Réalgar

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Réalgar
Catégorie II : sulfures et sulfosels[1]
Réalgar, Roumanie

Réalgar, Roumanie
Général
Numéro CAS 12044-30-3
Classe de Strunz 2.FA.15a
Formule brute As4S4  [Polymorphes]
Identification
Masse formulaire[2] 427,946 ± 0,02 uma
As 70,03 %, S 29,97 %,
Couleur rouge-orangé
Classe cristalline et groupe d'espace prismatique; P 21/n
Système cristallin monoclinique
Réseau de Bravais primitif P
Macle possible
Clivage bon sur {010}, moins bon sur {100}, {101}, {120}, {110}
Cassure sectile
Habitus massif, pulvérulent, cristaux prismatiques
Échelle de Mohs 1,5 - 2
Trait rouge à jaune orangé
Éclat adamantin à mat
Propriétés optiques
Indice de réfraction α=2,538 β=2,684 γ=2,704
Pléochroïsme rouge foncé, rouge-orangé
Biréfringence Δ=0,166 ; biaxe négatif
Transparence transparent à translucide
Propriétés chimiques
Densité 3,6
Fusibilité Légèrement fusible en produisant des vapeurs toxiques
Solubilité Partiellement soluble dans les acides et dans KOH
Comportement chimique ATTENTION : jaunit à la lumière et se désagrège (conserver dans l'obscurité)
Propriétés physiques
Magnétisme aucun
Radioactivité aucune
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

Le réalgar est une espèce minérale, composée de sulfure d'arsenic de formule As4S4.

Historique de la description et appellations[modifier | modifier le code]

Inventeur et étymologie[modifier | modifier le code]

La première description est faite par Johan Gottschalk Wallerius en 1747. Le mot viendrait de l'arabe « rhag al-ghar » (poussière de caverne), ou de « rhag al-far » (poudre des rats) du fait d'une erreur de lecture : le réalgar était effectivement utilisé comme mort-aux-rats[3].

Unité cellulaire du réalgar

Synonymie[4][modifier | modifier le code]

Caractéristiques physico-chimiques[modifier | modifier le code]

Cristallochimie[modifier | modifier le code]

Sous l'action de la lumière, le réalgar a tendance à s'altérer en pararéalgar, dont la structure est très similaire à celle de l'orpiment (As2S3). Les recherches des années 1980 de Roberts et al. ont permis de lever les ambigüités entre ces deux matériaux. En effet, l'orpiment ne peut thermodynamiquement pas se former à partir du réalgar si la pression de [[S2(g)]] est trop faible, ce qui est le cas dans l'atmosphère terrestre.

Cristallographie[modifier | modifier le code]

  • Paramètres de la maille conventionnelle : a = 9,29 Å, b = 13,53 Å, c = 6,57 Å, Z = 16; beta = 106,883 ° V = 790,22 Å3
  • Densité calculée = 3.60

Gîtes et gisements[modifier | modifier le code]

Gîtologie et minéraux associés[modifier | modifier le code]

Gîtologie 
Minéral commun des veines hydrothermales à basse température, associé aux minéraux de l'arsenic et de l'antimoine.
minéraux associés 
orpiment, arsenolite, calcite, barytine.

Gisements remarquables[modifier | modifier le code]

En France

On trouve également des gisements aux États-Unis (Nevada), en Russie (Caucase) ou encore en Suisse ou en Roumanie...

Exploitation des gisements[modifier | modifier le code]

Utilisations 
Bien que peu fréquent, le réalgar est un important minerai d'arsenic.
Il fut employé en pyrotechnie ou pour la réalisation d'enluminures comme pigment coloré jaune ou rouge, utilisé par les peintres jusqu'à la fin du XIXe siècle.
Au Moyen Âge, il était utilisé comme médicament.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Définitions lexicographiques et étymologiques de « réalgar » du TLFi, sur le site du CNRTL.
  4. « Index alphabétique de nomenclature minéralogique » BRGM
  5. Wittern, Journée: "Mineralien finden in den Vogesen", von Loga (Cologne), 1997
  6. Laurent, H. (1995) - Minéralisations des houillères embrasées, Le Règne Minéral,(2), 41-45
  7. "Les minéraux, leurs gisements, leurs associations", P. Bariand, F. Cesbron et J. Geffroy (1977), Editions Minéraux et Fossiles, BRGM

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Roberts, A.C., Ansell, H.G., and Bonardi, M. (1980) Pararealgar, a new polymorph of AsS, from British Columbia. Canadian Mineralogist, 18, 525-527.
  • Douglass, D.L., Shing, C, and Wang, G. (1992) The light-induced alteration of realgar to pararealgar. American Mineralogist, 77, 1266-1274.
  • Bonazzi, P., Menchetti, S., and Pratesi, G. (1995) The crystal structure of pararealgar, As4S4. American Mineralogist, 80, 400-403.
  • Bonazzi, P., Menchetti, S., and Pratesi, G. (1996) Light-induced variations in realgar and β-As4S4 : X-ray diffraction and Raman studies. American Mineralogist, 81, 874-800.
  • L'Encyclopédie des minéraux, éditions Delachaux et Niestlé, Paris, 2002