La Fureur du dragon

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La Fureur du dragon

Titre original Meng long guo jiang
Réalisation Bruce Lee
Scénario Bruce Lee
Acteurs principaux
Sociétés de production Concord Productions Inc.
Golden Harvest
Pays d’origine Drapeau de Hong Kong Hong Kong
Genre Action, Comédie, Kung-Fu
Sortie 1972
Durée 95 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Fureur du dragon (The Way of the Dragon, Return of the Dragon aux États-Unis, 猛龍過江 en chinois traditionnel) est un film de kung-fu hongkongais interprété et réalisé par Bruce Lee en 1972. Tourné en Italie, c'est le troisième film majeur de Bruce Lee, qui en est à la fois l'acteur principal, le scénariste, le réalisateur et le producteur.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Tang Lung (Bruce Lee), est un Hongkongais qui débarque à Rome pour aider la famille d'un ami, qui est victime de racket. Les aptitudes martiales de Tang repoussent les malfrats qui font alors appel à un redoutable champion d'arts martiaux...

Fiche Technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Deux versions françaises : doublage de 1974 (Copies René Chateau vidéo) et doublage de 2002 (DVD Métropolitan Films).

Scène mythique[modifier | modifier le code]

La scène du combat dans le Colisée entre Bruce Lee et Chuck Norris fut tournée en quatre jours dans les studios de la Golden Harvest. D'après de nombreux professionnels, cet affrontement est un des meilleurs combats filmés de tous les temps[1],[2].

De nombreux pastiches[modifier | modifier le code]

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La Fureur du Dragon et Opération Dragon engendrèrent toute une flopée de pastiches aux noms dérivés des titres américains (chronologiquement : Enter the Dragon et Return of the Dragon) : entre autres, Exit the Dragon, Enter the Tiger (1976), Return of the Kung Fu Dragon (1976), Enter the fat Dragon (1978), Re-enter the Dragon (1979), Enter Another Dragon (1981) ou encore, plus récemment, Enter the Black Dragon (1997).

Tournage difficile à Rome[modifier | modifier le code]

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Dès le début, il était clair que le tournage dans la capitale Italienne allait être difficile. Bruce Lee et son équipe s'y sont rendus alors que rien n'avait été tourné, donc ils devaient toujours s'assurer que le travail à Rome puisse être coordonné avec le travail qui se faisait à Hong Kong. La plupart des gens de l'équipe n'avaient pas de permis de travail international, ni de visas, il a donc fallu obtenir des autorisations spéciales, mais ils ne pouvaient rester que trois semaines maximum. Avec un temps aussi limité, le programme du tournage était très chargé : 7 jours sur 7, de h jusqu'à 18 h voire 20 h, dans les rues, à l'aéroport, à Rome pendant les heures de pointe, avec les piétons et les touristes, et également par mauvais temps. En deux semaines, Bruce Lee avait tout ce dont il avait besoin et pouvait rentrer à Hong Kong continuer le tournage.

Avec un budget de 350 000 HKD, il était impossible de payer toutes les autorisations pour pouvoir tourner à l'intérieur. Alors tout le monde a dû se munir de sacs de voyage rempli de matériel puis payer son entrée comme un touriste. Et après avoir parlementé, les gardiens ne disaient rien, mais l'équipe devait rester discrète. Pour le Colisée, n'ayant pas reçu l'autorisation le jour du tournage, Bruce Lee décida de tourner encore en cachette, très tôt le matin, avant l'arrivée des touristes. L'équipe a pu finalement tourner pendant cinq heures avec l'accord d'un agent de sécurité.

Le plus gros succès[modifier | modifier le code]

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Bruce Lee avait prédit que La Fureur du Dragon dépasserait les 5 millions HKD. Personne ne l'a cru et la presse se moquait de sa vantardise. Le film sorti, les semaines défilaient comme les chiffres : plus d'un million, puis deux, et trois, on passe à quatre, pour arriver à plus de cinq, battant au passage le record de La Fureur de Vaincre. Bruce Lee était devenu le roi indiscutable du cinéma asiatique. Ce film remporta le prix du meilleur montage au Golden Horse Award (l'équivalent asiatique des Oscars) en 1973 et il est le film de Bruce Lee qui a eu le plus gros succès en Orient.

