Tadjourah (Djibouti)

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Tadjourah
Quartier portuaire de Tadjourah, en 2001
Quartier portuaire de Tadjourah, en 2001
Administration
Pays Drapeau de Djibouti Djibouti
Démographie
Population 48 093 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 11° 47′ 00″ N 42° 53′ 00″ E / 11.7833, 42.883311° 47′ 00″ Nord 42° 53′ 00″ Est / 11.7833, 42.8833  
Altitude 0 m
Localisation

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Tadjourah

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Tadjourah

Tadjourah (Tagórri, en afar, تاجورة Tağūrrah, en arabe), est une ville littorale de la République de Djibouti, dans le golfe du même nom. Elle est le chef-lieu du district et de la région de Tadjourah.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville est située sur la côte nord du golfe de Tadjourah, dans le sud-est de la région de Tadjourah et la partie nord-est de la République de Djibouti.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Tadjourah se situe au niveau de la mer.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Tadjourah est de type tropical semi-aride, avec une température moyenne annuelle de 26.5°C et un total de 186 mm de précipitations par an.

Transports[modifier | modifier le code]

Tadjourah est desservie par la Nationale 9, par un aéroport, ainsi que par des ferries assurant la liaison avec Djibouti, la capitale.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom francisé Tadjourah provient de la forme arabisée Tağūrrah, elle-même issue du nom afar Tagórri, signifiant «celui qui a des outres à puiser», faisant référence à la relative richesse en eau de la ville[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Tadjoura est la plus ancienne ville du territoire djiboutien, siège du sultanat afar d'Ad-Ali Abli depuis le XVIe siècle. Elle aurait eu 3000 habitants au milieu du XIXe siècle, seulement 800 vers 1890. La ville a subi cinq incendies au XIXe siècle. Deux volontaires à la suite de conflits, en 1814 et 1866, et trois accidentels, en 1893, 1897 et 1905.

Comme de nombreux commerçants, Arthur Rimbaud est passé à Tadjoura d'avril à octobre 1886, en se rendant à Harar. L'aventurier écrivain, Henry de Monfreid.

Économie[modifier | modifier le code]

Tadjourah a été un port important du commerce entre l'Éthiopie (notamment les sultanats de la dépression Afar) et la mer Rouge. Les esclaves, l'ivoire[2] arrivaient par caravanes en provenance d'Aliyu Amba. Mais aussi d'autres biens : blé, durra, miel, or, plumes d'autruches, etc.

Malgré l'abolition du commerce des esclaves par décret du 26 octobre 1889[Où ?][3], celui-ci se poursuit sans doute jusqu'aux années 1930[4].

Tadjourah a aussi été, dans la seconde moitié du XIXe siècle, un point de transit pour le commerce des armes à destination de l'Éthiopie et du Shewa. L'importance commerciale de la ville décline à partir de la création de Djibouti en 1888, puis la construction du chemin de fer entre Djibouti et Addis Abeba à partir de 1897, qui atteint Dire Dawa en 1902 et Addis-Abeba en 1917.

Le port a été ré-aménagé et modernisé en 2000 pour un coût de 1,64 million de dollars, et inauguré le 10 octobre par le président Ismail Omar Guelleh[5].

Un nouveau port, une voie ferroviaire et une route vers l'Ethiopie sont en cours de réalisation (2014).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Sultans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sultanat de Tadjourah.

Depuis 1985, le sultan de Tadjourah est Abd'ul Kadir bin Hummad bin Muhammad bin Arbahim.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2010, Tadjourah compte 48 093 habitants, ce qui en fait la troisième ville la plus peuplée de la République de Djibouti, derrière Djibouti et Ali Sabieh.

Éducation[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Golf de Tadjourah
  • Maisons coloniale en corail
  • Togori eela, puit histoque qui se situe au cœur de la ville; c'est le puit d'ou viendrait le nom «Tadjourah»
  • Plage des Sables blancs

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

  • Arthur Rimbaud a séjourné à Tadjourah en 1885
  • Henry de Monfreid, navigateur, écrivain et trafiquant d'armes, a résidé à Tadjourah de 1911 à 1913
  • Aboubaker Pacha et son fils Bourhan
  • Ali Aref Bourhan, président du conseil de gouvernement de 1958 à 1977, petit fils de Bourhan

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Morin, "Tadjoura," in Dictionnaire historique afar (1288-1982). France: 2004, p. 250.
  2. Richard K.P. Pankhurst, Economic History of Ethiopia (Addis Ababa: Haile Selassie University Press, 1968), pp. 83 et 249
  3. Richard K.P. Pankhurst, Economic History of Ethiopia (Addis Ababa: Haile Selassie University Press, 1968), pp. 103
  4. Colette Dubois, «Une traite tardive en mer Rouge méridionale: la route des esclaves du golfe de Tadjoura (1880-1936)», in Henri Médard, Marie-Laure Derat, Thomas Vernet, Marie Pierre Ballarin, dir., Traites et esclavages en Afrique orientale et dans l'océan Indien, Paris, Kathala, 2013, p. 197-222.
  5. "Horn of Africa, Monthly Review, September - October 2000", UN-OCHA Archive (accessed 23 February 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]