Politique en Côte d'Ivoire

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Politique en Côte d'Ivoire
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La Côte d'Ivoire est une république présidentielle multipartite, où le président est chef de l'État. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est detenu par le parlement. La capitale administrative est Yamoussoukro depuis 1983, mais Abidjan reste la capitale économique et de nombreux pays y conservent leur ambassade.

Constitution[modifier | modifier le code]

L'actuelle Constitution de la Côte d'Ivoire a été adoptée lors du référendum organisé par la junte militaire au pouvoir en 2000, par plus de 86 % des électeurs. À cette époque, tous les partis politiques avaient appelé à voter oui.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président de la République Alassane Ouattara RDR 4 décembre 2010
Premier ministre Daniel Kablan Duncan PDCI 21 novembre 2012

Le président est élu pour 5 ans au suffrage universel. La constitution de 1959 lui donne de fortes prérogatives; il est commandeur en chef des forces armées, peut négocier et ratifier des traités internationaux, peut proposer une loi à l'Assemblée nationale ou la soumettre au référendum. Il nomme le Premier ministre et les membres du gouvernement, qui répondent politiquement de leurs actes devant lui. En cas de vacance par décès, démission ou empêchement absolu, il est remplacée par le président de l'Assemblée nationale qui a la responsabilité d'organiser, dans un délai de 45 jours à 90 jours, une nouvelle élection présidentielle[1].

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale, monocamérale, compte 225 membres élus pour cinq ans dans des circonscriptions à siège unique.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Il existe plus de 130 partis politiques en Côte d'Ivoire[réf. nécessaire].

RDA 
Le Rassemblement démocratique africain a été fondé par Félix Houphouët-Boigny. Ce parti était actif avant l'indépendance et présentait des candidats dans toute l'AOF. Affilié au PCF, il fit sécession en 1954 pour se rapprocher de François Mitterrand et de René Pleven. Il a été remplacé dans chaque pays et en Côte d'Ivoire par le PDCI-RDA depuis 1960. Il n'existe donc plus.
PDCI 
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, siglé PDCI ou PDCI-RDA, est l'ancien parti unique de Félix Houphouët-Boigny. Ce parti joue encore un rôle important, et comprend dans ses rangs Henri Konan Bédié, président de 1993 à 1999. La JPDCI (Jeunesse du PDCI) est l'organisation de jeunes militants du PDCI. Kouadio Konan Bertin (plus connu sous ses initiales KKB) en est le dirigeant, militant pour la paix et soutenant l'action de la France.
FPI 
Le Front populaire ivoirien est un parti [socialiste] fondé par Laurent Gbagbo, en opposition à Félix Houphouët-Boigny. Après la chute du président Gbagbo, il a boycotté les dernières élections législatives (2011).
RDR 
Le Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire est un parti libéral fondé par Djéni Kobina puis pris en main par Alassane Ouattara, le président actuel.

L'Alliance pour une Nouvelle Côte d'Ivoire, le Mouvement des forces d'Avenir (MFA), le Parti écologique ivoirien (PEI), le Parti ivoirien des travailleurs (PTI), l'Union pour la démocratie et la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI) ou l'Union démocratique de Côte d'Ivoire (UDCI) sont des partis plus secondaires. Au premier trimestre de l'année 2005, quatre partis ont formé à Paris le rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP) : PDCI, RDR, UDPCI, MFA. Le RJDP (Rassemblement des jeunes pour la paix) rassemble divers mouvements de jeunes affiliés aux partis, dont le RJR, la JPDCI et la JUDPCI.

Anciens mouvements rebelles[modifier | modifier le code]

Les Forces nouvelles de Côte d'Ivoire (FNCI) rassemblent l'ensemble des forces rebelles. Elles ont été intégrées aux Forces républicaines de Côte d'Ivoire, qui ont elles-mêmes intégré la nouvelle armée ivoirienne.

