Mycetozoa

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Mycétozoaires sont des êtres vivants unicellulaires nucléés, donc appartenant au taxon des Eukaryota. Mais ils peuvent former des masses importantes par assemblage de plusieurs cellules ou par multiplications successives du noyau sans division de cytoplasme. La phase unicellulaire et la phase pluricellulaire alternent au cours d'un cycle de vie. Ils ont été longtemps confondus avec les fungi, mais cette ressemblance est considérée comme une convergence évolutive. Leur biochimie les positionne comme voisins des métaphytes alors que les fungi sont plus proches des métazoaires. Le terme de protistes fongoïdes est parfois utilisé pour les désigner.

Les mycétozoaires regroupent les archéamibes, les myxomycètes et les acrasiomycètes. Les oomycètes ne font pas officiellement partie du groupe, bien qu'ils partagent plusieurs caractéristiques (voir tableau comparatif) mais leur classification dans les bicontes les rapproche encore davantage des plantes. De même, bien que les archéamibes possèdent la caractéristique primaire de la forme amiboïde, leurs gamètes sont biflagellés mais leurs flagelles, bien que doubles, sont typiquement de type animal. De plus, les crêtes mitochondriales des archéamibes sont aplaties comme pour tous les opisthocontes, suggérant une plus grande proximité génétique avec ceux-ci.

Caractéristiques spécifiques[modifier | modifier le code]

  • Le cycle de vie des mycétozoaires est caractérisé par une alternance de formes unicellulaires, amiboïdes, (la myxamibe) ou flagellées (le myxoflagellé), et de phases pluricellulaires, ou plurinucléées. Ce dernier stade est formé par association de cellules en un syncytium, ou par division de cellules sans séparation de celles-ci, formant alors un plasmode. La phase pluricellulaire produit un sporocarpe disséminant des spores haploïdes. Les spores en germant forment des cellules amiboïdes ou flagellées se comportant comme des gamètes. Le zygote (diploïde), formé par la fusion des deux gamètes, germe et est à l'origine d'une masse pluricellulaire.
  • Les gènes des cytochrome oxydase cox1 et cox2 sont fusionnés dans le génome mitochondrial.
  • Les études génétiques montrent que le gène du facteur d'élongation EF1α est caractéristique du groupe.
  • Grâce aux récentes études de Toshiyuki Nakagaki (université d’Hokkaido), Hiroyasu Yamada (Nagoya), Ryo Kobayashi (Hiroshima), Atsushi Tero de la Japan science and technology (JST/Presto), Akio Ishiguro de l’université Tohoku et Ágotá Tóth de l’université de Szeged en Hongrie, on sait à présent que les mycétozoaires sont capables de sortir d'un labyrinthe. (Prix Ig Nobel de Sciences Cognitives 2008)

Différences avec les Fungi[modifier | modifier le code]

Selon Chabasse et al. (1999)[1] :

Mode de division nucléaire Aspect des crêtes mitochondriales Golgi avec dictyosome Polysaccharides pariétaux Spores mobiles Synthèse de la lysine Type nutritionnel
myxomycètes, acrasiomycètes, oomycètes Central Tubulaire Oui Cellulose Oui Acide diaminopimélique (DAP) Phagocytose (sauf oomycètes)
Fungi Plaque polaire (sauf chytridiomycètes) Sacs aplatis Non (sauf chytridiomycètes) Chitine Non (sauf chytridiomycètes) Acide e-aminoadipique (AAA) Absorption

Écologie[modifier | modifier le code]

Les mycétozoaires affectionnent les milieux humides et riches en matière organique en décomposition. Hétérotrophes, ils absorbent par phagocytose les bactéries et les particules en décomposition. En général, ils se multiplient par simple mitose, mais lorsque les conditions environnementales deviennent défavorables, ils forment des amas cellulaires qui produisent des spores haploïdes dans un organe bien différencié, le sporocarpe. Au sein d'une masse plurinucléée, le flux de protoplasme (= cytoplasme) assure une distribution équitable des ressources alimentaires. L'agent de communication à l'origine des regroupements de cellules est l'AMP cyclique (anciennement l'acrasine).

Liste des classes[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (1 juillet 2013)[2] :

Selon NCBI (1 juillet 2013)[3] :

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mycologie médicale (p.13) Par Dominique Chabasse, Claude Guiguen, Nelly Contet-Audonneau Publié par Elsevier Masson, 1999 ISBN 2225829128, 9782225829123 324 pages
  2. Catalogue of Life, consulté le 1 juillet 2013
  3. NCBI, consulté le 1 juillet 2013

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :