Mithridatisation
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La mithridatisation consiste à ingérer des doses croissantes d’un produit toxique afin d’acquérir une insensibilité ou une résistance vis-à-vis de celui-ci. Une application médicale actuelle est la désensibilisation spécifique à un allergène, par exemple le venin des Hymenoptera.
Ce principe est différent de ce qui se passe pour la vaccination, où l’organisme réagit en formant des anticorps.
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Étymologie[modifier]
Le mot a pour origine le roi Mithridate VI qui, craignant pour sa vie, voulut acquérir une connaissance parfaite des poisons et de leurs antidotes afin de s’en préserver. Selon la légende, il serait parvenu à s’immuniser en absorbant de petites doses de poison. Battu par Pompée, il aurait voulu se donner la mort en s’empoisonnant, mais ne put mourir qu’en se faisant tuer par un mercenaire. Il n’est pas à exclure que les poisons de Mithridate aient été tout simplement éventés quand il a voulu s’en servir (tout produit très réactif est en général, pour cette raison, instable dans le temps).
Autres usages[modifier]
L’expression s’utilise parfois pour d’autres intoxications, idéologiques par exemple.
Personnages de fiction[modifier]
- Arsène Lupin a mangé sciemment des biscuits empoisonnés lors d’une aventure.
- James Bond également.
- La mithridatisation joue un rôle fondamental dans l’intrigue du roman d’Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo.
- Dans Les chroniques de MacKayla Lane, par Karen Marie Moning, le personnage de Mac est tellement exposé au livre noir qu'il finit par avoir un effet moindre sur elle.