MPCI 
Le Mouvement patriotique de Côte d'Ivoire est le mouvement politique des « rebelles » dont les « Forces nouvelles » rebelles sont le bras armé. Dirigé par Guillaume Soro Kigbafori, issu d'un syndicat étudiant proche du FPI et membre pendant un temps du RDR, il compte aussi dans ses rangs Louis Dacoury Tabley, ancien dirigeant du FPI lors de sa fondation. Bien qu'implanté essentiellement dans le nord, il compte des représentants de toute la Côte d'Ivoire. Il contrôle grâce à ses 10 000 soldats (dont 450 de l'armée ivoirienne) 40 % du territoire ivoirien[réf. nécessaire]. Le MPCI a vu le jour en octobre 2002, suite à l'échec d'une rébellion armée du 19 septembre 2002. S'appuyant sur le concept d'« ivoirité », H.K Bédié avait commencé à mettre en place une politique de préférence nationale et des frustrations nées de cette politique ont constitué une des motifs invoqués par la rébellion.[réf. nécessaire]
MPIGO 
Le Mouvement populaire ivoirien du Grand Ouest est un des deux mouvements rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire, créés pour renforcer la présence rebelle aux accords de Marcoussis. Il est fondé par le sergent Félix Doh (mort en avril 2003 dans une embuscade), et recrute essentiellement dans l'ethnie libéro-ivoirienne Yacouba. Il dispose de 6 000 hommes armés, et a signé un cessez-le-feu le 8 janvier 2003. Ce mouvement s'est fondu depuis 2004 dans le MPCI.
MJP 
Le Mouvement pour la justice et la paix est un des deux partis rebelles de l'ouest de la Côte d'Ivoire. Il compte environ 250 combattants dirigés par le commandant Gaspard Déli. N'existe pratiquement plus depuis 2004.

Les Jeunes patriotes[modifier | modifier le code]

Les Jeunes patriotes sont un mouvement nationaliste de la jeunesse ivoirienne. Selon leurs dirigeants, ils comptent plusieurs milliers de membres et luttent contre la violence et la xénophobie. Ils sont dirigés par Charles Blé Goudé et soutiennent Laurent Gbagbo. Ils refusent la présence militaire française, qui est maintenue en vertu des accords de défense signés le 24 avril 1961 par la Côte d'Ivoire et la France, alors que les deux pays étaient soucieux de matérialiser les liens d’amitié et de confiante coopération[2].

Dans un communiqué du 30 novembre 2004[3], la FIDH, Fédération internationale des Droits de l'Homme, dénonce la violence des manifestations xénophobes des « jeunes patriotes » et les exactions commises contre les communautés étrangères installées à Abidjan.

Le 27 juillet 2005, dans son communiqué intitulé Brutalité, chantage et vandalisme : les « Jeunes patriotes » font régner la loi des prédateurs à Abidjan[4], Reporters sans frontières a classé les Jeunes Patriotes dans sa liste des prédateurs de la liberté de la presse, espérant qu'un jour les journalistes puissent enfin travailler sans subir les expéditions punitives de ces miliciens. Pourtant,ceux-ci jouissent d'une grande popularité parmi les jeunes de Côte d'Ivoire.

Syndicats[modifier | modifier le code]

Les principaux syndicats de Côte d'Ivoire sont :

  • l'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (UGTCI);
  • la Fédération des syndicats autonomes de Côte d'Ivoire (FESACI);
  • la Confédération des syndicats libres de Côte d'Ivoire, dite « Dignité ».
  • SYNARES fondée par Francis Romain Wodié
  • SYNESCI fondée par Djéni Kobina
  • UNAFCI fondée par Alfred Guemene, Benjamin N'Dri est l'actuel président.
  • SYNAFETP-CI (Syndicat national des formateurs de l'enseignement technique et professionnel de Côte d'Ivoire), dont le SGN actuel est Abonga Jean Yves Koutouan
  • SYNEV-CI (Syndicat national des enseignants volontaires de Côte d'Ivoire), dont le SGN actuel est Blaise N'Da Koffi

Forces armées[modifier | modifier le code]

Exceptionnellement pour un pays africain, l'armée n'a pas joué de rôle politique important avant le coup d'État de Robert Guéï en décembre 1999. En effet, Félix Houphouët-Boigny l'avait réduite à un corps de parade, pour se prémunir de tout danger de rébellion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Article 40 de la constitution de la Deuxième république ivoirienne
  2. (fr) Afrique Express, [http://www.afrique-express.com/archive/OUEST/cotedivoire/ cotedivoirepol/263blegoude.htm « Blé Goudé, un “général de la jeunesse” de Gbagbo, qui enflamme Abidjan »],‎ 29-01-2003 (consulté le 27 novembre 2008)
  3. http://www.fidh.org/article.php3?id_article=2079
  4. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=14551

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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