Salomon (pays)

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Les Salomon ou les Îles Salomon (en anglais Solomon Islands) forment un État situé dans le Sud-Ouest de l’océan Pacifique, et à l'Est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les Salomon sont une monarchie membre du Commonwealth of Nations. Constitué d’une douzaine d’îles principales et de près d'un millier d'îles plus petites situées à cheval sur deux archipels : les îles Salomon pour la majorité du pays et les îles Santa Cruz pour la province de Temotu[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire des îles Salomon.

Archipel de l’Océanie proche (c’est-à-dire des îles qui, pour la plupart, sont intervisibles, ce qui facilite la navigation entre elles. Il est peuplé dès la première phase d’expansion de la culture océanienne Lapita, par des populations qualifiées sans doute à tort de mélanésiennes par Jules Dumont d'Urville dès 1831 — parce qu’elles sont parentes étroites de toutes les populations austronésiennes voisines, et dont rien, du point de vue linguistique et culturel, ne les distingue. Plus proches du foyer initial (situé dans les îles de l'Amirauté), elles sont sans doute parmi les plus fragmentées, surtout du point de vue linguistique. En revanche, aucune parenté étroite n’existe avec les Papous.

Le Royaume-Uni établit un protectorat sur les îles Salomon dans les années 1890, dans le cadre de la Commission du Pacifique occidental, et face à l'expansion coloniale allemande dans cette région.

De très durs combats eurent lieu dans ces îles entre les États-Unis et le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. L’autonomie fut accordée le 2 janvier 1976 et l’indépendance fut proclamée le 7 juillet 1978. Peter Kenilorea devenant le premier dirigeant du pays. Les problèmes actuels qui remettent en cause la viabilité de cet archipel sont, entre autres : le déficit budgétaire, le déboisement et le contrôle de la malaria.

Le mécontentement continu de la population mena à un arrêt presque complet de l'activité normales ; les fonctionnaires restèrent impayés pendant des mois et les réunions du cabinet durent être tenues dans le secret pour empêcher des seigneurs de la guerre locaux de s’y mêler.

En 1986, l’archipel dut faire appel à l’aide internationale après avoir été dévasté par un cyclone.

En juillet 2003, le gouverneur général des îles Salomon demanda officiellement l'aide internationale.

Un important contingent international de sécurité, baptisé RAMSI, commandés par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, composé de soldats et de policiers, et avec des représentants d’une vingtaine d’autres nations du Pacifique dont le Tonga, les îles Fidji et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée), commença à se déployer en août 2003, sous le nom d'opération « Helpem Fren ». Terme signifiant « aider un ami » en pidgin local). Cette force régionale d’assistance est aujourd’hui contestée. Michael Maina, le ministre salomonais de la Police, a estimé début 2005 que cette force devait être passée en revue en raison de « graves carences ». En revanche, Peter Noble, un Néo-Zélandais, adjoint au « coordinateur spécial » de la RAMSI, a quitté ses fonctions en étant chaleureusement félicité par sir Allan Kemakeza. Le coordinateur actuel est un Australien, James Batley, un diplomate de carrière. La mort d’un jeune policier australien, abattu par balles début décembre 2004, avait provoqué l’envoi d’une compagnie d’une centaine d’hommes.

Le 2 avril 2007, l’archipel est frappé par deux violents séismes suivis d’un tsunami. Un nouveau séisme, de magnitude Mw 8, frappe le pays le 6 février 2013.

Politique[modifier | modifier le code]

Les Salomon sont une démocratie parlementaire fondée sur le système de Westminster — c'est-à-dire largement inspirée du modèle politique britannique. Les Salomon étant l'un des seize royaumes du Commonwealth, le chef d'État est un monarque, le roi ou la reine des Salomon. Cette monarchie est liée à la monarchie britannique, le monarque britannique — actuellement Élisabeth II — portant ainsi la Couronne salomonaise. Les fonctions du monarque, en son absence, sont délégués à un Gouverneur général, nommé par la reine sur recommandation du Parlement. Les fonctions du monarque et du Gouverneur général sont cérémonielles et symboliques.

Le chef du gouvernement est un premier ministre, élu par le Parlement, et qui gouverne tant qu'il dispose du soutien d'une majorité des députés.

Le Parlement des îles Salomon, monocaméral, est composé de cinquante députés élus dans autant de circonscriptions au suffrage universel, tous les quatre ans ou à la suite d'une dissolution, et d'un président d'assemblée (Speaker) choisi en dehors du Parlement par les députés.

