SMS Braunschweig

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Braunschweig
Image illustrative de l'article SMS Braunschweig
Le SMS Braunschweig

Histoire
A servi dans War Ensign of Germany 1903-1918.svg Kaiserliche Marine
Flag of Weimar Republic (jack).svg Reichsmarine
Quille posée 24 octobre 1901
Lancement 20 décembre 1902
Armé 14 avril 1904
Statut rayé le 31 mars 1931
Caractéristiques techniques
Type Pré-Dreadnought Classe Braunschweig
Longueur 127,7 m
Maître-bau 22,2 m
Tirant d'eau 8,1 m
Déplacement 13 208 t
Port en lourd 14 394 t
Propulsion 3 moteurs à triple expansion (14 chaudières)
Vitesse 18 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage Ceinture : 100 mm à 255 mm
Pont : 40 mm
Kiosque: 140 mm
Tourelles : 250 mm
Casemates : 150 mm
Armement (2 × 2) canons de 240 mm
14 canons de 170 mm
18 canons de 88 mm
6 tubes lance-torpilles de 450 mm
Rayon d'action 5 200 nmi à 10 nœuds (1 600 tonnes de charbon et 240 tonnes de mazout)
Autres caractéristiques
Équipage 35 officiers et 708 hommes
Chantier naval Arsenal Germania

Le SMS Braunschweig[1] est un cuirassé pré-dreadnougth de la classe Braunschweig, dont il est le navire de tête. Il est construit par la marine impériale allemande et lancé en 1901. Ses sister-ships sont les SMS Lothringen, SMS Elsaß, SMS Hessen et SMS Preußen.

Construction[modifier | modifier le code]

La quille du Braunschweig a été posée le 24 octobre 1901, au chantier Arsenal Germania de Kiel. Il s'agissait du troisième navire de la ligne de ce chantier pour la Marine impériale. Le lancement a eu lieu le 20 décembre 1902. Le baptême a été réalisée par le Régent du duché de Brunswick, le prince Albert de Prusse, qui a prononcé le discours de baptême. Le Braunschweig a été mis en service le 14 avril 1904[2], son coût était de 23 893 000 marks-or[3].

Le navire avait une longueur de 127,7 m et une largeur de 22,2 m et un tirant d'eau de 8,1 m. Le navire a été alimenté par trois moteurs à triple expansion. La vapeur était fourni par huit chaudières de type tube à eau et six chaudières à tubes de fumées, toutes fonctionnant au charbon. Sa puissance était de 13 000 kW générant une vitesse de pointe de 18 nœuds[3].

L'armement du Braunschweig se composait d'une batterie principale de quatre canons de 240 mm dans deux tourelles jumelles, une à l'avant et l'autre à l'arrière de la superstructure centrale. Son armement secondaire était composée de 14 canons de 170 mm et 18 canons de 88 mm. L'armement fut complétée par six tubes lance-torpilles[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de la mise en octobre 1904, le Braunschweig fut affecté à la Division II de l'escadron II de la flotte allemande. Il fut rejoint par son sister-ship le SMS Elsaß le mois suivant, la Division II fut complétée par le vieux cuirassé SMS Weißenburg. La marine allemande en 1905 se composait de quatre divisions de trois cuirassés chacun, avec deux divisions par escadron, appuyée par une division de croiseur, composée de deux croiseurs cuirassés et six croiseurs protégés[2].

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, le Braunschweig fut affecté à l'escadron de bataille IV de la Hochseeflotte. L'escadron était commandé par le vice-amiral Ehrhard Schmidt. En juillet 1915, suite à la perte du mouilleur de mines SMS Albatros dans la mer Baltique, les navires de l'escadron IV furent transférés pour renforcer les forces navales allemandes dans la région. Le 11 et 19 juillet, les croiseurs allemands, avec l'appui des navires de l'escadron IV, effectuèrent des rafles dans la mer Baltique, mais sans engager les forces russes.

En août 1915, la flotte allemande tenta de dégager le golfe de Riga des forces navales russes, afin d'aider l'armée allemande avance sur la ville. L'escadron IV a été rejoint par l'escadron I, qui se composait de huit cuirassés de classe Nassau et Helgoland de la Hochseeflotte, ainsi que trois croiseurs de bataille et une foule de petites embarcations. La force opérationnelle fut placée sous le commandement du vice-amiral Franz von Hipper, mais le vice-amiral Schmidt conserva le commandement opérationnel. Dans la matinée du 8 août, les Allemands firent leur poussée initiale dans le golfe ; le Braunschweig et l’Elsaß furent chargés d'engager le pré-dreadnought russe Slava et l'empêcher de perturber les dragueurs de mines allemands. Toutefois, lorsqu'il devint évident que les dragueurs de mines ne pouvait pas dégager le champ de mines avant la nuit, Schmidt annula la tentative. Une deuxième tentative fut faite le 16 août, mais cette fois, le Braunschweig resta hors du golfe alors que le dreadnoughts SMS Nassau et SMS Posen engagèrent le Slava. Le 19 août, les champs de mines russes furent nettoyés et la flottille entra dans le golfe. Mais les rapports sur les sous-marins alliés dans la région incitèrent les Allemands à mettre fin à l'opération le jour suivant.

Le 12 octobre, le sous-marin britannique HMS E18 tira une seule torpille sur le Braunschweig, mais elle échoua à atteindre son objectif. En raison de pénuries de main-d'œuvre, les navires de l'escadron IV furent démobilisés. En 1916, le Braunschweig devint un navire-école. Le 20 août 1917, il fut transféré à Kiel pour être utilisé comme navire caserne[2]. Dans ce rôle, le navire a soutenu la flottille de sous-marins III.

Le traité de Versailles, qui a mis fin la guerre, a précisé que l'Allemagne était autorisé à conserver six cuirassés de types Deutschland ou Lothringen. Le Braunschweig fut choisi pour rester en service actif avec la nouvelle réforme de la Reichsmarine[2]. Le navire fut modernisé à la Kriegsmarinewerft à Wilhelmshaven de 1921 à 1922[3]. En 1923, le pont du Braunschweig fut reconstruit et agrandi. Avec l’Elsaß et le cuirassé SMS Schlesien de la classe Deutschland, il fut affecté à la station de la mer du Nord. Le navire servit avec la flotte jusqu'en 1926, quand elle fut retirée du service actif et mis en réserve. Le 31 mars 1931, le Braunschweig a été radié du registre naval et temporairement utilisée comme ponton à Wilhelmshaven, avant d'être envoyé à la ferraille[2].

Commandants[modifier | modifier le code]

Du 15 octobre 1904 au 30 juillet 1913
15 octobre 1904 à septembre 1905 Capitaine de vaisseau Alfred Ehrlich
Septembre 1905 à septembre 1907 Hermann Jacobsen
Septembre 1907 au 30 septembre 1908 Capitaine de vaisseau Richard Eckermann
1er octobre 1908 au septembre 1909 Capitaine de vaisseau Friedrich Schrader
Septembre 1909 à septembre 1910 Capitaine de vaisseau Karl Wilbrandt
Septembre 1910 au 31 juillet 1912 Capitaine de vaisseau Georg von Ammon
1er août 1912 au 30 novembre 1912 Capitaine de corvette Paul Schrader (équipage réduit)
1er décembre 1912 au 30 juillet 1913 Capitaine de vaisseau Karl Thorbecke
Du 1er août 1914 au 20 août 1917
1er août 1914 Capitaine de vaisseau Freiherr Gottfried von Dalwigk zu Lichtenfels
Août 1914 à juillet 1916 Capitaine de vaisseau Max Lans
Juillet 1916 à août 1916 Capitaine de vaisseau Reinhold Schmidt
Août 1916 à décembre 1916 Capitaine de corvette Walter Mehnert (équipage réduit)
Décembre 1916 à mai 1917 Capitaine de corvette Leo Hertzer (équipage réduit)
Mai 1917 à juin 1917 Capitaine-lieutenant Franz Wilde (équipage réduit)
Août 1912 au 20 août 1917 Capitaine de corvette Günther Paschen (équipage réduit)
Du 1er décembre 1921 au 31 janvier 1926
1er décembre 1921 à janvier 1922 Capitaine de corvette Franz Claassen (équipage réduit)
Janvier 1922 à 28 février 1922 Capitaine de corvette Albrecht Meißner (équipage réduit)
1er mars 1923 à octobre 1923 Capitaine de vaisseau Adolf Pfeiffer
Octobre 1923 à janvier 1925 Capitaine de vaisseau Franz Wieting
Janvier 1925 au 31 janvier 1926 Capitaine de vaisseau Gottfried Hansen

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nommé d'après l'ancien Duché de Brunswick
  2. a, b, c, d, e et f Gröner, p. 20
  3. a, b et c Gröner, p. 18

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Breyer, Siegfried: Die Marine der Weimarer Republik. Marine-Arsenal Sonderheft, Bd. 5, Podzun-Pallas Verlag, Friedberg 1992. ISBN 3-7909-0464-3
  • (de) Erich Gröner, Dieter Jung, Martin Maass, Die deutschen Kriegsschiffe 1815-1945, Munich, Bernard & Graefe Verlag, 1982
  • (de) Hildebrand, Hans H./Albert Röhr/Hans-Otto Steinmetz: Die deutschen Kriegsschiffe: Biographien - ein Spiegel der Marinegeschichte von 1815 bis zur Gegenwart, Koehlers Verlagsgesellschaft, Herford
  • (de) Jürgen Schultz: Ein Schiff namens „Braunschweig“. Rund um den Stapellauf des Linienschiffes „Braunschweig“ der Kaiserlichen Deutschen Marine am 20. Dezember 1902, In: Kleine Schriften, Nr. 15, herausgegeben von Stadtarchiv Braunschweig und Stadtbibliothek Braunschweig, Braunschweig 1986