Piéride de réséda

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Pontia daplidice

Piéride du réséda.
Chenille.

La Piéride du réséda ou Marbré de vert (Pontia daplidice) est un insecte lépidoptère de la famille des Pieridae, de la sous-famille des Pierinae, de la tribu des Pierini et du genre Pontia.

Elle tire son nom d'une de ses plantes hôtes dénommée réséda jaune (Reseda lutea).

Dénomination[modifier | modifier le code]

Pontia daplidice (Linnaeus, 1758)

Synonyme : Papilio daplidice (Linné, 1758)

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

La Piéride du réséda ou Marbré de vert se nomme Bath White en anglais et Resedawitje en néerlandais.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

  • Pontia daplidice daplidice (Linné, 1758), en Afrique du Nord
  • Pontia daplidice albidice (Oberthür, 1881) (Rothschild, 1925)[1]
  • Pontia daplidice aethiops (Joannis et Verity, 1912), en Éthiopie
  • Pontia daplidice amphimara (Fruhstorfer, 1908)
  • Pontia daplidice ampla (Verity, 1919)
  • Pontia daplidice avidia (Fruhstorfer, 1908)
  • Pontia daplidice belemida (Geyer, 1832), en France et en Belgique
  • Pontia daplidice bellidice (Brahm, 1805)
  • Pontia daplidice iberidice (Bryck, 1940)
  • Pontia daplidice kulyginskyi
  • Pontia daplidice laenas (FRUHSTORFER, 1908)
  • Pontia daplidice orientalis (Kardakoff, 1928)
  • Pontia daplidice persica (Bienayme, 1870)[2]

Formes[modifier | modifier le code]

  • Pontia daplidice f. nitida (Verity, 1908)
  • Leucochloe daplidice f. hiberna (Chnéour, 1934)

Génétique et évolution de l'espèce[modifier | modifier le code]

La Piéride du réséda était présente dans toute la France métropolitaine depuis le paléolithique [3].

Description[modifier | modifier le code]

La longueur de l'aile antérieure de la Piéride du réséda varie de 19 à 24 mm. De couleur majoritairement blanche, l'apex des ailes postérieures et antérieures est taché de noir.

La génération printanière a le dessous des ailes postérieures vert foncé et la tache discoïdale atteint le bord du dessus de l'aile antérieure. La génération estivale a le dessous de l'aile antérieure vert jaune et la tache discoïdale ne touche plus le bord de l'aile. Les spécimens femelles sont plus chargés de noir que les spécimens mâles[4].

Biologie[modifier | modifier le code]

Les œufs, de couleur orange, sont posés isolément et ont un temps d'incubation de 7 jours. Les chenilles sont présentes de mai à octobre.

La couleur principale de la chenille est le bleu vert avec une bande jaune sur les flancs[5]. De nombreuses taches noires sont présentes en général sur les zones bleues. La chrysalide, soit donne le papillon en environ 15 jours (en été), soit hiverne.

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Les adultes volent de mars à octobre avec deux à quatre générations selon la latitude. En Côte d'Azur, le papillon peut être présent dès janvier et disposer d'une cinquième génération partielle[4].

Il hiverne dans sa chrysalide, au stade nymphal.

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

La plante hôte de la chenille est Reseda lutea, le réséda jaune ou réséda sauvage mais aussi des brassicacées comme le diplotaxis à feuilles étroites (Diplotaxis tenuifolia), le tabouret perfolié (Thlaspi perfoliatum) et la fausse roquette de France (Erucastrum gallicum).

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

La Piéride du réséda est autochtone en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Asie jusqu'au Japon et en Europe, en Espagne et dans la moitié sud de la France, Bretagne comprise, sur les îles Canaries, la Corse et la Sardaigne.

Elle était déclarée résidente avant 1980 dans le nord de la France, en Belgique et au Luxembourg, mais la population autochtone n'y a plus été observée depuis[4]. Elle est actuellement reconnue migrateur dans ces zones[6].

C'est un migrateur qui peut se rencontrer par exemple dans le nord de l'Europe ou dans les Îles Britanniques parfois en grand nombre comme en 1945.

Biotope[modifier | modifier le code]

Ce papillon aime les lieux fleuris, les luzernes, les brassicacées (crucifères) et le réséda sauvage.

Protection[modifier | modifier le code]

Pas de statut de protection particulier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. funet
  2. Namabank
  3. INPN archéologie
  4. a, b et c Tristan Lafranchis, Les Papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Éditions Biotope,‎ 2000 (ISBN 2-9510379-2-9), p. 154
  5. D.J. Carter et B. Hargreaves, Guide des chenilles d'Europe, Delachaux et Niestlé, 2001, ISBN 2-603-00639-8
  6. Tom Tolman, Richard Lewington, Guide des papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, 1999 - 2009 (ISBN 978-2-603-01649-7)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]