Le Cercle de craie caucasien

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Le Cercle de craie caucasien (Der kaukasische Kreidekreis) est une pièce de théâtre écrite en 1945 et publiée en 1949 du dramaturge allemand Bertolt Brecht. Collaboratrice : Margarete Steffin (pièce commencée avant 1941).

Argument[modifier | modifier le code]

Le prologue et l’épilogue de cette pièce se passent dans un kolkhoze, le reste de la pièce est un récit dans le récit, raconté par les habitants du kolkhoze.

Lors d'un attentat révolutionnaire, le gouverneur Georgi Abachvilli est assassiné. Son épouse fuit en abandonnant leur fils Michel, encore bébé, qui est recueilli par une servante du palais, Groucha Vachnadzé. Mais l’enfant, héritier du trône, est pourchassé par les révolutionnaires. Groucha s’enfuit pour un long périple à travers le Caucase au cours duquel elle s'attire de nombreux ennuis à cause de l'enfant et fait de nombreuses rencontres : des soldats violents, la misère, la faim, la peur, le mépris. Pour survivre, elle est contrainte de se marier contre son gré et de trahir ainsi son fiancé, parti à la guerre. La révolution avortée, elle est toujours traquée par les soldats qui veulent désormais rendre l’enfant à sa mère « naturelle ». Mais Groucha s'est attachée à Michel et le considère comme son propre fils.

À qui l’enfant sera-t-il accordé ? Le tribunal, dirigé par Azdak, un juge extravagant, décide d’appliquer l’épreuve du cercle de craie : l’enfant est placé dans un cercle et les deux mères doivent tirer l’enfant de leur côté. La mère qui attirera l’enfant sera la véritable mère pense-t-on ? Non, la véritable mère sera celle qui refusera de faire du mal à son enfant en l’écartelant de cette manière.

Inspirée à la fois d’une pièce de théâtre chinoise de Li Qianfu, Le Cercle de craie (mise en scène vingt ans plus tôt par le poète et dramaturge allemand Klabund) et du jugement de Salomon, cette œuvre importante de Brecht traite d'un des thèmes de prédilection de l’auteur, à savoir la nécessité de la bonté, ou sa suffisance.

C’est également le seul drame de Brecht qui pose la question de l’édification socialiste et non pas celle de la lutte révolutionnaire[1].

Productions dans la francophonie[modifier | modifier le code]

Québec[modifier | modifier le code]

Belgique[modifier | modifier le code]

  • 2012 : présentation de la pièce lors d'un festival d'Art d'Expression d'une école Namuroise (Collège-Saint André d'Auvelais). Mis en scène et retravaillé par Michel Nolevaux, joué par des amateurs de 17 et 18 ans.

Suisse[modifier | modifier le code]

  • 2014 : création par la troupe de théâtre du Lycée Blaise-Cendrars à La Chaux-de-Fonds du 27 au 30 mars. Mise en scène : Bernt Frenkel.
  • 2014 : création par la troupe de théâtre du Lycée-Collège des Creusets à Sion, en Valais, le 2 et 3 mai.

Mise en scène : Stéphane Albelda.

France[modifier | modifier le code]

Productions dans les pays anglophones[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

Note[modifier | modifier le code]

  1. Vito Pandolfi, Histoire du théâtre V, Marabout Université, Vervier, 1969.
  2. Laurent Feneyrou, Musique et dramaturgie : esthétique de la représentation au XXe siècle, Publications de la Sorbonne,‎ 2003, p. 135