Myret Zaki

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Myret Zaki au Forum des 100 en 2012.

Myret Zaki (née le 10 février 1973 au Caire, Égypte[1]) est une journaliste économique suisse romande, rédactrice en chef, depuis 2014, après avoir été rédactrice en chef adjointe du magazine économique Bilan[2]. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages liés à l'actualité financière, principalement suisse et américaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son père, politologue, a dirigé les rédactions de quotidiens nationaux égyptiens (Al Akhbar, Al Ahali), alors que sa mère est interprète à l’ONU[3]. Myret Zaki vit à Genève depuis 1981[1]. En 1997, elle fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie, où elle se forme à l'analyse financière. En 1998, elle obtient un MBA de la Business School of Lausanne[1].

De 2001 à octobre 2009, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien suisse Le Temps[1]. En octobre 2008, Myret Zaki publie son premier ouvrage, UBS, les dessous d'un scandale[3], livre sur la banque UBS, mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist.

En janvier 2010, elle devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. En février de la même année, elle publie Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale[4]. Dans ce livre, elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire, tandis que les places financières anglo-saxonnes attirent toujours impunément l'évasion fiscale en provenance du reste du monde, grâce à leurs outils (trusts, sociétés-écrans, arrangements fiduciaires) supérieurs au secret bancaire helvétique. Elle explique que l'évasion fiscale est devenue un produit de luxe, seules les plus grandes fortunes pouvant s'offrir un « permis d'évader » sous la forme d'arrangements coûteux et opaques pour dissimuler leurs avoirs dans les juridictions anglo-saxonnes.

En 2011, elle publie La Fin du dollar[1] qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale des États-Unis[2]. Le 3 décembre 2011, elle intervient lors de la conférence L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique[5] avec Étienne Chouard, lors de laquelle elle explique comment les attaques spéculatives ont contribué à la déstabilisation de la zone euro, dont l'échec est la condition de la survie du dollar.

En 2014 elle est nommée rédactrice en chef du bimensuel économique Bilan, elle remplace dès le 1er novembre Stéphane Benoit-Godet, appelé à prendre la tête du Temps[6].

Elle est favorable au protectionnisme en temps de guerre économique, et considère le libre-échange comme une utopie[7].

Publications[modifier | modifier le code]

  • UBS, les dessous d'un scandale, Éditions Favre, octobre 2008
  • Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale, Éditions Favre, février 2010
  • La Fin du dollar. Comment le billet vert est devenu la plus grande bulle spéculative de l’histoire, Éditions Favre, avril 2011

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e « Myret Zaki », Fondation Reinhardt - Von Graffenried,‎ 2011 (consulté le 18 mai 2011)
  2. a et b « Myret Zaki sort un nouveau livre choc: « Le dollar va mourir » », Le Matin,‎ 9 avril 2011 (lire en ligne)
  3. a et b Katarzyna Gornik, « Myret Zaki, la belle orientale et les dessous d'UBS », Les Quotidiennes,‎ 6 octobre 2008 (lire en ligne)
  4. Myret Zaki, « La Suisse se fait avoir », Le Matin,‎ 18 mai 2011 (lire en ligne)
  5. [vidéo] « L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique » par Myret Zaki et Etienne Chouard sur YouTube
  6. « Bilan: Myret Zaki à la rédaction en chef », sur www.agefi.com,‎ 28 octobre 2014 (consulté le 6 novembre 2014)
  7. Myret Zaki, « Ode au protectionnisme », Bilan,‎ 30 octobre 2012 (lire en ligne)