Ali Sabieh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Ali Sabieh
Ali Sabieh
Ali Sabieh
Administration
Pays Drapeau de Djibouti Djibouti
Démographie
Population 71 230 hab. (2012)
Densité 4 749 hab./km2
Géographie
Coordonnées 11° 05′ 24″ N 42° 25′ 12″ E / 11.09, 42.4211° 05′ 24″ Nord 42° 25′ 12″ Est / 11.09, 42.42  
Altitude 756 m
Superficie 1 500 ha = 15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Afrique

Voir sur la carte Afrique administrative
City locator 11.svg
Ali Sabieh

Géolocalisation sur la carte : Djibouti

Voir sur la carte Djibouti administrative
City locator 11.svg
Ali Sabieh

Ali Sabieh (Cali Sabiix en somali), chef-lieu de la région éponyme, est la deuxième ville de la République de Djibouti.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Ali Sabieh se situe dans le sud-ouest de la région d'Ali Sabieh, au sud de la République de Djibouti, à 90 km de Djibouti, la capitale, et à 10 km de la frontière avec l'Éthiopie.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Ali Sabieh se situe à 756 m d'altitude, dans une vallée au cœur d'un massif granitique.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type tropical aride. Cependant l'altitude permet des températures moins élevées que sur le littoral, avec une température moyenne de 27,5 °C l'été et 17,5 °C l'hiver.

Transports[modifier | modifier le code]

Ali Sabieh est desservie par la route nationale 5 (frontière éthiopienne à Djibouti), qu'empruntent chaque heure des cars faisant les navettes avec la capitale, mais aussi par la ligne ferroviaire Djibouti - Dire Dawa - Addis-Abeba, ainsi que par le petit aéroport (code AITA : AII).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ali Sabieh tient son nom de Abêssalé, que l'on peut traduire par «oued du Serpent»[1].

On trouve parfois durant la période coloniale la graphie «Ali Sabiet»[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

La ville actuelle est créée en 1899, lors de l'installation au sommet d'une colline d'un poste militaire visant à protéger la construction du chemin de fer franco-éthiopien. Il est tenu par un détachement de militaires «soudanais» issus de la mission Marchand.

Ali Sabieh est rattaché au Cercle de Dikhil, en 1931, puis devient le chef-lieu d'un cercle distinct en 1939, avant d'être rattaché au Cercle de Djibouti, de 1946 à 1949, puis à nouveau à celui de Dikhil, de 1952 à 1958, et de retrouver une administration propre à partir de 1958.

La ville, comme l'ensemble de la colonie, a choisi la France de Vichy jusqu'à sa prise par les troupes la France libre en novembre 1942[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Les plus grands noms du monde politique et artistique de la République sont de la ville d'Ali-sabieh et de ses localités. Mahomoud Harbi Farah et Aden Robleh Awaleh sont les plus connue à coté des artistes comme Nima Djama, Fourchette, Abdi Guedi "BawBaw" les artices engagés dans la lutte pour l’indépendance Djiboutienne.

Liste des maires d'Ali Sabieh[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Le peuplement d'Ali Sabieh résulte en partie de l'immigration de trois grandes vagues de réfugiés politiques somaliens, motivée par le massacre d'Aichaa, en 1963, la guerre de l'Ogaden en 1977-78, et le renversement de Mahamed Siyaad Barre, en 1991, ainsi que d'une quatrième vague de réfugiés climatiques, issus des régions d'Aichaa et d'Hadagalah, motivée par la grande sécheresse de 1984.[réf. nécessaire]

En 2012, la population d'Ali Sabieh est estimé à 71 230 habitants, ce qui en fait la deuxième plus grande ville de la République de Djibouti, derrière Djibouti, la capitale.

Éducation[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Ali Sabieh possède un hôpital.

Sport et loisirs[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Grand Bara, étendue désertique où se pratique le char à voile;
  • Mont Arrey;
  • Source d'Il Jano
  • Maisons coloniales en corail (XIXe-XXe s);
  • Casemates (Seconde Guerre mondiale).

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette (dir.), Le Petit Futé Djibouti 2013, Nouvelles éditions de l'université, Paris, 2012
  2. Lippmann (Alphonse), Guerriers et sorciers en Somalie, Paris, Hachette, 1953, 256 p.
  3. Labrousse (Henri), «Le blocus de Djibouti pendant la seconde guerre mondiale», Histoire pour tous, 1967.

Lien interne[modifier | modifier le code]