le 8 février 2014)
  4. (en) Paul Cornell, Martin Day et Keith Topping, The Discontinuity Guide, London, Virgin Books,‎ 1995 (ISBN 0-426-20442-5), « The Deadly Assassin »
  5. (en) Howe, David J & Walker, Stephen James, Doctor Who: The Television Companion, London, 1st ed.,‎ 1998 (ISBN 978-0-563-40588-7, lire en ligne)
  6. Patrick Mulkern, « Doctor Who: The Deadly Assassin », Radio Times,‎ 28 août 2010 (consulté le 1 septembre 2013)
  7. Christopher Bahn, « The Deadly Assassin », The A.V. Club,‎ 28 octobre 2012 (consulté le 1 septembre 2013)
  8. Charlie Jane Anders, « Greatest Doctor Who cliffhangers of all time! », io9,‎ 31 août 2010 (consulté le 1 septembre 2013)
  9. « 10 classic Doctor Who cliffhangers », Den of Geek,‎ 2 juin 2011 (consulté le 1 septembre 2013)