Loriquet à tête bleue

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Loriquet à tête bleue

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Trichoglossus haematodus haematodus

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Psittaciformes
Famille Psittacidae
Genre Trichoglossus

Nom binominal

Trichoglossus haematodus
(Linnaeus, 1771)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC UICN3.1 : Préoccupation mineure

Le Loriquet à tête bleue (Trichoglossus haematodus) est également appelé Loriquet arc-en-ciel ou Loriquet de Swainson. C'est l'espèce la plus bruyante et la plus colorée du genre. Ils sont dotés d'une langue en forme de pinceau pour aspirer le nectar des fleurs.

Liste des sous-espèces[modifier | modifier le code]

Certains auteurs considéraient que le Loriquet à tête bleue était représenté par 19 à 22 sous-espèces, leur nombre est actuellement plus faible, certaines étant invalides et d'autres, au contraire, élevées au rang d'espèces à part entière :

  • Trichoglossus haematodus caeruleiceps Albertis & Salvadori, 1879, établie au nord du détroit de Torrès[1] ;
  • Trichoglossus haematodus deplanchii J. Verreaux & Des Murs, 1860 ;
  • Trichoglossus haematodus eyrei Mathews, 1912, limitée à la Péninsule d'Eyre en Australie[1] ;
  • Trichoglossus haematodus flavicans Cabanis & Reichenow, 1876 ;
  • Trichoglossus haematodus haematodus (Linnaeus, 1771) ;
  • Trichoglossus haematodus intermedius Rothschild & Hartert, 1901 ;
  • Trichoglossus haematodus massena Bonaparte, 1854 ;
  • Trichoglossus haematodus moluccanus (Gmelin, 1788), élevée récemment au rang d'espèce, large répartition, d'Adélaïde à Cairns en Australie[1], présence en Tasmanie, établie à Perth[2] ;
  • Trichoglossus haematodus nesophilus Neumann, 1929 ;
  • Trichoglossus haematodus nigrogularis G.R. Gray, 1858 ;
  • Trichoglossus haematodus rosenbergii Schlegel, 1871, élevée récemment au rang d'espèce ;
  • Trichoglossus haematodus septentrionalis Robinson, 1900, établie de Cairns au cap York en Australie[1].

Le Loriquet de Weber (Trichoglossus weberi) est aussi parfois considéré comme la sous-espèce Trichoglossus haematodus weberi.

Description[modifier | modifier le code]

Un Loriquet à tête bleue

Il mesure 25 à 30 cm de long et a une envergure de 17 cm. Il pèse 75 à 160 g. Son plumage est particulièrement reconnaissable : une tête et un ventre bleu foncé, un dos et une queue verts, une poitrine et un bec orange. Les juvéniles ont un plumage plus terne et le bec noirâtre[2].

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

On le trouve en Australie, dans l'Est de l'Indonésie (dans les îles Moluques et en Nouvelle-Guinée occidentale), en Papouasie-Nouvelle-Guinée, en Nouvelle-Calédonie, dans les îles Salomon et au Vanuatu. En Australie, il est commun dans les zones côtières de l'Est du pays depuis le Queensland jusqu'en Australie-Méridionale. Il vit dans les régions boisées, fréquentant aussi bien la forêt humide, la forêt d'eucalyptus ou de Melaleuca, la forêt claire, le maquis côtier de banksia ou la mangrove[2].

Il a été importé dans la région de Perth, en Australie occidentale, à Auckland, en Nouvelle-Zélande (où il est considéré comme nuisible en raison des dégâts causés aux arbres fruitiers) et à Hong Kong en Chine.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Il se nourrit surtout de fruits, de nectar et de pollen, en couples ou en bandes, très souvent de manière bruyante. En zone urbaine, il investit les arbres des rues ou les arbres fruitiers des particuliers de façon intrépide, lorsqu'il a repéré des fruits mûrs.

Mode de vie[modifier | modifier le code]

C'est un animal diurne vivant en très grandes bandes. Il ne choisira toutefois qu'un seul partenaire pour toute sa vie. Il possède un vol très rapide, et son passage très bref laisse l'impression d'un oiseau aux ailes courtes rejetées en arrière et à la longue queue pointue[2]. Le soir, il rejoint ses congénères dans un arbre dortoir, et la bande mène un tapage, qui peut être assourdissant si la bande est nombreuse, jusqu'au coucher du soleil.

Reproduction[modifier | modifier le code]

Il se reproduit au printemps, de juillet à décembre, selon la région. Il fait en général une seule nichée par an, parfois deux. Il fait son nid dans le creux d'un tronc d'arbre, souvent à une très grande hauteur, exploitant une cavité naturelle comme l'emplacement d'une ancienne branche pourrie et tombée[3]. Les œufs, au nombre de deux, sont déposés sur un lit de poussière de bois, de 0,5 à 1,5 mètre de l'entrée. Ils sont blancs mat, de forme ronde, mesurant environ 27 mm x 23 mm[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d (en) Ken Simpson et Nicolas Day, Field Guide to the Birds of Australia, Camberwell, Penguin Books,‎ 2010, 382 p. (ISBN 9780670072316), p. 140
  2. a, b, c et d (en) Graham Pizzey et Frank Knight, The Field Guide to the Birds of Australia, Sydney, Harper Collins,‎ 2010, 580 p. (ISBN 9780207199356), p. 274
  3. a et b (en) Gordon Beruldsen, Australian Birds, their Nests and Eggs, Kenmore Hills, G. Beruldsen,‎ 2003, 424 p. (ISBN 0-646-42798-9), p. 245

Galerie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

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