Victoria Ocampo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ocampo.
Victoria Ocampo

Victoria Ocampo Aguirre, née à Buenos Aires le et morte le , est une femme de lettres et une éditrice argentine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Victoria Ocampo est l'aînée de six sœurs nées dans une riche famille de Buenos Aires. Leur éducation est assurée par deux institutrices, une Française et une anglaise, ce qui leur permet de s'ouvrir à d'autres cultures. Elle épouse, assez jeune, un homme de son milieu, séduisant et cultivé, mais le mariage est un échec.

Elle se lie alors d'amitié avec de nombreux intellectuels, tels Rabîndranâth Tagore (1861-1941), Jules Supervielle (1884-1960), Jorge Luis Borges (1899-1986), Hermann von Keyserling (1880-1946).

Elle rencontre à Paris, à la fin des années 1930, Pierre Drieu La Rochelle (1893-1945), et avec lui visite Paris, Londres et Berlin. Puis, après avoir rompu avec Drieu, en 1931, Victoria repart pour l'Argentine où elle fonde la revue SUR qui publie Borges, Henri Michaux, André Malraux et Martin Heidegger, mais pas Drieu : « Tu es Pierre et sur cette pierre je ne bâtirai pas mon église », lui aurait-elle dit[1]. Ils restent néanmoins de grands amis. Il figure d'ailleurs dans le n° 1 de SUR (été 1931)[2] et les n° 192/194 (octobre-décembre 1950). Elle fait la connaissance de Roger Caillois, début 1939, qu'elle invitera à séjourner chez elle, en Argentine, en juillet de la même année. Bloqué par la guerre, Roger Caillois séjournera en Argentine jusqu'en 1944, très proche de Victoria Ocampo. Elle est alors influencée par la pensée social-chrétienne de Jacques Maritain.

Elle fut membre du Comité d'honneur du Centre culturel international de Royaumont.

Œuvres en français[modifier | modifier le code]

  • Correspondance Victoria Ocampo-Roger Caillois, lettres rassemblées et présentées par Odile Felgine, avec la collaboration de Laura Ayerza de Castilho, Stock, 1997, Paris
  • Drieu, traduit de l'espagnol par André Gabastou, préface de Julien Hervier, éd. Bartillat, 153 p.
  • Le Rameau de Salzbourg, traduit de l'espagnol par André Gabastou, éd. Bartillat
  • Lettres d'un amour défunt : Correspondance 1929-1945 (correspondance avec Pierre Drieu La Rochelle), éd. Bartillat, 2009, prix Sévigné 2010[3]
  • En témoignage, traduit de l'espagnol par Anne Picard, Des femmes-Antoinette Fouque, 2012
  • "Dialogue", entretien, textes rares, lettres inédites, Jorge Luis Borges, Victoria Ocampo, Préface de Maria Kodama, Introduction d'Odile Felgine, Traduction d'André Gabastou, Bartillat/Sur, Paris, 2014

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cité par Jean d'Ormesson dans son article « La belle étrangère de Drieu », Le Figaro du 14/10/2007.
  2. Victoria Ocampo, biographie, par Laura Ayerza de Castilho et Odile Felgine, préambule d'Ernesto Sábato, Criterion, Paris, 1990.
  3. « Le prix Sévigné honore Drieu La Rochelle », sur Le Magazine litteraire,‎ 3/02/2011 (consulté en 6/02/2011)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

  • Chiappini, Julio (2012): Victoria Ocampo. Biografía", Rosario, Editorial Fas, 2 vol.

Articles connexes[modifier | modifier le code]