Der Rosenkavalier

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Le Chevalier à la rose

Der Rosenkavalier
Le Chevalier à la rose
Image décrite ci-après
Ernst von Schuch dirigeant Der Rosenkavalier à Berlin en 1912, par Robert Sterl

Genre Opéra
Nbre d'actes 3
Musique Richard Strauss
Livret Hugo von Hofmannsthal
Langue
originale
allemand
Création 26 janvier 1911
Dresde
Création
française
1927
Opéra de Paris
Personnages
  • La Maréchale, princesse von Werdenberg (soprano)
  • Octavian, jeune amant de la Maréchale (mezzo-soprano)
  • Le baron Ochs von Lerchenau, son cousin (basse)
  • Faninal (baryton)
  • Sophie, la fille de Faninal (soprano)
  • Marianne, la duègne de Sophie (soprano)
  • Valzacchi, intrigant (ténor)
  • Annina, sa complice (contralto)
  • Le commissaire de police (basse)
  • Le majordome de la Maréchale (ténor)
  • Le majordome de Faninal (ténor)
  • Le notaire (basse)
  • L'aubergiste (ténor)
  • Le petit page noir (rôle muet)
  • Chanteurs, musiciens, domestiques (Chœur et figuration)
Airs
  • « Die Zeit, die ist ein sonderbar' Ding  » (La Maréchale)
  • « Mir ist die Ehre widerfahren  » (Octavian et Sophie)
  • « Marie Theres'! / Hab' mir's gelobt  » (La Maréchale, Octavian et Sophie)
  • « Ist ein Traum / Spür' nur dich  » (Octavian et Sophie)

Der Rosenkavalier (Le Chevalier à la rose en français) est un opéra en trois actes composé par Richard Strauss, sur un livret de Hugo von Hofmannsthal[1].

Il fut créé à Dresde le 26 janvier 1911[1] sous la direction de Ernst von Schuch, sous la supervision de Max Reinhardt, puis à Monte-Carlo en 1926 et Paris en 1927.

Parmi les grandes interprètes du rôle de la Maréchale, on peut citer Lotte Lehmann, Elisabeth Schwarzkopf (de 1952 à ses adieux à la Monnaie de Bruxelles en 1972), Régine Crespin (à partir de 1957), Lisa della Casa, Christa Ludwig, Anna Tomowa-Sintow ou plus récemment Felicity Lott et Renée Fleming.

Richard Strauss a aussi modifié la partition pour la musique du film mis en scène par Robert Wiene.

Argument[modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

A Vienne, XVIIIe siècle

La chambre de la Maréchale au petit jour.
La Maréchale et son jeune amant Octavian échangent des mots tendres. Un bruit dans l'antichambre fait craindre le retour de l'époux de la Maréchale. Mais c'est un cousin, le baron Ochs von Lerchenau, qui cherche à entrer. Octavian, n'ayant pas le temps de sortir, revêt la robe de Mariandel, la soubrette. Le baron, séduit par les charmes de Mariandel/Octavian, l'empêche de partir. Ochs est venu parler de son proche mariage avec la fille de Monsieur de Faninal, riche commerçant récemment anobli. Il demande à la Maréchale de désigner l'homme digne de présenter à sa fiancée une rose d'argent, comme le veut la coutume. La Maréchale, amusée de voir le baron courtiser Octavian déguisé, lui propose le jeune comte Octavian Rofrano. Elle lui montre un médaillon. Ochs est frappé par la ressemblance du comte avec la soubrette Mariandel et se montre d'autant plus satisfait de ce choix. L'entretien est interrompu par l'entrée des gens de la Maréchale : le notaire, le chef de cuisine, une modiste, un couple d'intrigants, le coiffeur, des musiciens, etc. Un ténor se met à chanter. Le baron Ochs et le notaire discutent avec véhémence le contrat de mariage. La Maréchale fait sortir tout le monde. Les intrigants Valzacchi et Annina offrent leurs services à Ochs qui pense les utiliser pour obtenir un rendez-vous avec Mariandel. Restée seule, la Maréchale est prise de mélancolie. Elle sent venir le déclin de sa jeunesse et pressent que son jeune amant la quittera bientôt. Octavian, de retour, proteste et l'assure de son amour. Pourtant, il la quitte sans un baiser quand elle renonce à une promenade avec lui.

Acte II[modifier | modifier le code]

Chez Monsieur de Faninal.
C'est l'heure de la réception du chevalier à la rose. Le comte Octavian Rofrano présente la rose d'argent à Sophie de Faninal. Le dialogue s'engage entre les deux jeunes gens qui sont aussitôt attirés l'un par l'autre. Le comportement grossier du baron Ochs à son arrivée choque profondément Sophie. Quand Faninal emmène le baron pour la signature du contrat de mariage, Sophie, restée seule avec Octavian, lui demande de la protéger. Elle est bien décidée à ne pas épouser son prétendant. La conversation de plus en plus tendre des deux jeunes gens est épiée par Valzacchi et Annina, qui préviennent le baron. Octavian somme le baron de renoncer à Sophie. Le ton monte. Ochs est finalement obligé de dégainer son épée et Octavian le blesse au bras. Le baron hurle et tout le monde crie au scandale. Faninal renvoie Octavian et menace Sophie de l'envoyer au couvent si elle s'oppose au mariage avec Ochs. Le baron reçoit un billet doux de Mariandel et la perspective d'un rendez-vous lui fait oublier sa mésaventure.

Acte III[modifier | modifier le code]

Une chambre dans une auberge.
Valzacchi et Annina, furieux de n'avoir pas été récompensés par le baron, sont passés au service d'Octavian. Ils introduisent des comparses qui se cachent pour surprendre le baron en compagnie de la soi-disant soubrette. Ochs et Mariandel se mettent à table. Le baron, troublé par la ressemblance avec Octavian, se sent mal à l'aise. Annina, dissimulée sous des vêtements de deuil, se présente et prétend être sa femme abandonnée. Des enfants font irruption en criant " Papa ! Papa ! " Tout le personnel accourt. Octavian envoie chercher Faninal. Un commissaire de police interroge le baron. Ochs prétend qu'il est simplement en train de souper avec sa fiancée mais Faninal et Sophie surviennent et le scandale est complet. La Maréchale, avertie de la situation, arrive et devine tout. Elle fait comprendre au baron Ochs qu'il conviendrait pour sa dignité de disparaître promptement et il se voit contraint d'obéir. Son départ provoque une grande agitation parmi le personnel qui cherche à être payé. Une fois le calme revenu, la Maréchale reste seule avec Sophie et Octavian. Le jeune homme ne sait que dire mais la Maréchale a déjà compris que le jour qu'elle redoutait était arrivé. Elle conduit Sophie vers Octavian et se retire. Les deux jeunes gens, restés seuls, chantent leur bonheur.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le réalisateur autrichien Robert Wiene a tourné en 1925 le film muet Der Rosenkavalier en noir et blanc. D'une durée de 1 h 50, sa première projection a eu lieu au Semperoper; l'Opéra de Dresde, le 10 janvier 1926, avec un orchestre dirigé par Richard Strauss, lui-même.

Mises en scène notables[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

  • Nina Stemme (La Maréchale), Alfred Muff (Ochs), Vesselina Kasarova (Octavian), Malin Hartelius (Sophie), Rolf Haunstein (Faninal), Opernhaus Zurich, Franz Welser-Möst, DVD EMI classics

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b François-René Tranchefort, L'Opéra, Éditions du Seuil,‎ 1983, 634 p. (ISBN 2-02-006574-6), p. 374
  2. Felicity Lott

Liens externes[modifier | modifier le code]