Max Rudolf

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Max Rudolf

Naissance 15 juin 1902
Francfort-sur-le-Main
Décès 28 février 1995 (à 92 ans)
Activité principale chef d'orchestre
Activités annexes pédagogue
Lieux d'activité États-Unis
Collaborations orchestre symphonique de Cincinnati
Maîtres Bernhard Sekles
Enseignement institut Curtis

Max Rudolf, né le 15 juin 1902 et mort le 28 février 1995, est un chef d'orchestre allemand qui a mené la majeure partie de sa carrière aux États-Unis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Rudolf est né à Francfort-sur-le-Main, où il étudie le violoncelle, le piano, l'orgue, la trompette et la composition musicale. Il commence à composer de la musique à 12 ans. De 1915 à 1922, il étudie la composition avec Bernhard Sekles, professeur de Paul Hindemith[1], au conservatoire Hoch (en)[2], mais abandonne ensuite la composition pour diriger des opéras. Il occupe des postes à Fribourg-en-Brisgau et à Darmstadt[3]. Il est directeur musical du Nouvel Opéra allemand à Prague au cours des années 1929 à 1935 et dirige des opéras, des concerts et des chœurs à Göteborg, en Suède, pendant les cinq années suivantes, avant de déménager aux États-Unis en 1940[1]. En 1945, il se fait naturaliser. Il fait partie des chefs d'orchestre du Metropolitan Opera de 1946 à 1958, année où il devient directeur musical de l'Orchestre symphonique de Cincinnati jusqu'en 1970[1]. Pendant cette période, il devient un constructeur d'orchestre et un enseignant réputés, faisant partie du personnel de l'Institut de Tanglewood (en). Il écrit The Grammar of Conducting, ouvrage sur la direction d'orchestre le plus utilisé[4]. Paru en 1950, cet ouvrage est réédité après avoir subi des révisions importantes en 1980, puis en 1995.

Après ses années de direction à Cincinnati, Rudolf devient chef de l'Orchestre symphonique de Dallas durant une saison (1973-1974) et conseiller artistique de l'Orchestre symphonique du New Jersey en 1976-1977 et se produit souvent avec les grands orchestres et maisons d'opéra des États-Unis. Dans la même période, il est chef du département d'opéra et de direction d'orchestre à l'Institut Curtis de 1970 à 1973 et de 1983 à 1989 (six années où il n'enseigne que la direction d'orchestre[4]), ce qui est peut-être ce pour quoi il est surtout connu, car nombre des principaux chefs d'orchestre du début du XXIe siècle y ont fait leurs études à cette époque. Il demeure membre émérite de cet institut jusqu'à sa mort, qui résulte d'une insuffisance cardiaque congestive le 28 février 1995[1].

Enregistrements[modifier | modifier le code]

À titre de chef d'orchestre, Rudolf a participé à l'enregistrement de Hänsel et Gretel et de Madama Butterfly (avec Eleanor Steber et Richard Tucker) dans leur intégralité, d'extraits de Médée, de récitals d'Eileen Farrell, d'une suite du Chevalier à la rose, de morceaux de musique de Johann Strauss, fils, du Concerto pour piano en sol de Ravel avec le pianiste Paul Wittgenstein et de la Symphonie no 5 de Gene Gutchë (en)[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Pour le travail accompli pour l'apprentissage des jeunes chefs d'orchestre, Rudolf se voit décerner le premier prix Theodore Thomas de la National Conference of Conductors en 1988[1].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Bernard Holland, « Max Rudolf, 92, Conductor Who Passed His Art On to Many », New York Times,‎ 2 mars 1995 (lire en ligne).
  2. (en) Max Rudolf, Michael Stern et Hanny Bleeker White, A musical life: writings and lettNYTers, Pendragon Press,‎ 2001 (ISBN 1-57647-038-5 et 9781576470381).
  3. (en) Elizabeth Forbes, « Obituary: Max Rudolf », The Independent,‎ 4 mars 1995
  4. a, b et c (en) Bruce Duffie, « Conversation Piece: Conductor Max Rudolf »,‎ 21 janvier 1987 — Version légèrement révisée de l'interview mis en ligne en 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]