Scènes manquantes[modifier | modifier le code]

Lors de la première sortie en version française, La Fureur du dragon a été amputé de quelques scènes[réf. nécessaire] :

  • Lorsque Tang Lung (Bruce Lee) va au domicile de Chen Ching-Hua (Nora Miao) où il demande un verre d'eau puis demande : « Où sont les toilettes ? » Après la maison, il passe à la banque où il déclare ne pas faire confiance au banquier.
  • Après que Tang Lung est invité au domicile de l'italienne ; quand cette dernière se déshabille, il se sauve et retourne chez Chen Ching-Hua où il rencontre l'un des restaurateurs.
  • Tang Lung poursuit le malfaiteur fofolle au Colisée et les amis de Tang Lung sont tués par l'oncle Wang, lequel coopérait depuis le début avec ces malfaiteurs pour retourner à Hong Kong retrouver sa famille.
  • Après le combat contre Colt (Chuck Norris), Tang Lung crie : « Sale traître ! » et court après le malfaiteur fofolle. Il découvre ses amis assassinés et l'oncle Wang qui s'est blessé lui-même pour leurrer Tang Lung, Tang Lung se débarrasse d'eux en les feintant. La police arrive et découvre les corps, ce qui explique pourquoi Tang Lung et Chen Ching-Hua vont au cimetière (on peut supposer qu'il y a eu une fin alternative dans le première version. Une fin où on voit seulement Colt se faire tuer et Tang Lung avec ses amis devant une tombe qui serait celle du karatéka Américain, mais dans ce cas on se sait pas ce que deviennent exactement les restaurateurs karatékas, pas plus que l'oncle Wang, le malfaiteur et le chef des bandits).

Anecdotes[modifier | modifier le code]

La Fureur du dragon est le premier film entièrement réalisé par Bruce Lee.

Contrairement à The Big Boss et La Fureur de vaincre, La Fureur du dragon s'oriente davantage vers la comédie que le drame. Ici le héros principal utilise les arts martiaux uniquement pour la défense mais pas pour la vengeance. À la fin de l'histoire, le Boss ne meurt pas mais se fait simplement arrêter. Certes des personnages connaissent une fin plus dramatique, notamment Colt et les restaurateurs, mais sans effusion de sang.

Lors des apparitions du personnage interprété par Chuck Norris, les premières notes de Come una sentenza, composé par Ennio Morricone pour le film Il était une fois dans l'Ouest, sont jouées.

Le film a connu deux versions françaises :

  • La première, qui a été amputé d'une dizaine de minutes, dans laquelle Bruce Lee, qui a gardé son vrai nom, serait le cousin de ceux qu'il aide. Il semble comprendre la langue étrangère. Dans cette version, Chuck Norris et Bob Wall ont eux-aussi gardé leurs vrais noms. Dans cette première version, Bruce Lee est doublé par Bernard Murat. Cette version est sortie en cassette VHS et en DVD chez René Chateau Vidéo.
  • La deuxième, qui date de 2002, est intégrale et respecte l'œuvre ; c'est-à-dire que Bruce Lee porte le nom d'origine du personnage (Tang Lung), il n'est pas cousin des restaurateurs et il ne comprend pas la langue étrangère qui est l'italien dans la VF. Chuck Norris et Bob Wall portent eux-aussi les noms de leurs personnages (Colt et Fred). Pourtant dans cette deuxième version française, Colt (Chuck Norris) présente bien Fred (Bob Wall) en disant « Bob est mon élève ». Dans la première version de 1974 il le présentait ainsi : « Bob Wall est mon élève ». Dans cette deuxième version Bruce Lee est doublé par Pierre Tessier tandis que l'unique réplique de Chuck Norris est assurée par le comédien qui est devenu depuis sa voix française régulière, Bernard Tiphaine.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Top 10: Asian Martial Arts Movies - AskMen
  2. (en) 10 Best Martial Arts Fights - Lauren Reinhard, MadeMan, 2 mars 2011 (voir archive)

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]