Pedro de Alvarado

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Pedro de Alvarado
Pedro de Alvarado y Contreras
Image illustrative de l'article Pedro de Alvarado

Surnom Tonatiuh, donné par les Aztèques
Naissance 1485
Badajoz, Couronne de Castille
Décès 4 juillet 1541 (à 56 ans)
Guadalajara, Nouvelle-Espagne
Mort au combat
Allégeance Drapeau de l'Empire espagnol Empire espagnol
Grade Capitaine, Adelantado
Conflits Conquête de l'Empire aztèque
Conquête du Guatemala
Commandement Conquistador du Mexique et de l'Amérique centrale

Pedro de Alvarado né vers 1495 à Badajoz, et mort le 4 juillet 1541 dans le Michoacán, est un conquistador espagnol. Il a participé à la conquête de l'empire aztèque sous les ordres d'Hernando Cortes, ainsi qu'à d'autres opérations coloniales.

Les Indiens lui ont attribué le surnom de Tonatio ou Tonatiuh (le Soleil), en référence à son courage, à sa beauté et à ses manières aimables. C'est cependant aujourd'hui l'un des conquistadors à la réputation la plus mauvaise, en raison des violences dont il s'est fréquemment rendu coupable envers les indigènes.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1510, Alvarado quitte l'Espagne pour les Antilles en compagnie de ses frères Jorge, Gonzalo, Gómez et Juan. Il participe en 1518 à l'expédition de Juan de Grijalva, envoyée depuis Cuba afin d'explorer le Yucatán. Un an plus tard, il accompagne la flotte d'Hernando Cortés, visant la conquête du Mexique. Il réussit à s'imposer comme l'un de ses principaux officiers. Les indigènes, impressionnés par sa chevelure blonde, lui donnent rapidement le surnom de Tonatiuh (« soleil » en nahuatl). Lors de la première occupation de Tenochtitlan par les Espagnols, il demeure ainsi responsable des troupes laissées dans la ville. Il déclenche alors la rébellion des Aztèques, en massacrant une assemblée des principaux notables de la cité, qui se réunissaient à l'occasion d'une fête religieuse.

Pendant la retraite qui suit les émeutes indigènes (Noche triste), Alvarado mène l'arrière-garde. Il aurait alors sauvé sa vie en utilisant sa lance comme une perche pour sauter par dessus un canal. C'est le Salto de Alvarado, qui est demeuré célèbre au Mexique. Le chroniqueur Bernal Díaz del Castillo affirme qu'il s'agit d'une légende :

« Si maintenant encore, quelques personnes qui ne le savent nullement et ne purent le voir, s'obstinaient à prétendre que ce saut de Pedro de Alvarado fut une réalité dans la nuit de notre fuite et sur cette tranchée de la lagune, je répète qu'il est impossible qu'il l'ait jamais franchie de cette manière[1]. »

Une fois la conquête de l'empire aztèque achevée, il tente à partir de 1523 de s'emparer pour la couronne des hautes terres du Guatemala. La résistances des peuples mayas ne s'achève qu'en 1527. Il est alors nommé gouverneur du pays par Charles Quint.

En 1534, attiré par les richesses du Pérou, Alvarado débarque à Puerto Viejo avec l'intention de soumettre la province de Quito, au nord de l'empire inca. Mais il trouve à son arrivée une région déjà conquise par Belalcázar, lieutenant de Francisco Pizarro. Les deux forces ne sont pas loin d'en venir au combat, avant que Diego de Almagro ne réussisse à conclure un arrangement, en achetant son armée.

Lors d'une visite en Espagne, trois ans plus tard, Alvarado reçoit la charge de gouverneur du Honduras.

Mort de Pedro de Alvarado dans le Codex Telleriano-Remensis. Le glyphe à droite de sa tête représente le nom nahuatl par lequel les indigènes le désignaient : « Tonatiuh » (« soleil »).

Il meurt en 1541 en combattant une rébellion des indiens Mixtón, alors qu'il projetait la conquête des Îles des Épices dans l'océan Pacifique. Il est enterré dans l'église de Tiripetio (Michoacán). Quatre décennies plus tard, sa fille Éléonore Alvarado Xicotencatl paye le transport de sa dépouille jusqu'au Guatemala pour que celle-ci soit placée dans la cathédrale de la ville de Santiago (de nos jours Antigua Guatemala).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • F.A. Kirkpatrick, Les conquistadors espagnols, Payot, Paris, 1935.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bernal Díaz del Castillo, La conquête du Mexique, Babel, 1996, p. 516

Article connexe[modifier | modifier le code]