Mouvement de libération du Congo

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Mouvement de libération du Congo
Présentation
Président Jean-Pierre Bemba
Fondation 30 septembre 1998 (insurrection armée)
5 avril 2003
(parti politique)
Siège 6, avenue du Port
Kinshasa/Gombe
Fondateur Jean-Pierre Bemba
Secrétaire général Ève Bazaiba
Secrétaire national exécutif
Idéologie Nationalisme[1]
Libéralisme[1]
Couleurs bleu, jaune
Représentation
Députés
64 / 500
Sénateurs
14 / 108

Le Mouvement de libération du Congo (en abrégé MLC) est un parti politique de la République démocratique du Congo. Il a été créé en 1998 par Jean-Pierre Bemba Gombo qui en est l'actuel président, mis en prison depuis 2007. François Muamba Tshishimbi est actuellement le secrétaire général du parti.

Le MLC dans la Deuxième guerre du Congo[modifier | modifier le code]

Au cours de la Deuxième guerre du Congo, le MLC opérait dans le nord de la RDC. Il contrôlait le territoire de la région de l'Équateur à partir de la ville de Gbadolite, « fief » de Bemba. L'Ouganda a soutenu le MLC dès sa fondation; leurs revendications communes les opposaient au Rassemblement congolais pour la démocratie d'Azarias Ruberwa soutenu par le Rwanda. (La deuxième guerre du Congo oppose un bien plus grand nombre d'acteurs)

Le MLC en République centrafricaine[modifier | modifier le code]

Entre 25 octobre 2002 au 15 mars 2003, les troupes du MLC dirigées par Bemba apportent leur soutien au président centrafricain Ange-Félix Patassé contre les « rebelles » de François Bozizé. Mis en place par le coup d'État du 15 mars 2003, le gouvernement de François Bozizé accuse le MLC d'exactions généralisées au cours de ces interventions.

Le MLC dans le gouvernement de transition de la RDC[modifier | modifier le code]

Avec la mise en place du Gouvernement de transition de la République démocratique du Congo, le 30 juin 2003, Bemba Gombo devient vice-président de la RDC (Joseph Kabila en devient le président) et le MLC devient donc un parti politique officiel, présent dans le gouvernement. En tant que participant au dialogue intercongolais, Brig-Gen Malik Kijege, membre du MLC, fut nommé responsable de la logistique militaire, alors que Maj-Gen Dieudonné Amuli Bahigwa fut nommé responsable de la Marine. Deux des dix districts militaires de la RDC furent octroyés au MLC.

Les démêlés judiciaires de Bemba Gombo[modifier | modifier le code]

L'élection en 2006 de Joseph Kabila à la présidence de la RDC ravive les tensions entre le MLC et le RDC. Le problème de l'intégration des soldats de Bemba dans l'armée régulière remet en cause la stabilité du pays. Un mandat d'arrêt pour haute trahison est lancé contre ce dernier qui trouve refuge au Portugal.

Cependant, les exactions commises en territoire centrafricain par le MLC en 2002-2003 sont dénoncées par la République centrafricaine de Francois Bozizé qui transmet le dossier à la Cour pénale internationale (avril 2006). Le 16 mai 2007 un mandat d'arrêt international pour crimes de guerres et crimes contre l'humanité est lancé contre Jean-Pierre Bemba Gombo qui est arrêté à Bruxelles le 24 mai. Le procès de ce dernier est en cours d'instruction (janvier 2009).

L'avenir du MLC sous le secrétariat général de François Muamba Tshishimbi[modifier | modifier le code]

En juillet 1999, François Muamba Tshishimbi a intégré le MLC où il a occupé diverses fonctions, notamment : le secrétariat national chargé de l’Économie, Finances, Budget et Portefeuille et le secrétariat national aux Relations extérieures.

Après la mutation du MLC en parti politique, il était président fédéral du Kasaï Oriental avant d’être désigné secrétaire général, fonction qu’il occupe jusqu’à ce jour.

Malgré les démêles judiciaires de Bemba Gombo, chef charismatique du MLC, François Muamba Tshishimbi poursuit la dynamique du MLC dans son rôle de secrétaire général.

Il a lancé le 4 janvier 2010 un appel pour la mise en place d'une plate-forme en vue de préparer les échéances électorales de 2011.

Cette plateforme aura pour mission de permettre de rassembler les forces politiques afin d'arrêter un programme qui fera office de projet de société.

Secrétaires[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b http://www.mlc-congo.net/statut.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]