Parc national de la Serra da Capivara

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Parc national de la Serra da Capivara
Image illustrative de l'article Parc national de la Serra da Capivara
Pedra Furada
Catégorie UICN II (parc national)
Identifiant 64
Pays Drapeau du Brésil Brésil
État Piauí Piauí
Coordonnées 8° 41′ 36″ S 42° 36′ 02″ O / -8.69338917, -42.60056277 ()8° 41′ 36″ Sud 42° 36′ 02″ Ouest / -8.69338917, -42.60056277 ()  
Superficie 922,28 km2[1]
Création 5 juin 1979
Administration Institut Chico Mendes

Géolocalisation sur la carte : Brésil

(Voir situation sur carte : Brésil)
Parc national de la Serra da Capivara

Le parc national de la Serra da Capivara est un parc national du Brésil située au Piauí. Le parc a été déclaré au patrimoine mondial en 1991.

Présentation générale[modifier | modifier le code]

Situé dans l'État du Piauí, Brésil, et déclaré Patrimoine culturel de l’Humanité par l’UNESCO en 1991, le Parc national de la Serra da Capivara a été créé pour préserver l’un des plus grands trésors archéologiques du monde : 30 000 inscriptions préhistoriques, datant pour les plus anciennes de plus de 60 000 ans, gravées sur des falaises rocheuses, parfois à plus de cent mètres de haut, ou peintes à l'intérieur de cavernes. Ces œuvres d'art paléolithiques nous livrent des témoignages exceptionnels de la vie quotidienne des paléo-Américains : rituels, danses, chasses, animaux tels que le glyptodon ou tatou géant, qui se sont éteints avant la dernière période glaciaire. Elles montrent également la peinture la plus ancienne d'un bateau dans le monde. Cette région est riche en sites préhistoriques s'échelonnant dans les mêmes dates.

Rituel autour d'un arbre

Le relief actuel s’est formé il y a quelque 250 millions d’années. La formation géologique à la fois la plus impressionnante et la plus riche est celle de la Toca do Boqueirão da Pedra Furada, une ouverture de 15 m de diamètre dans un coteau de plus 60 m de haut.

Les fouilles réalisées dans le Parc national de la Serra da Capivara, notamment sur le site de Pedra Furada, ont permis de découvrir des artefacts, outils, restes d’ustensiles de céramique et vestiges de sépultures.

Analyses et datations[modifier | modifier le code]

Des prélèvements sont envoyés en France pour analyses du carbone 14 (Centre des faibles radioactivités du CNRS de Gif-sur-Yvette, en 1985). Les premières analyses effectuées au radiocarbone 14, révèlent des dates différentes sur les charbons de bois excavés selon les différents niveaux. La plus basse couche archéologique de l'activité humaine, dans l'abri de roche de Pedra Furada, a donné des résultats au radiocarbone s'étendant de 35 000 à 48 000 ans. Un nouveau procédé ABOX-SC (acid-base-wet oxidation followed by stepped combustion), développé par Bird en 1999, a permis d'affiner les dates. Sept échantillons de charbon de bois provenant de différents foyers ont été soumis à l'analyse ABOX-SC et leur contenu de radiocarbone 14 a été déterminé par spectrométrie avec l'accélérateur de masse, à l'université nationale d'Australie. Avec cette nouvelle technique, les échantillons se sont avérés être âgés de plus de 48 000 ans, indiquant des dates de 55 000 à 60 000 ans.[réf. nécessaire][2]

La Fondation FUMDHAM[modifier | modifier le code]

Le "Parque Nacional da Serra da Capivara" est administré par la FUMDHAM – Fondation du Musée de l’Homme Américain, de caractère privé, en partenariat avec l’IBAMA – Institut Brésilien de l’Environnement et des Ressources Naturelles Renouvelables.
Dans la ville de São Raimundo Nonato, éloignée de quelques kilomètres, se situe le Musée de l’Homme Américain, avec une présentation à partir des pièces trouvées dans les fouilles archéologiques réalisées dans l’aire du Parc. Depuis sa formation, la FUMDHAM est dirigé par l'archéologue Niède Guidon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Unidade: Parque Nacional da Serra da Capivara », sur IBAMA (consulté le 12 mai 2010)
  2. Voir, par exemple, George Weber, Pedra Furada sites (Piauí, Brazil), dans The oldest Americans Archaeological sites, 2007 (en ligne). Cf. Shigueo Watanabe, Walter Elias Feria Ayta, Henrique Hamaguchi, Niede Guidon, Eliany S. La Salvia, Silvia Maranca, Oswaldo Baffa Filho, Some Evidence of a Date of First Humans to Arrive in Brazil, dans Journal of Archaeological Science, 30 (3), mars 2003, p. 351-354 (ISSN 0305-4403) (DOI: 10.1006/jasc.2002.0846).

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le gisement quaternaire de Pedra Furada (Piaui, Brésil) ; Fabio Parenti ; Editions Recherche sur les Civilisations (ERC) ; La Documentation française : 2002.
  • Guidon, N. et Delibrias, G. 1986. "Le carbone 14 et la datation des humains en Amérique il y a 32.000 ans." Nature 321:769 - 771.
  • Peyre, E., C. Guérin, N. Guidon, et Y. Coppens. 1998. “Des restes humains du pléistocène dans la grotte du Garrincho, Piauí, Brésil.” Comptes Rendus de l’Académie des Sciences de Paris 327, série II, 335-360.
  • Revue d'Athéna, mars 2002 ; Vol.3, no.2 : Le peuplement des Amériques.
  • Bahn, Paul G.; "50.000-Year-Old Americans of Pedra Furada," Nature, 362:114, 1993
  • On a pleistocene human occupation at Pedra Furada, Brazil ; MELTZER D. J. ; ADOVASIO J. M. ; DILLEHAY T. D. ; Editions : Company of Biologists, Cambridge, R.-U., 1994 ; INIST-CNRS.
  • Nature and age of the deposits in Pedra Furada, Brazil ; GUIDON N. ; PESSIS A.-M. ; PARENTI F. ; FONTUGUE M. ; GUERIN C. ; Ed.: Company of Biologists, Cambridge, R.-U., 1996 ; INIST-CNRS.