La Porte de l'enfer

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Porte de l'enfer (homonymie).
La Porte de l'Enfer, plâtre, Musée d'Orsay.
La Porte de l'Enfer, bronze, Kunsthaus de Zurich.

La Porte de l'Enfer est un groupe de sculpture monumentale (6,35 m x 4 m) du sculpteur français Auguste Rodin, qui constitua tout au long de sa vie son plus important travail, d'où furent extraites pendant plus de 30 ans ses plus fameuses sculptures individuelles dont le célèbre Penseur.

Historique de l'œuvre[modifier | modifier le code]

En 1879, le secrétaire d'État aux Beaux-Arts Edmond Turquet passa commande à Auguste Rodin pour la porte d'entrée du musée des arts décoratifs qui devait ouvrir en 1882 à l'emplacement du Palais d'Orsay, siège du Conseil d'État et de la Cour des Comptes, incendié en 1871 au cours de la Commune[1]. Rodin commença donc la Porte de l'Enfer, réponse à la Porte du Paradis de Lorenzo Ghiberti au baptistère de Florence, qui illustrait des scènes de la Divine Comédie de Dante (Ugolin et ses enfants, Paolo e Francesca)[2]. Le plâtre est conservé au musée d'Orsay, qui fut finalement créé là où elle aurait dû s'élever.

Mais le projet de musée prit du retard et fut abandonné en 1889, privant Rodin du financement pour faire fondre un bronze et lui laissant le temps de continuer à y travailler[2]. Lors de l'exposition universelle de 1900, Rodin expose une nouvelle version en plâtre de la Porte de l'Enfer, dépouillée de la plupart de ses éléments figuratifs, dans un pavillon place de l'Alma, remontée ensuite au musée Rodin de Meudon[2].

Les épreuves en bronze ont été fondues, après la mort de l'artiste.

Une de ces versions figure au musée Rodin à Paris, d'autres au Kunsthaus de Zurich, au Rodin Museum de Philadelphie, à l'université Stanford en Californie, au Musée national de l'art occidental de Tokyo et à la galerie Rodin de Séoul.

En 1957-1958, le photographe Carol-Marc Lavrillier photographie pendant un an, juché sur des échafaudages, La Porte de l'enfer dans les moindres détails, en s'attachant à comprendre l'œuvre et le désir de l'artiste. Ces photographies, qui sont conservées dans les collections du musée national d'art moderne, ont fait l'objet de nombreuses expositions[3], et ont été publiées en 1988 par les Éditions Pont Royal, à Lausanne, dans un livre intitulé Rodin, « La Porte de l'enfer ».

Éléments de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sculpture et Architecture », fiches éducatives, sur www.musee-rodin.fr (consulté le 14 juin 2012).
  2. a, b et c « Rodin, la Porte de l'enfer : de l'expression à l'abstraction », histoire des arts, Canal éducatif à la demande (consulté le 14 juin 2012). Film documentaire de 26 min.
  3. Carol-Marc Lavrillier, photographie de la "Porte de l'enfer" de Rodin, 1958 centrepompidou.fr, consulté en janvier 2014

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]