Pont Fabricius

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Pont Fabricius
Image illustrative de l'article Pont Fabricius
Géographie
Pays Italie
Région Latium
Localité Rome
Coordonnées géographiques 41° 53′ 28″ N 12° 28′ 42″ E / 41.891111, 12.478333 ()41° 53′ 28″ N 12° 28′ 42″ E / 41.891111, 12.478333 ()  
Fonction
Franchit Tibre
Caractéristiques techniques
Longueur 62 m
Portée principale 24,5 m
Hauteur 5,5 m
Matériau(x) Pierre
Construction
Construction -62

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Pont Fabricius

Géolocalisation sur la carte : Rome

(Voir situation sur carte : Rome)
Pont Fabricius

Le pont Fabricius (Ponte Fabricio, couramment appelé aussi « Ponte dei Quattro Capi », pont des Quatre Têtes), est un pont de Rome, reliant l'île Tibérine à la rive gauche du Tibre, et notamment Champ de Mars, près du théâtre de Marcellus et du forum Boarium. Il est le plus ancien de tous les ponts de la capitale italienne encore dans son état d'origine.

Histoire, épigraphie[modifier | modifier le code]

La grande inscription de Lucius Fabricius, « curator viarum » ; au-dessous, inscription rappelant la restauration de 21 av. J.-C..

La date de sa construction nous est bien connue, grâce à l'historien Dion Cassius : c'est celle qui suivit le consulat de Cicéron, soit 62 av. J.-C. Elle est confirmée par l'aspect et le style de l'inscription répétée quatre fois, figurant en amont et en aval des deux arches principales : ces inscriptions redondantes immortalisent le nom d'un certain Lucius Fabricius, curator viarum (chargé de la voirie).

D'autres inscriptions plus discrètes rappellent des restaurations, l'une en 21 av. J.-C., après la grande crue de 23 av. J.-C. ; l'autre en 1679, par le pape Innocent XI.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'un des Hermès quadrifrons

Les deux grandes arches un peu surbaissées ont une ouverture de 24,50 m, la largeur du pont est de 5,50 m, et sa longueur totale de 62 m. Deux petites arches d'accès ont été noyées dans les aménagements du quai, à la fin du XIXe siècle.

Les piles sont percées de « dégueuloirs », petites ouvertures en arcs qui évitent que tout le flot ne pèse sur la structure lors des crues, et préviennent ainsi l'effondrement de l'ouvrage.

Les balustrades (modernes) sont ornées de deux hermès (bornes de carrefours) quadrifrons, c'est-à-dire présentant quatre visages. Ces termes de pierre blanche sculptée sont très usés, certainement antiques, placés là - ou replacés - lors de la restauration du XVIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Filippo Coarelli, Guide archéologique de Rome, Hachette, 1998 (ISBN 2012354289)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]