Pourboire

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Un pourboire est une somme d'argent ou une libéralité versée à une personne en remerciement d'un service ou de la qualité de celui-ci. Les pourboires ne sont pas vus de la même manière selon les secteurs d'activité, les pays et les personnes. Depuis le XVIe siècle, cette pratique, synonyme de Pot-de-vin, en fonction de la somme attribuée est considérée comme une corruption à caractère illégal.

Amérique[modifier | modifier le code]

Argentine[modifier | modifier le code]

En Argentine laisser un pourboire n'est pas obligatoire mais il est d'usage de laisser près de 10 % du total de l'addition au restaurant. Généralement on laisse un pourboire aux employés qui effectuent des livraisons. Actuellement[Quand ?] il est envisagé de rendre le pourboire obligatoire. Le pourboire se dit « propina ».

Brésil[modifier | modifier le code]

Au Brésil, il est d'usage de laisser un pourboire correspondant à 10 % du montant de l'addition (il sera du reste partagé entre les serveurs et la cuisine). Or, les restaurants ont pris la mauvaise habitude d'ajouter automatiquement 10 % à l'addition. En ce cas, le client n'est nullement obligé de laisser « les 10 % », mais ne pas le faire est très mal vu (cela voudrait dire que le service était détestable). Le client voulant signaler son contentement peut donner, en plus des 10 %, une somme supplémentaire, à sa discrétion. Certains établissement affichent de manière explicite sur l'addition : « Nous ne faisons pas payer les 10 % ». En ce cas, il est d'usage de quand-même laisser 10 % environ. Note : on dit de moins en moins « gorjeta » (du français « gorge »), mais de plus en plus « os 10 % » (les 10 %).

Canada[modifier | modifier le code]

Le pourcentage des pourboires au Canada est semblable à ceux des États-Unis sauf au Québec où ça avoisine entre 10% et 15% selon la qualité du service.

Le Québec et l'Ontario permettent aux employeurs de payer le salaire minimum aux employés qui peuvent raisonnablement s'attendre à recevoir des pourboires[1]. En Ontario, le salaire minimum est de 10,25 $ de l'heure, avec des exceptions pour les étudiants de moins de 18 ans ne travaillant pas plus de 28 heures par semaine, ceux-ci étant payés 9,60 $ de l'heure. Les serveurs dans les bars et les restaurants sont payés 8,90 $ de l'heure[2]. Le 13 avril 2010, le Toronto Star rapportait que depuis 2009, il est devenu fréquent que des serveurs donnent une partie de leurs pourboires à l'établissement qui les emploie[3].

Traditionnellement, les propriétaires d'établissements et les employés de buffets reçoivent aussi un pourboire équivalent aux restaurants traditionnels.

Les employés qui reçoivent des pourboires ont l'obligation légale de déclarer ces revenus à l'Agence du revenu du Canada et de payer de l'impôt sur ceux-ci. Au Québec, le gouvernement provincial taxe automatiquement les serveurs à raison de 8 % de leurs ventes, peu importe qu'un pourboire ait été reçu ou non. Dans d'autres provinces, cependant, beaucoup d'employés ne déclarent aucunement leurs pourboires, ou encore les déclarent partiellement. En réaction, l'Agence du revenu du Canada a affirmé qu'elle allait examiner soigneusement les déclarations de revenus des personnes raisonnablement censées recevoir des pourboires, afin d'assurer qu'ils soient déclarés de façon réaliste[4].

Chili[modifier | modifier le code]

Au Chili la coutume est de laisser 10 % de la note. Celui-ci n est pas obligatoire. Il dépendra de la qualité du service, mais les salaires étant vraiment bas, les serveurs, livreurs, etc. dépendent souvent des pourboires. Le pouboire se dit, en espagnol, propina.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, la convention est de laisser un pourboire de 15 à 20 % de la facture totale. 15 % est le minimum, et plus de 20 %, correspond à un excellent service. On laisse aussi un pourboire de 10 à 15 % aux taxis.

Europe[modifier | modifier le code]

Allemagne[modifier | modifier le code]

En Allemagne, on a l'habitude de donner un pourboire (allemand : Trinkgeld) entre 5 % et 10 % du montant payé. On fait ainsi dans les restaurants, les estaminets et parfois chez le coiffeur. On ne donne pas de pourboire dans des snack-bars ou quand on est servi par le patron lui-même. Des pourboires minimaux sont considérés comme injurieux ; il vaut même mieux de ne pas en donner du tout. Le pourboire n'est normalement pas laissé à la table, mais on le donne directement au serveur. Pour éviter tout malentendu, on donne son prix au moment de donner l'argent : par exemple si on doit 8,5 € et qu'on tend un billet de 20€ on peut dire : zehn, et le serveur comprendra qu'il doit nous rendre 10 €. Dans le cas, où l'on ne dit rien le serveur est censé rendre l'argent, mais il peut arriver qu'il comprenne que tout est pour lui. Ainsi si l'on doit 9,5 € et qu'on tend un billet de 10€, une part importante des serveurs ne rendra pas la monnaie.

Autriche[modifier | modifier le code]

En Autriche, on a habitude de donner un pourboire (allemand : Trinkgeld) d'environ 10 % du montant payé, tout du moins dans les restaurants et les estaminets. Le pourboire n'est normalement pas laissé sur la table, mais on le donne directement au serveur : on indique au serveur combien d'argent il doit prendre (par exemple si l'on prend une consommation qui coûte 2,90 €, on peut tendre un billet de 5 € au serveur en lui précisant de prendre 3,20 € (Nehmen Sie drei zwanzig!) et il rendra alors 1,80 € de monnaie), ou on donne au serveur le montant de l'addition plus environ 10 % en lui indiquant de garder la monnaie (Paßt schon!). De manière tout à fait anormale, certains serveurs se permettent parfois de s'auto-adjuger le pourboire sans que le client n'ait rien précisé (par exemple, si le client donne 3 € pour régler une consommation de 2,90 €, il arrive que le serveur se permette de lui-même de ne pas rendre la monnaie, à moins que le client ne fasse la remarque…).

Danemark, Suède et Norvège[modifier | modifier le code]

Tout le service est compris dans la note.

Espagne[modifier | modifier le code]

Le pourboire n'est pas compris, c'est une contribution volontaire de chacun.

Finlande[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

À savoir : tout le service (personnel et les couverts) est compris dans la note. En France, le pourboire est de coutume. Dans le domaine de la restauration, il est d'usage d'arrondir par excès le prix lorsqu'on est satisfait du service, par exemple en laissant de la monnaie sur la table. Dans le domaine de l'hôtellerie, il est d'usage de donner un pourboire (usuellement un(des) billet(s)), lors d'une demande particulière, au service de chambre, au bagagiste et au voiturier, lorsqu'on apprécie la qualité du service.[réf. nécessaire]

Hongrie[modifier | modifier le code]

En Hongrie quelques restaurants, surtout dans la capitale, commencent à faire apparaître le service dans la note. Dans ce cas le pourboire ne se justifie pas. Dans les autres cas, il convient de laisser un pourboire de l'ordre de 10 %. Si l'on est pas en mesure de donner la somme exacte, on annonce au serveur la somme majorée que l'on souhaite payer avant qu'il ne rende la monnaie. Cependant il est aussi possible de laisser le pourboire sur la table.

Islande[modifier | modifier le code]

Irlande[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Il est conseillé de donner un pourboire à un serveur en Italie. Ce geste est considéré comme un compliment : vous faites comprendre que la qualiter des services. Surtout vrai en Sicile et en Calabre.

Lituanie[modifier | modifier le code]

En Lituanie, on a habitude de donner un pourboire dans les restaurants, clubs, pubs entre 5 % et 10 % du montant payé. Cela est également le cas pour les taxis.

Luxembourg[modifier | modifier le code]

Au Luxembourg, on a habitude de donner un pourboire dans les restaurants et les estaminets entre 5 % et 10 % du montant payé, comme en Allemagne.

République tchèque[modifier | modifier le code]

En République tchèque il est très mal vu de ne pas laisser de pourboire, la manière de le laisser y est différente: en payant on dit la somme que l'on souhaite payer.

il est d'usage que les barmans ne rendent pas les pièces de 1 et 2 couronnes.

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Selon l'agence britannique du tourisme[1], donner un pourboire n’est pas toujours obligatoire au Royaume-Uni. Si vous avez trouvé que le service était très bon et que vous souhaitez montrer que vous l’avez vraiment apprécié, voici quelques éléments :

Hôtels : La plupart des factures d’hôtels incluent le service (entre 10 et 12 % de la note). Lorsque le service n’est pas inclus dans l’addition d’un restaurant d’hôtel, on laisse habituellement un pourboire de 10 à 15 % de la note. En ce qui concerne les chambres, vous pouvez laisser un pourboire optionnel au personnel d’étage.

Restaurants : La plupart des additions de restaurants incluent le service ; vérifiez la note afin d’éviter de donner deux pourboires. Quand le service n’est pas inclus, il est habituel de laisser un pourboire de 10 à 15 % de la note. Certains restaurants suggèrent désormais un montant de pourboire directement sur l’addition globale.

