Politique au Burkina Faso

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Politique au Burkina Faso
Image illustrative de l'article Politique au Burkina Faso

Le Burkina Faso est une république présidentielle, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. Officiellement multipartite, la vie politique est dominée par le Congrès pour la démocratie et le progrès.

Pouvoir exécutif[modifier | modifier le code]

Fonction Nom Parti Depuis
Président Blaise Compaoré CDP 15 octobre 1987
Premier ministre Luc-Adolphe Tiao CDP 18 avril 2011

Le président est élu pour cinq ans au suffrage populaire. Il nomme le Premier ministre avec l'accord du parlement. Une modification de la constitution entrée en force en 2000 aurait pu empêcher Blaise Compaoré de se représenter à sa propre succession en 2005, mais le Conseil constitutionnel jugea qu'il ne pouvait s'appliquer avant la fin de son second mandat, qui doit intervenir en 2010.

Gouvernement Tiao[modifier | modifier le code]

Le 22 avril 2011, un nouveau gouvernement est formé. Seules trois femmes figurent dans ce gouvernement dont le président Blaise Compaoré s'est attribué le ministère-clé de la Défense.

On note la présence de membres de la famille du président :

  • Lucien Marie Noël Bembamba (beau-frère de Blaise Compaoré, mari de sa sœur)
  • Jérôme Bougouma (cousin, leurs mères sont de la même famille)
  • Lamoussa Salif Kaboré (ami de François Compaoré, sa famille a accueilli François en Côte d'Ivoire à un certain moment de sa vie)
  • Nestorine Sangaré née Compaoré (cousine de Blaise Compaoré, issue du même village de Guiloungou que lui).

Pouvoir législatif[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale compte 111 membres élus pour cinq ans à la proportionnelle.

Partis politiques et élections[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2005[modifier | modifier le code]

L'actualité politique au Burkina Faso est dominée par l'élection présidentielle qui a lieu le 13 novembre 2005. Le président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987, a annoncé le 8 août 2005 qu'il accepte la requête de son parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), qui lui demande de se porter candidat à sa propre succession. Il a été investi dans son fief de Ziniaré et devrait remporter le scrutin face à une opposition divisée et sans repère.

C'est la première fois depuis le rétablissement du multipartisme en 1991 que l'opposition participe à un scrutin présidentiel. En 1991 et en 1998, les partis d'opposition avaient boycotté l'élection présidentielle, laissant Blaise Compaoré quasiment seul en lice.

Contestation de la rééligibilité[modifier | modifier le code]

La candidature du président Compaoré est fortement contestée par cette opposition qui y voit une violation de la constitution.

Selon les arguments des opposants, la constitution – telle que révisée après le drame de Sapouy – limite le nombre de mandats présidentiels à deux ; cela découle de l'article 37 de la loi fondamentale burkinabé, d'après lequel : Le président est élu pour cinq ans. Il est rééligible une seule fois. Le président Compaoré, ayant été élu pour une première fois en 1991 et réélu en 1998, ne peut donc se présenter une troisième fois.

Les partisans du président arguent que la loi n'est pas rétroactive et que la disposition qui impose la limitation des mandats, ayant été adoptée alors que le président était à mi-chemin de son deuxième mandat, ne peut empêcher Blaise Compaoré de se présenter à nouveau aux suffrages.

Le débat est tel que chacun semble avoir raison ; seul le Conseil Constitutionnel, chargé de valider les candidatures, peut trancher.

Selon les analystes, tout se présente en faveur du président, non pas que le Conseil soit à ses ordres, mais parce que le principe de la non-rétroactivité des lois favorise son interprétation.

Élections municipales du 23 avril 2006[modifier | modifier le code]

Les élections se sont déroulées dans les 357 communes. 70 partis politiques ont présenté des listes pour l’élection de 17 786 conseillers.

Selon les résultats définitifs de la Commission électorale nationale indépendante, le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), parti du président Blaise Compaoré, a largement rapporté les élections avec 72 % des sièges à pourvoir.

Élections législatives du 6 mai 2007[modifier | modifier le code]

Révoltes du printemps 2011[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Révolte burkinabée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]