Scipione Maffei

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Scipione Maffei, marquis italien, né le 1er juin 1675 à Vérone et mort dans cette même ville le 11 février 1755, est un écrivain et critique d'art italien, auteur de nombreux articles et pièces de théâtre. Sa famille est originaire de Bologne.

Scipione Maffei

Biographie[modifier | modifier le code]

Maffei étudie pendant cinq années au collège jésuite pour nobles de Parme. Il est reçu en 1698 à l'académie romaine des Arcades, dont il fonde la colonie de Vérone.

En 1703, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne, il se porte volontaire pour combattre dans les troupes bavaroises. L'année suivante, il prend part à la bataille de Schellenberg, à la tête de cinq bataillons d'infanterie.

En 1709, à Padoue, il fait paraître avec Apostolo Zeno et Vallisneri le Giornale dei letterati d'Italia, une éphémère revue savante. On note en particulier son article sur le nouvel instrument de musique inventé par Bartolomeo Cristofori, le piano-forte, écrit à partir des informations directement obtenues du facteur.

Il écrit plusieurs tragédies, notamment Mérope en 1713. Elle est jouée pour la première fois en 1714 en Italie, et le fait connaître dans toute l'Europe. Il est également l'auteur du livret de La fida ninfa, opéra de Antonio Vivaldi représenté en 1732 au Teatro Filarmonico de Vérone.

Il acquiert une grande réputation avec sa Scienza cavalleresca, publiée en 1710 ; il y fait l'éloge du peuple romain, peuple juste et civil, et dénonce l'héritage du Moyen Âge, issu des invasions barbares, qui a abouti à une fausse conception de l'honneur nobiliaire.

À partir de 1718, il s'intéresse à l'archéologie de sa ville natale, et ses recherches lui permettent de publier un ouvrage intitulé Verona illustrata (1731-1732). Il effectue ensuite un voyage de quatre années en France, en Angleterre, aux Pays-Bas et en Allemagne. Il s'intéresse aussi à l'épigraphie et publie avec son ami, le chanoine Jean-François Séguier (1703-1784) un recueil d'inscriptions latines et grecques en 1732.

À son retour, il fait construire un musée, auquel il fait don de ses collections archéologiques et artistiques personnelles.

À la fin de sa vie, il s'intéresse également à l'astronomie et à la physique, et fait construire un observatoire. Aujourd'hui, un lycée de Vérone porte son nom.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Scipione Maffei, Epistolario (1700-1755), éd. par Celestino Garibotto, Milan, Giuffré, 1955, 2 vol.
  • MAFFEI, S., Prospectus universalis collectionis Latinarum veterum ac Graecarum, ethnicarum et Christianarum inscriptionum, Vérone, 1732.
  • Arnaldo Momigliano, "Gli studi classici di Scipione Maffei", Giornal storico della Letteratura italiana, CXXXIII, 1956, p. 363-383.
  • Giuseppe Silvestri, Scipione Maffei, europeo del Settecento, Vérone, Neri Pozza, 1968.
  • Gian Paolo Marchi, Un Italiano in Europa. Scipione Maffei tra passione antiquaria e impegno civile, Vérone, Libreria Universitaria Editrice, 1992.
  • Scipione Maffei - Merope, a cura di Stefano Locatelli, Pisa, Ets, 2008.