Nayla Moawad

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Nayla Moawad (arabe : نايلة معوض), née Issa el-Khoury le 3 juillet 1940, est une femme politique libanaise. Elle est la veuve de René Moawad, premier président de la République élu après l’accord de Taëf et assassiné le 22 novembre 1989.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nayla Moawad est diplômée en littérature française et en histoire de l'université Saint-Joseph de Beyrouth. Elle étudie ensuite l'anglais à l'université de Cambridge.

Nayla Moawad « scandalise » la société beyrouthine, en 1962, lorsqu'elle rejoint l'équipe de L'Orient, le milieu journalistique acceptant à l'époque « les femmes mariées et non les jeunes filles ». Refusant d'être confinée dans un bureau, la jeune Nayla se lance dans des enquêtes, s'intéressant surtout aux problèmes sociaux, comme la délinquance et la scolarisation, des sujets qu'elle continue de porter à cœur.

Elle est élue députée de Zghorta, pour le siège maronite, en 1991 et est réélue à ce poste lors des élections législatives de 1992, 1996, 2000 et 2005.

Elle a fondé en 1990 la fondation René Moawad, une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Ses objectifs principaux sont : le développement économique social et rural du Liban et la promotion d’une société civile responsable afin de consolider l’unité nationale et d’œuvrer pour une paix durable.

Première femme libanaise à se porter candidate à la présidence en 2004, Nayla René Moawad a su se forger une place dans un milieu initialement réservé aux hommes.

Ambitieuse, dynamique, militante et passionnée, elle «rêve de faire du Liban un projet-pilote de démocratie qui réconciliera le monde arabe avec lui-même, le pouvoir arabe avec ses peuples et le monde arabe avec le monde extérieur»[réf. nécessaire].

Mariée à René Moawad, en 1965, elle aidait beaucoup son mari et s'intéressait à la société zghortiote, où elle a créé un artisanat, puis un dispensaire, en 1967. Son entrée à l'Hémicycle en 1991, pour le siège maronite de Zgharta, suite à l'assassinat de son mari, le 22 novembre 1989, quelques jours après son élection à la présidence de la République, était donc naturelle. D'ailleurs, « trois jours après l'assassinat, la famille politique est venue lui demander de lui succéder »[réf. nécessaire]. Pendant un an et demi, elle sera la seule femme au Parlement, travaillant « d'arrache-pied pour faire avancer la situation de la femme en politique »[réf. nécessaire].

En 1990, pour la première commémoration de l'assassinat de son mari, elle crée la Fondation René Mouawad, qui « s'articule autour d'un programme de santé, et de développement social, rural et agricole »[réf. nécessaire]. Cette fondation est une organisation non gouvernementale à but non lucratif. Ses objectifs principaux sont : le développement économique, social et rural du Liban ; la promotion d’une société civile responsable afin de consolider l’unité nationale et d’œuvrer pour une paix durable.

Elle rejoint en 2001 le rassemblement de Kornet Chehwane et l’opposition anti-syrienne. En 2005, elle prend part à la Révolution du Cèdre au sein des forces du 14 mars et est nommée ministre des affaires sociales au sein du gouvernement de Fouad Siniora en juillet 2005. Elle fut l'un des ténors de l'opposition, participant activement à l'Intifada du Cèdre, et l'une des principales figures du rassemblement de Kornet Chehwane.

Avec son fils, Michel Moawad, elle fonde en 2006 un parti politique anti-syrien Mouvement de l'indépendance libanais (en).

Elle ne se représente pas aux élections de 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]