Stéréotype de la blonde

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Le stéréotype de la blonde est un stéréotype populaire, généralement appliqué aux femmes, selon laquelle les personnes aux cheveux blonds seraient plus naïves, moins intelligentes, et auraient moins de bon sens que la moyenne[1]. Cet archétype a été popularisé par des rôles d'actrices, comme ceux tenus par Marilyn Monroe et Suzanne Somers.

De fait, les blondes sont le sujet de prédilection de plusieurs plaisanteries, souvent assez crues, exploitant ce stéréotype[2]. Le terme de « blondasse[3] » résume à lui seul toutes ses implications et se veut particulièrement offensant. Ce genre de plaisanteries ou d'insultes est parfois apparenté à de la discrimination.

Néanmoins, il faut savoir qu'au Québec (et pas qu'au Québec d'ailleurs), l'expression ma blonde est un terme pour désigner son amoureuse quelle que soit la couleur de ses cheveux (d'où ou d'après la chanson populaire Auprès de ma blonde). C'est l'argument souvent avancé pour soutenir l'idée selon laquelle les blagues sur les blondes seraient en fait des blagues simplement machistes, et non sur les blondes tel qu'on l'entend en France.

Certaines célébrités ont néanmoins exploité ce cliché à leur bénéfice : la chanteuse Dolly Parton composa la chanson Dumb Blonde (« Stupide blonde ») qui se veut être de l'autodérision[4]. D'autres cherchent plutôt à se comporter comme l'archétype même du stéréotype à des fins médiatiques, comme Paris Hilton.

Toutefois, des études aux conclusions contradictoires montrent que ce stéréotype peut avoir des conséquences tant négatives que positives sur la carrière des intéressées[5],[6].

La réalité[modifier | modifier le code]

Aucun fait ne vient corroborer cette élucubration populaire. Les tests de QI ne démontrent aucune différence globale d'intelligence entre cette population et la moyenne de la population[7].

Origine[modifier | modifier le code]

Société médiévale[modifier | modifier le code]

Dans la symbolique héritée des croyances médiévales en Europe, la femme blonde est l'épouse légitime, la femme brune la maîtresse, selon une dualité manichéenne.[réf. nécessaire] La très belle Yseult, la femme aux cheveux d'or, est l'une et l'autre, et est cependant loin d'être naïve. Quant à la rousse elle reprend, comme les roux, la thématique de la couleur de cheveux de Judas donc elle est sorcière.

Théories[modifier | modifier le code]

L'origine du stéréotype de la blonde n'est pas bien connue et la plupart des théories avancées tiennent de la légende urbaine et sont invérifiables.

Dans la plupart des cultures des pays d'Europe de l'Ouest, les cheveux blonds symbolisent la sainteté (les anges blonds) et les enfants (les « chères têtes blondes »). Comme il n'est pas rare qu'en grandissant les personnes nées blondes voient leurs cheveux s'assombrir, il se peut que le blond ait été associé symboliquement à l'enfance, la jeunesse et donc par extension, la naïveté et le manque d'intelligence. En outre, la relative rareté des cheveux blonds (environ 10 % de la population en Europe de l'Ouest) a pu faire que les enfants blonds aient été souvent admirés et que peut-être certains, pour attirer davantage l'attention, aient pris un comportement enfantin, ce qui aurait pu contribuer au mythe.

Mais il est possible que ce stéréotype ait des origines bien plus anciennes : les Romains et les Grecs étaient fascinés par la couleur des cheveux des Celtes et des Nordiques et cherchaient à en imiter la teinte rousse et leur souplesse. Ceux de la région méditerranéenne se teignaient souvent les cheveux, et les courtisans haut placés achetaient des perruques faites de cheveux d'esclaves germains et celtes.

Les cheveux roux et souples, finirent par être associés à la prostitution et à s'attirer les foudres des puristes, qui interdirent la teinture et la décoloration des cheveux. Cet interdit moral dura jusque dans les années 1920. Il est possible que l'aspect « naïf » proprement dit vienne ensuite des femmes victimes des infidélités de leur mari qui cherchaient à se rassurer : elle est blonde donc légère et écervelée.

D'un autre côté, l'hypothèse que ce cliché soit moderne n'est pas complètement à rejeter et il est possible que l'image de la blonde écervelée ait commencé au début du XXe siècle, avec le roman populaire d'Anita Loos (1925) : Les hommes préfèrent les blondes dans lequel le personnage principal, Lorelei Lee, est une chanteuse jolie mais sotte. Le rôle, tenu ensuite en 1953 par Marilyn Monroe dans le film, et la pièce musicale tirée du livre ; ainsi que d'autres dans la même veine tenus par Judy Holliday, Jayne Mansfield, et Betty Hutton auraient grandement contribué à établir le stéréotype alors qu'elles passaient pour intelligentes dans leur vie privée.

La presse, principalement la presse à scandale, joue également un grand rôle dans la diffusion du stéréotype en publiant régulièrement les frasques des « bimbos ».


Dans la littérature, au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Regenberg, Nina (2007), « Are Blonds Really Dumb? », in Mind (magazine) (3)
  2. exemple d'un site de blagues de blondes parmi d'autres sur internet.
  3. Autre exemple de sites sur "l'humour blondes".
  4. www.brainyquote.com I'm not offended by dumb blonde jokes because I know that I'm not dumb. I also know I'm not blonde.
  5. (en) The new blonde bombshell, The Observer, 29 July 2001
  6. Jean-Guillaume Brasseur, « Les blondes sont mieux payées que les autres femmes », Le Figaro,‎ 8 avril 2010 (lire en ligne)
  7. Résultat du test de QI du 4 avril 2007 sur M6 : moyenne des blondes 106
  8. La Minute Blonde, le DVD, Avril 2006