Silvina Ocampo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ocampo.

Silvina Ocampo

Description de cette image, également commentée ci-après

Silvina Ocampo en 1979.

Activités écrivain
Naissance 28 juillet 1903
Buenos Aires, Drapeau de l’Argentine Argentine
Décès 14 décembre 1993 (à 90 ans)
Buenos Aires, Drapeau de l’Argentine Argentine
Langue d'écriture Espagnol
Genres poésie, nouvelle fantastique

Silvina Ocampo (Buenos Aires, le 28 juillet 1903 - id. le 14 décembre 1993) est une écrivaine argentine dont les domaines de prédilection sont la poésie et la nouvelle appartenant au genre du fantastique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en Argentine en 1903, au 550 de la rue Viamonte à Buenos Aires, Silvina Ocampo est la cadette d'une famille de six sœurs.
Ses parents, Manuel Ocampo et Ramona Aguirre, issus tous les deux de familles aisées de l’élite aristocratique argentine, lui offrent à l’adolescence de poursuivre ses études à Paris. Elle accepte l’offre avec joie et excitation et entreprend de suivre des cours de dessin et de peinture sous la tutelle de Giorgio de Chirico et de Fernand Léger, artistes déjà réputés. C'est par la découverte de ce nouveau monde artistique qu'elle compose ses premiers essais littéraires.

Lorsque Silvina Ocampo termine ses études, sa sœur aînée, Victoria, femme influente et éditrice du magazine argentin à succès SUR, l’invite à écrire pour elle. Ainsi, pendant environ vingt-cinq ans, elle écrit pour ce magazine des articles, poèmes et nouvelles. C’est par l’entremise de SUR qu'elle se fait connaître auprès du grand public et qu’elle réussit à se tailler une place parmi les illustres écrivains du Río de la Plata.
Dès son entrée dans le monde littéraire, elle se lie d’amitié avec beaucoup d’écrivains sud-américains qui deviendront plus tard célèbres, tel Jorge Luis Borges. C’est en compagnie de ce dernier qu’elle rencontre, à l’âge de 28 ans, l’homme de sa vie, Adolfo Bioy Casares, autre écrivain argentin, qu’elle épouse en 1940, et avec qui elle aura une fille, Marta.

Comparativement à ses collègues et amis, Silvina Ocampo est une femme réservée qui, malgré son succès, refuse de se « médiatiser ». Sa notoriété est ainsi longtemps demeurée dans l’ombre de celles de ses fidèles acolytes. Malgré cela, elle collabore avec Borges et Casarès à deux anthologies de la littérature fantastique de l'époque, Antología de la literatura fantástica, en 1940, et Antologìa poética argentina, en 1941.

Les domaines de prédilection de Silvina Ocampo restent, malgré la parution de ces deux anthologies, la poésie et l’écriture de nouvelles.
Dans sa carrière d’écrivaine, elle publie sept recueils de nouvelles entre 1937 et 1988 et traduit une bonne vingtaine d’œuvres de ses auteurs favoris, tel Edgar Allan Poe. On compte parmi ses ouvrages les plus marquants : Los que aman odian (roman policier, écrit en collaboration avec Adolfo Bioy Casares) en 1946, Autobiografía de Irene (recueil de nouvelles) en 1948, Los nombres (poèmes) en 1953 et La furia y otros cuentos (recueil de nouvelles) en 1959.

Silvina Ocampo s’éteint à son domicile, en 1993.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Silvina Ocampo a reçu un grand nombre de prix tout au long de sa carrière.
En 1953, elle se voit offrir le deuxième prix à la compétition nationale de poésie d’Argentine pour son recueil Los nombres, et le premier prix, à cette même compétition neuf ans plus tard, pour son poème Lo amargo por dulce.
Elle se distingue également lors de la remise des prix du Premio Club de los XIII en 1988 pour Cornelia frente al espejo.
Elle se voit également remettre le « Gold Pen » par le PEN club, l'association internationale d’écrivains qui défend la liberté d’expression.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Faits divers de la Terre et du Ciel, (en espagnol : El Destino en la ventanas), trad. de Françoise Rosset, préface de Jorge Luis Borges, introduction d'Italo Calvino, Paris, Éditions Gallimard, coll. « Du monde entier », 1974, 280 p. (ISBN 2-07-028917-6) qui réunit vingt-cinq nouvelles tirées de trois recueils différents :
    • Autobiografía de Irene (contes), Buenos Aires, Sur, 1948.
    • La furia (contes fantastiques), Buenos Aires, Sur, 1959. Réédition, Orión, 1976.
    • Las invitadas (contes), Buenos Aires, Losada, 1961. Réédition, Orión, 1979.
  • Ceux qui aiment haïssent, avec Adolfo Bioy Casares, [« Los que aman, odian »], trad. de André Gabastou, Paris, Éditions Christian Bourgois, coll. « Du monde entier », 1989, 148 p. (ISBN 2-267-00629-4)
  • La Tour sans fin, [« La torre sin fin »], trad. de Pierre Frémont, Toulouse, France, Éditions Milan, coll. « Zanzibar », 1992, 84 p. (ISBN 2-86726-835-4)
  • Mémoires secrètes d'une poupée, [«  Y así sucesivamente »], trad. de Françoise Rosset, Paris, Éditions Gallimard, coll. « L'Imaginaire », 2012, 248 p. (ISBN 978-2-07-013859-3)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

  • Gérald Larrieu, « Las travesuras peligrosas. Por una lectura de Las vestiduras peligrosas de Silvina Ocampo », université François-Rabelais, Tours, décembre 2006