Tchernobyl (virus)

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Le virus informatique Tchernobyl ou CIH est connu pour avoir été un des plus destructeurs. Il détruisait l'ensemble des informations du système attaqué et parfois il rendait la machine quasiment inutilisable. Il a sévi de 1997 à 2002.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce virus doit son nom à son mécanisme de déclenchement : le virus envoie sa charge le 26 avril, date anniversaire de l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl qui eut lieu le 26 avril 1986.

Le nom initial du virus, CIH, constitue les initiales de son créateur présumé, le taïwanais Chen Ing-Hau (陳盈豪). À cette époque (1998), il était étudiant au Taiwan's Tatung Institute of Technology à Taipei[1].

Chronologie[modifier | modifier le code]

  • 2 juin 1997 : apparition du virus à Taïwan.
  • Juin 1997 : détection par la société F-Secure et intégration rapide dans son logiciel antivirus. Lors du même mois, les variantes 1.2, 1.3 et 1.4 apparaissent.
  • Juillet 1997 : une version infectée de Windows 98 circule sur l'Internet.
  • Août 1997 : l'éditeur du jeu Wing Commander propose une version de démo infectée sur son site.
  • 26 avril 1998 : la version 1.4 déclenche sa charge pour la première fois. La presse commence à couvrir l'évènement.
  • Septembre 1998 : le virus apparaît dans une mise à jour de firmware du lecteur CD-R400 de la société Yamaha. Parallèlement, deux magazines européens diffusent des CD-ROMs contaminés.
  • Octobre 1998 : une version du jeu SiN d'Activision est compromise.
  • Mars 1999 : les ordinateurs PC Aptiva sont prélivrés avec le virus.
  • 23 avril 1999 : Libération publie l'article « Tchernobyl, virus programmé pour tuer le 26/04/99[2] ».
  • Lundi 26 avril 1999 : déclenchement du virus (version 1.2) ; plusieurs dizaines de milliers de machines sont touchées, notamment en Asie et en Europe.
  • Mardi 27 avril 1999 : Libération publie un nouvel article, « Les Frappes chirurgicales de Tchernobyl[3] ».
  • 29 avril 1999 : l'auteur du virus est arrêté par les autorités taïwanaises. Celui-ci présente des excuses publiques. Aucune plainte n'ayant été déposée, l'individu est relâché sur le champ.
  • 26 avril 2000 : nouveau déclenchement de moins grande envergure (version 1.2), touchant surtout l'Asie.
  • Septembre 2000 : Chen Ing-Hau est arrêté, une nouvelle fois, par les autorités taïwanaises. Il est de nouveau relâché pour des raisons incertaines[4] et est vite oublié. Il ne refait surface qu'en 2009 où il participe à la conférence FreedomHEC Taipei[5].
  • 2001 : une variante du virus I Love You présentée comme une photo de Jennifer Lopez contient en réalité une variante de CIH.

Les années suivantes, l'absence de source indique que le virus n'a probablement plus fait de dégâts majeurs. Il est désormais arrêté par la quasi-totalité des logiciels antivirus[6].

Aspect technique[modifier | modifier le code]

Mécanisme de contamination[modifier | modifier le code]

CIH se propage uniquement sur les systèmes d'exploitation Microsoft Windows 95, Windows 98 et Windows ME.

CIH est un virus résident, c'est-à-dire que lorsque le programme infecté est exécuté, le virus est chargé en mémoire et y reste afin de pouvoir contaminer l'ensemble des fichiers exécutables de la machine (dont l'extension est .exe).

Déclenchement[modifier | modifier le code]

La variante principale du virus est prévue pour se déclencher le 26 avril 1999, d'autres variantes sont déclenchées tous les 26 du mois.

Charge[modifier | modifier le code]

La version originale du virus écrase avec des données aléatoires le premier mégaoctet de chaque disque dur (le MBR), de la machine. Il tente d'effacer le BIOS de la machine. Cette dernière action ne fonctionne pas systématiquement, car les cavaliers éventuellement présents sur la carte mère peuvent interdire l'accès au BIOS en écriture.

Ceci a pour conséquence le blocage des données sur le disque dur celui-ci étant rendu illisible par le système (leur récupération, quoique possible, s'avère très complexe pour un non initié). En cas d'effacement du BIOS, le remplacement ou la re-programmation de l'EEPROM contenant le BIOS, est inévitable. Les opérations de remplacement ou de re-programmation étant très complexes et coûteuses, il est la plupart du temps aussi rentable de remplacer simplement la carte mère de l'ordinateur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]