Prairies d'herbes courtes du Nord

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Prairies d'herbes courtes du Nord
Écorégion terrestre - Code NA0811[1]

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Bisons dans le parc national des Prairies au Saskatchewan.

Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Prairies, savanes
et brousses tempérées
Global 200[2] : Prairies du Nord
Géographie et climat
Superficie[3] :
640 109 km2
min. max.
Altitude[3] : 375 m 2 743 m
Température[3] : -18 °C 24 °C
Précipitations[3] : 5 mm 102 mm
Écologie
Espèces végétales[4] :
1 867
Oiseaux[5] :
231
Mammifères[5] :
78
Squamates[5] :
25
Espèces endémiques[5] :
0
Conservation
Statut[5] :
Critique / En danger
Aires protégées[6] :
14,8 %
Anthropisation[6] :
28,7 %
Espèces menacées[6] :
17
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

alt=Description de l'image Northern short grasslands map.svg.

Les prairies d'herbes courtes du Nord sont une écorégion terrestre nord-américaine du type Prairies, savanes et brousses tempérées du World Wildlife Fund[7]

Répartition[modifier | modifier le code]

Les prairies d'herbes courtes du Nord sont les plus vastes d'Amérique du Nord. Elles couvrent le sud-est de l'Alberta, le sud-ouest de la Saskatchewan, une grande partie du Montana, l'ouest du Dakota du Nord et du Dakota du Sud, le nord-ouest du Wyoming et l'extrême nord du Nebraska[7].

Climat[modifier | modifier le code]

La température annuelle moyenne varie entre 3,5 °C et °C. La température estivale moyenne est de 16 °C alors que la température hivernale moyenne est de −10 °C. Ces prairies se distinguent notamment par un climat hivernal rigoureux accompagné de précipitations de neige, une saison de croissance courte et des périodes de sécheresse courtes, mais sévères[7].

Caractéristiques biologiques[modifier | modifier le code]

Les principales graminées des prairies d'herbes courtes du Nord comprennent les boutelous, les stipes et les chiendents. Dans la partie canadienne, on retrouve le pâturin annuel, le boutelou gracieux, les koéléries et les carex. À part les graminées, on trouve aussi des arbustes tel l'armoise tridentée et des cactus comme l'opuntia. Les versants ombragés des vallées et des terrasses alluviales peuvent abriter des peupliers, des saules et des érables negundos rabougris. Sur les terres salines croissent les puccinellies, l'orge, le sarcobatus vermiculé, la salicorne rouge et la suèda couché[7].

Cette écorégion est au coeur de la répartition historique du bison des plaines et représente le meilleur potentiel pour sa réintroduction. Des programmes de réintroduction pour le renard véloce et le putois à pieds noirs ont cours dans ces prairies. La population nicheuse de pluviers siffleurs la plus importante se trouve dans cette écorégion[7]. Les prairies à herbes courtes du Nord sont incontournables pour plusieurs autres espèces d'oiseaux: le bruant des plaines, le bruant noir et blanc, le bruant de Baird, la buse de Swainson, la buse rouilleuse, le tétras à queue fine, le tétras des armoises et le pluvier montagnard pour n'en nommer que quelques-uns.

Conservation[modifier | modifier le code]

On estime que 85 % de cette écorégion a été transformée par l'agriculture et l'élevage[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ 2001, p. 935-938.
  2. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, R. Abell, T. Allnutt, C. Carpenter, L. McClenachan, J. D’Amico, P. Hurley, K. Kassem, H. Strand, M. Taye et M. Thieme, The Global 200 : A representation approach to conserving the earth's distinctive ecoregions, Washington DC, Conservation Science Program, World Wildlife Fund-US,‎ 2000 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en)World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE,‎ 2009 (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  4. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ 2005, p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions »,‎ janvier 2006, données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L.  Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press,‎ 2010 (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  7. a, b, c, d, e et f (en) « Northern short grasslands (NA0811) », World Wildlife Fund,‎ 28.10.2010