Robin Cook (homme politique britannique)

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Robin Cook
Robin Cook en décembre 1997.
Robin Cook en décembre 1997.
Fonctions
Leader de la Chambre des Communes
Lord Président du Conseil
8 juin 200117 mars 2003
Premier ministre Tony Blair
Prédécesseur Margaret Beckett
Successeur John Reid
Secrétaire d'État des Affaires étrangères et du Commonwealth
2 mai 19978 juin 2001
Premier ministre Tony Blair
Prédécesseur Malcolm Rifkind
Successeur Jack Straw
Président du Parti socialiste européen
11 juin 200120 juin 2004
Prédécesseur Rudolf Scharping
Successeur Poul Nyrup Rasmussen
Membre du Parlement
pour Livingston
9 juin 19836 août 2005
Membre du Parlement
pour Édimbourg centre
28 février 19749 juin 1983
Biographie
Date de naissance 28 février 1946
Lieu de naissance Bellshill, Écosse
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date de décès 6 août 2005 (à 59 ans)
Lieu de décès Inverness, Écosse
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Parti socialiste européen
Diplômé de Université d'Édimbourg
Religion Aucune (Athéisme)

Signature

Robert Finlayson Cook dit Robin Cook était un homme politique britannique né le 28 février 1946 et mort le 6 août 2005.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robin Cook a été député parti travailliste du centre-ville d'Édimbourg entre 1974 et 1983, puis de Livingston, dans le West Lothian de 1983 à 2005.

En 1997, il fut au centre d'un scandale en raison d'une liaison adultère de longue date avec sa secrétaire, Gaynor Regan. Robin Cook s'était d'abord marié avec Margaret et le couple eut deux garçons. Puis, il s'est ensuite marié avec sa secrétaire, après que Tony Blair lui eut demandé de choisir une fois pour toutes[1]. Sa première épouse Margaret a écrit un livre dans lequel elle accusait son ex-époux d'être dépressif et alcoolique.

Entre 1997 et 2001, Cook a été le ministre des Affaires étrangères du cabinet d'Anthony Blair, puis il est devenu ministre des relations avec le Parlement entre 2001 et 2003. Cook quitte le gouvernement en désaccord avec le Premier ministre sur la décision d'engager le Royaume-Uni dans la guerre en Irak (2003-2005) au côté des États-Unis de George Walker Bush.

Au début 2003, il faisait partie des chefs de cabinets opposés à une action militaire contre l'Irak, et le 17 mars, il démissionna du cabinet. Il donna comme raison : « Je ne peux pas accepter une responsabilité collective pour la décision d'envoyer la Grande-Bretagne maintenant dans une action militaire en Irak sans un agrément international ou de l'opinion britannique. » Son Discours de démission à la House of Commons, reçu une ovation sans précédents par ses collègues MP et fut décrit ainsi par Andrew Marr de la BBC : « sans aucun doute, un des discours de démission les plus efficaces, brillants de la politique britannique moderne »[2]. Inhabituellement pour le parlement britannique, son discours fut accueilli par de forts applaudissements de tous partis (en commençant par ceux du labour et des démocrates libéraux opposés à la guerre) ainsi que du public. Selon The Economist, c'est le premier de tous les discours à être reçu par une ovation debout dans l'histoire du parlement.

Après son départ du gouvernement, il devient chroniqueur politique pour le quotidien The Guardian et participe aux débats des partis de centre-gauche européen. Cook était, par exemple, membre du comité d'orientation scientifique de l'association fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, À gauche en Europe.

Divers observateurs pronostiquaient un retour de Robin Cook au gouvernement si son allié Gordon Brown avait succédé plus tôt à Tony Blair.

Al-Qaida[modifier | modifier le code]

Cook décrit Al-Qaida comme une erreur de calcul occidentale. Il écrit dans la presse en 2005 : « Ben Laden fut le produit d'une erreur de calcul monumentale de la part des agences de renseignements occidentales. Il fut armé par la CIA pendant les années 1980 et financé par l'Arabie saoudite pour porter le jihad contre l'occupation russe en Afghanistan. Al-Qaida, qui signifie littéralement la "base de données", était originellement les fichiers informatiques regroupant les milliers de moujahidines recrutés et formés par la CIA pour vaincre les Russes »[3].

Sa mort et des rapports conflictuels[modifier | modifier le code]

Le 6 août 2005 Cook était avec sa femme Gaynor en montagne, à Ben Stack en Écosse, quand il fut atteint d'une violente attaque cardiaque. Les premiers rapports disaient qu'il fallait s'attendre à ce qu'il meure avant d'atteindre le sommet[4], mais selon son dernier SMS il l'avait déjà atteint et redescendait[5]. Sa femme déclara qu'il s'était effondré et qu'après avoir crié elle avait demandé à un inconnu d'utiliser son téléphone portable, à 14h23. Dans l'urgence Gaynor ne monta pas dans l'hélicoptère et descendit la montagne avec la personne qui avait prêté son téléphone[6]. Cook fut emmené à 15:01 à l'hôpital Raigmore d'Inverness où il fut déclaré mort à 16h05. L'examen post-mortem révéla qu'il était mort d'une hypertension cardiaque[7], bien que les ambulanciers sur place estimaient qu'il s'était rompu le cou.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) International Herald Tribune - Robin Cook quit cabinet to protest British role in Iraq
  2. (en) BBC NEWS - Cook's resignation speech
  3. (en) The struggle against terrorism cannot be won by military means
  4. (de) Der Spiegel - Britischer Ex-Außenminister Cook mit 59 Jahren gestorben
  5. (en) Scotsman - Robin scaled many great heights - he died in his prime
  6. (en) Times - A wife's agony and the 45-minute battle for life on a mountainside
  7. (en) BBC NEWS - Heart disease caused Cook's death

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