Slovénie[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

  • Depuis 1985, le service est compris dans le prix de la consommation au restaurant ou au café. Reste que, pour un service de qualité, voire exceptionnel, les clients peuvent arrondir au-dessus afin de laisser un pourboire au serveur. Ce sera même bien perçu.[réf. nécessaire]

Asie[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

En Chine, on ne laisse jamais de pourboire dans les établissements chinois. On pourra vous courir après dans la rue si jamais vous laissiez de la monnaie. En revanche, dans les restaurants étrangers et grands hôtels, on a l'option de laisser un pourboire, ainsi qu'aux livreurs à domicile, mais ce n'est pas systématique. On ne laisse pas de pourboire aux chauffeurs de taxi. Les règles s'assouplissent dans les grandes villes internationales comme Shanghai ou Pékin.

Corée du Sud[modifier | modifier le code]

Japon[modifier | modifier le code]

Concernant le Japon, le pourboire y est inexistant. En effet, il est perçu comme un manque de respect envers les serveurs et les cuisiniers du restaurant en question.

Malaisie[modifier | modifier le code]

Thaïlande[modifier | modifier le code]

Le prix sur une addition comprend toujours le service. L'usage est de laisser dans un restaurant, un bar ou une discothèque la somme 20 bahts de pourboire. Cependant ce n'est pas une obligation mais ceci permet de ne "pas perdre la face".

Autres pays[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

En Algérie, le pourboire n'est ni généralisé ni obligatoire. Cependant, il est accepté de laisser une petite somme au serveur du restaurant ou d'arrondir le tarif avec le chauffeur de taxi.

Maroc[modifier | modifier le code]

Au Maroc, les pourboires sont courants, surtout dans les restaurants des grandes villes touristiques (Marrakech, Agadir ...) , mais aussi pour les services de gardiennage de voiture (gardiens), parfois le pourboire représente 100 % de leurs salaires. Cependant, le pourboire n'est pas obligatoire.

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

En Afrique du Sud, il est précisé sur les menus et les notes des restaurants (tout particulièrement dans les endroits touristiques) que le service n'est pas inclus dans le prix et qu'il est d'usage de laisser un pourboire de 10 % à 15 % du montant de la note. Il y a d'ailleurs un endroit où renseigner le montant laissé comme pourboire, la somme note + pourboire étant alors calculée par le serveur et pouvant être payés en une transaction, éventuellement même par carte bleue. Ces pourboires, généralement supérieurs à la moyenne, sont remboursables car figurant sur la note de frais.

Australie[modifier | modifier le code]

Égypte[modifier | modifier le code]

Le pourboire est très important en Égypte dans le secteur du tourisme, pour les chauffeurs, les serveurs dans les restaurants, les personnels des hôtels et les guides (entre 20 et 40 euro par personne par semaine).

Maurice[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Le pourboire n'est pas obligatoire en Nouvelle-Zélande ; il représente vraiment l'appréciation d'un bon service. Au restaurant, le pourboire représente en général 5 à 10 % de l'addition (pas dans un café) si vous pensez avoir eu un service de qualité exceptionnelle.

Turquie[modifier | modifier le code]

Le pourboire n'est pas obligatoire en Turquie ; il représente vraiment l'appréciation d'un bon service au restaurant, mais il est d'usage de laisser près de 10 % du total de l'addition. Quelques restaurants incluent déjà « le frais de service - 10 % » dans l'addition, dans ce cas ce n'est pas impoli si vous ne laissez pas de pourboire.

Tunisie[modifier | modifier le code]

Il est de coutume de donner le pourboire aux serveurs des restaurants, des cafés, aux porteurs de bagages, aux gardiens de parkings. Toutefois, la valeur du pourboire a généralement dépendu en pratique de la qualité de service ainsi que du montant de la facture. Elle est généralement de l’ordre de 10 %[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Minimum Wage Rates Across Canada », Manitoba Labour and Immigration (consulté en 2011-07-07)
  2. (en) « Minimum Wage - Ontario Ministry of Labour » (consulté en 2011-07-07)
  3. (en) « Restaurant bosses take bigger share of the tip », Toronto Star,‎ 13 avril 2010 (lire en ligne)
  4. (en) McCracken, D.L., « Revenue Canada to Tax Wait Staff's Tips » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), HalifaxLive.com, 2005-05-23. Consulté le 2011-07-07
  5. (fr) http://tunisie.co/index.php/article/62/voyage/informations/pourboire-124011 Pourboire en Tunisie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]