Mutsamudu

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Mutsamudu
Vue de la ville en direction du port (2009).
Vue de la ville en direction du port (2009).
Administration
Pays Drapeau des Comores Comores
Province Flag of Anjouan.svg Anjouan
Maire Siti Echat Assadi
Indicatif téléphonique +269
Démographie
Population 30 000 hab. (2013)
Densité 1 000 hab./km2
Géographie
Coordonnées 12° 10′ 00″ S 44° 24′ 00″ E / -12.166667, 44.412° 10′ 00″ Sud 44° 24′ 00″ Est / -12.166667, 44.4  
Superficie 3 000 ha = 30 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Palais royal Ujumbé, Citadelle, Pangahari, Escalier de Bandrakowa….
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Afrique

Voir sur la carte Afrique administrative
City locator 14.svg
Mutsamudu

Géolocalisation sur la carte : Comores (administrative)

Voir sur la carte Comores administrative
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Mutsamudu
Moutsamoudou est au nord d'Anjouan.

Mutsamudu, également orthographiée Moutsamoudou[1], est la capitale et la principale ville de l'île d'Anjouan, aux Comores. Sa population s'éleve à 30 000 habitants en 2013.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mutsamudu possède le seul port en eau profonde de l'Union des Comores avec des lignes maritimes de fret desservant l'Europe, la Chine et l'Afrique continentale. L'aéroport se situe à Ouani, au nord de Mutsamudu et dessert Antananarivo, Mayotte, Moroni et Mohéli. Le campus universitaire et certains bâtiments administratifs, dont le gouvernorat, se situent à Patsy.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : expédition d'Anjouan.
« Mutsamudu : capitale d'Anjouan » (début du XXe siècle).

C'est la deuxième principale et plus importante ville de l'Union des Comores, fondée en 1482. Elle dispose d'une médina et une citadelle construite à l'époque des sultans (1790). On peut également y voir l'Ujumbé, ancien palais des sultans 1786, aujourd'hui en cours de restauration. La ville principale de l'île était autrefois Domoni, avant qu'elle ne soit transférée à Mutsamudu. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la rade était une escale appréciée, notamment par les Anglais, sur la route des Indes.

La ville a été éprouvée lors de la grande révolte d'Anjouan, en 1891, qui a vu le démantèlement de la citadelle. À l'époque coloniale, la ville a joué le rôle de centre administratif, sanitaire et scolaire, même si l'essentiel du pouvoir économique appartenait à la Société Comores Bambao, dont le siège était situé de l'autre côté de l'île.

Après l'indépendance, Mutsamudu est devenue une préfecture.

La ville abrite une Alliance française, fondée en 1969, comprenant une bibliothèque, un théâtre de 250 places et des salles de cours.

Climat[modifier | modifier le code]

Les températures tout au long de l'année varient entre 27 et 32 °C. La période la plus chaude est comprise entre décembre et avril.

Le climat est relativement plus frais de mai jusqu'au mois de novembre. La ville bénéficie d'un climat tropical maritime. L'hygrométrie y dépasse fréquemment les 90 %.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Yann Gérard, « Mutations urbaines et transformations territoriales : le cas de Moroni et Mutsamudu (Archipel des Comores) », in Colette Vallat (dir.), Pérennité urbaine ou la ville par-delà ses métamorphoses, vol. II, Turbulences, L'Harmattan, Paris, 2009 (rééd.), p. 153-163 (ISBN 978-2-296-07448-4)
  • (fr) Jean-Louis Guébourg, Petites îles et archipels de l'océan Indien, Karthala, Paris, 2006 (nouvelle éd. révisée et augm.), 526 p. (ISBN 2-8458-6823-5) (notamment plan de Mutsamudu, p. 324)
  • (fr) Jacques Rombi, Carnets de route : Mutsamudu, Mamoudzou : deux villes, un devenir, Éd. du Baobab, Mamoudzou, 2002, 68 p. (ISBN 2-908301-36-9)