En raison de la multitude de partis politiques, auxquels les députés s'attachent parfois de manière temporaire et qui ne sont pas fondés sur des différences de programme nettes et pérennes, les gouvernements sont composés de coalitions regroupant plusieurs partis ainsi que des députés sans étiquette. Ces coalitions sont souvent instables ; il est fréquent que des membres du gouvernement rejoignent l'opposition, ou vice-versa, provoquant une chute du gouvernement en cours de mandat.

Le pays est par ailleurs divisé en neuf provinces, dirigées chacune par une assemblée provinciale élue. La capitale, Honiara, est gouvernée par un conseil municipal, indépendamment de toute province.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subdivisions des îles Salomon.

Les Salomon sont découpées en neuf provinces et un territoire : Centrale, Choiseul, Guadalcanal, Isabel, Makira-Ulawa, Malaita, Rennell et Bellona, Temotu et Occidentale auxquelles s'ajoute le territoire de la capitale abritant Honiara.

La province de Temotu, située dans les îles Santa Cruz, est la seule à ne pas dépendre géographiquement de l'archipel des îles Salomon[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie des îles Salomon.
Carte des îles Salomon.

Les îles Salomon se situent à cheval sur deux archipels : celui des îles Salomon partagé avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée située au nord-ouest et celui des îles Santa Cruz situé au sud-est. L'essentiel du pays est situé dans les îles Salomon, qu'il occupe dans sa majorité hormis l'île Bougainville, à l'exception de la province de Temotu qui se situe à l'extrémité orientale des Nouvelles-Hébrides. Le pays est situé en Océanie, dans l'ensemble géographique appelé Mélanésie, dans le sud-ouest de l'océan Pacifique. Il est entouré par la mer des Salomon au sud-ouest, la mer de Corail au sud et le reste de l'océan Pacifique à l'est et au nord.

Les îles principales sont Choiseul, les îles de la Nouvelle-Géorgie, Santa Isabel, les îles de Russel, les îles Florida, Malaita, Guadalcanal, Sikaiana, Maramasike, Ulawa, Uki, San Cristóbal, Santa Ana, Rennell, Bellona et les îles Santa Cruz.

La distance entre les îles les plus occidentales et les plus orientales est d’environ 1 500 kilomètres. Les îles Santa Cruz, au nord du Vanuatu, sont particulièrement isolées, à plus de 200 kilomètres des autres îles. Des volcans avec des degrés variables d’activité sont situés sur certaines des plus grandes îles, alors que plusieurs des îles les plus petites sont simplement des atolls minuscules recouverts de sable et de cocotiers.

Au nord-ouest de l’archipel, l’île de Bougainville et d'autres petites îles liées sont incluses géographiquement dans les Salomon (d'où leur nom anglais de North Solomons), bien que politiquement elles soient rattachées à la Papouasie-Nouvelle-Guinée avec un statut d'autonomie depuis 2004.

Économie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie des îles Salomon.

La majeure partie de la population dépend de l’agriculture, de la pêche et de la sylviculture pour au moins une partie de leur vie. La plupart des produits manufacturés et des produits pétroliers doivent être importés.

Les îles sont riches en ressources minérales peu exploitées telles que le plomb, le zinc, le nickel et l’or. Les problèmes économiques en Asie du Sud-Est ont mené à une diminution brusque de l’industrie du bois de construction et le rendement économique a diminué d’environ 10 % en 1998.

Le gouvernement a institué des réductions de salaire dans le service public et d’autres secteurs. L’économie a partiellement repris en 1999 grâce à la montée des prix de l’or sur le marché mondial et la première année complète d’exploitation de la mine Gold Ridge. Cependant, dans le milieu de l’année, la fermeture de la principale plantation de palmier à huile du pays jette une ombre sur de futures perspectives. La situation politique désastreuse n’est pas de nature à faciliter la croissance économique.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie des îles Salomon.
Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d'habitants.

Culture[modifier | modifier le code]

La langue courante des îles Salomon, parmi les nombreuses langues méso-mélanésiennes (une soixantaine, environ 90 % de la population), quatre langues papoues et quelques langues polynésiennes et le gilbertin, est le pijin, proche du bichelamar parlé au Vanuatu.

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
7 juillet jour de l'indépendance indépendance accordée par le Royaume-Uni le 7 juillet 1978

Artistes salomoniens[modifier | modifier le code]

Codes[modifier | modifier le code]

Les îles Salomon ont pour codes :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (fr) Atlas du 21e siècle, Nathan,‎ 2002, p. 143

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]